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mardi 20 juillet 2010

Impressions parisiennes II

Le mardi matin, toc toc à la porte alors que je m'apprêtai à prendre ma douche. Dammit. Comme le toc toc se faisait insistant, j'ouvrai pour me retrouver face à un gugus en costard. "C'est pour le dégât des eaux. Vous avez bien eu un dégât des eaux chez vous ?", jugea-t-il bon de répéter devant ma tronche. "Ah oué, le machin dans la salle de bain !" hasardai-je tout en tentant d'avoir l'air digne en pyjama, combat que je savais perdu d'avance. Je sauvai l'honneur pour ce qui m'en restait en téléphonant à Myriam : "je ne réside pas ici mais je vais appeler l'une des colocataires pour que vous voyiez avec elle". "Ah oui, Madame Schuster". "Euh, non, c'est un Monsieur mais là je vous passe une de ses colocataires, y'a qu'un nom sur le bail mais en fait ils sont 3", grand moment de solitude dans lequel je me suis dit qu'on ne devait pas être toujours facile à suivre, les étudiants. Et encore, je n'ai pas jugé bon de lui expliquer l'aspect joyeux squat.

Peu importe, j'ai fini par prendre ma douche et nous avons filé au Luxembourg, pour ensuite traverser le quartier de l'Odéon et débouler sur le Palais de Justice. Là, 30 minutes de queue pour visiter la Sainte-Chapelle, et avoir droit à une tranche de vie merveilleuse comme sait si bien en produire la France : la cour du Palais de Justice était en travaux donc nous avons déjà dû tournicoter quelques minutes avant de trouver l'entrée. Nous arrivons enfin à une sorte de cahute préfabriquée de 5 mètres carrés dans laquelle il y avait 2 dames mais pas deux files : il faut acheter son ticket à l'une et le tendre à l'autre. Petite pensée pour les pauvres Chinois devant nous : ils étaient un groupe de quatre, les deux premiers tendent leur ticket et entrent. Les deux suivants leur emboîtent le pas et se font stopper par Madame deuxième dame qui leur dit "hep hep, vos tickets, là, vos tickets, ils sont où vos tickets ?!". Les deux ne comprenaient rien au français et se regardent, un peu cons, mais croient comprendre qu'on leur demande leur ticket donc ils montrent du doigt leurs collègues mais Madame deuxième dame était en forme ce jour-là : "ah non, hein, faut vos tickets, faut vos tickets, restez pas là, hein, mettez-vous sur le côté " (inexistant puisqu'en travaux). C'est vrai que "ticket, please", c'est vachement dur à apprendre quand on bosse dans l'un des sites les plus visités au monde.

Le mercredi, trajet intéressant : nous avons commencé par le Père Lachaise puis enchaîné avec Montmartre. Ce qui signifie ligne 2 du métro, via Belleville, Barbès et tout le tralala, autrement dit, le Paris populaire. Nous avons fait un bout du voyage en face de deux dames africaines faisant prendre leur repas aux gamins, elles m'ont transportées au Togo l'espace de leur casse-croute, coupant leur poulet à la main et papotant dans un langage situé quelque part entre l'éwé et le wolof. Ensuite, Montmartre, ses petites rues tortueuses et ses milliers de touristes qui me font définitivement préférer ce quartier en basse saison. Le reste du temps, c'est Disneyland et c'est chiant. Puis re-métro pour arriver devant la Madeleine. De là, Opéra Garnier et Place Vendôme. Contraste marrant avec Barbès. En effet, pour ceux qui ne connaissent pas des masses la capitale, sachez que la Rue de la Paix du Monopoly se trouve dans le secteur. Et que Place Vendôme, outre le Ministère de la Culture, se trouvent à peu près tous les grands bijoutiers du monde. Un véritable musée, écrin immobile au milieu d'une ville hyperactive, voilà l'impression que ça m'a fait, et ce d'autant plus que les prix sont inexistants sur cette place. A quoi bon ? Ceux qui peuvent se payer ça ont de toutes façons trop d'argent pour s'en soucier. Et probablement des dizaines de bijoux de cette sorte. What's the point, quand même, je me demande... en attendant, nous avons pris plein la vue. Chanel, Dior et consort nous auront vendu du rêve à peu de frais, c'est déjà pas si mal. Après cela, à pattes jusqu'à Saint-Michel via les Tuileries pour retrouver Claire et Raphaëlle à la crêperie. Gazou gazou.

Le jeudi, Versailles. Et le jeudi, y'a grève. Haha, ça faisait longtemps. Du coup, petite galère dans le RER mais nous avons fini par arriver devant les grilles du Château... fermées. Ben oué, grève, quoi. Et allez expliquer à votre copine iranienne qui ne remettra peut-être jamais les pieds en France que ce monument mondialement connu qu'elle a à portée de main, ben elle ne pourra pas entrer dedans parce que les salariés protestent contre un projet de réforme des retraites... M'enfin comme dirait mon cher père, c'est aussi un aspect de la culture française, c'est dans le package, au même titre que la bouffe et les gens nuls en anglais. Du coup, nous avons passé notre journée dans les Jardins (et comme dirait mon pote Toto, les jardins, c'est ce qu'il y a de plus intéressant) et en particulier dans le domaine du Trianon qui, lui, était ouvert. Et comme je n'avais jamais visité le hameau de la Reine, j'ai trouvé ça gazou gazou. Après cette journée, retour à Saint-Michel, cette fois pour aller au bar avec le susmentionné Toto.

Vendredi, dernier jour et musée d'Orsay avec Stéph from Stavanger. Enfin, from un bled en région parisienne mais rencontrée en Norvège. Puis, suivant la proposition de Steph, nous avons entrepris de longer les quais jusqu'au Jardin des Plantes, proche de la Gare de Lyon où toutes nos affaires étaient en consigne. C'était sans compter ma quicherie légendaire qui nous a emmenées dans la direction opposée, avant que je finisse par me dire : "non mais atta, la Tour Eiffel, elle est pas censée se rapprocher, on devrait même l'avoir dans le dos, en fait." M'enfin tout est bien qui finit bien puisque Maryam a pu choper son avion et moi mon train. Tout ça pour ne même pas me reposer de mes pérégrinations puisque j'ai été occupée toute la semaine suivante, entre mon rapport de stage (fait en 4 jours, tout de même) et les nombreuses revoyures avant un nouveau départ, vers la Vendée cette fois.

Comme dit mon père, "ah ben tu vas commencer à travailler, tu vas pouvoir te reposer." Le pire, c'est que c'est vrai.



On Tuesday, we walked along the streets from Montparnasse to "Ile de la Cité" and we visited the Sainte-Chapelle (the "Holy Chapel") : it was built by Saint-Louis, a popular king who reigned during the XIIIth century. Funny thing about it : the Chapel is inside the Law Court, which was erected during the XIXth century. Therefore, tourists have to pass a safety portal, like in the airports, and the queue to reach it is always very long. It's also a way to filtrate the entrances, as the Chapel is small. We waited 30 minutes to enter into the Court. And then we were at the door of the Chapel and saw the kind of scene that you can only see in France, I think : there was a small building with two women. One could think that the two were selling tickets, but no, no : you have to buy a ticket to the first one and give it immediately to the second one. Nice... But I'm not over, haha ! Indeed, there were four Chinese in front of us. The two firsts gave the tickets and went in. The two others followed but they were stopped by the second woman who started to yell
, in French : ""hep hep, vos tickets, là, vos tickets, ils sont où vos tickets ?!" (litterally : hey, your tickets, were are your tickets ?). They were totally lost but seemed to understand that they were being asked something about the tickets. So they try to explain something but the woman didn't give them the time to do so and started again : "ah non, hein, faut vos tickets, faut vos tickets, restez pas là, hein, mettez-vous sur le côté " (no no, I need your tickets, I need your tickets, don't stay in the way, wait on this side (which was under construction work)). Because, you know, that's very difficult to say "ticket please" when you are working in one of the most visited places of the world.

On Wednesday we made a funny trip : we started with Père Lachaise, a cemetery full of celebrities, and then we went to Montmartre. This led us to cross the most working-class areas (Barbès, Clignancourt...) of the city and we could feel it in the metro. Montmartre was full of tourists, I really prefer this place in winter ; otherwise, it's a bit like Disneyland : too many people and too many clichés about France and Paris. Anyway, that was nice. Afterwards we went to the Opera Garnier (the oldest one) and to Place Vendôme : contrary to Barbès, this part of Paris is reaaly really wealthy and the contrast was quite funny. On Place Vendôme you have all the most famous jeweller's brands of the world and it looks like a museum : you don't have price and you have to ring to go into the shop. So you just look. Jewelleries are amazing but I wonder : what's the point in all of this ?! Anyway, after that we walked through the Tuileries (it used to be a castle, which was burnt during the "Commune", the 1871's revolution. Now, there only is the castle's garden) and then along the Louvre, up to Saint-Michel, where we met two friends of mine to eat some crêpes.

On Thursday, we wanted to go to Versailles, which is a castle built by Louis XIV but also a city of 86 000 inhabitants, 50 kilometers away from Paris. It took us quite a lot of time to go there because there were strikes this day to protest against the pensions' reform. Strikes in the metro... and in the castle, which was closed, hahaha. Maryam was disappointed, of course, but we managed to visit the gardens, which actually are the most amazing of Versailles. To quote my friend Toto with whom we had a bier in the evening : "the interiors are a big shit, there is too much gold, I only go to Versailles to see the gardens". So, even though it badly started, we spent a nice day. Which ended in a bar close to Saint-Michel, as the usual.

On Friday we went to Musée d'Orsay with my friend Stephanie, the one that I met in Stavanger. It is a painting museum with pictures and sculptures from the XIXth- XXth centuries. I had never been there before but I knew that I would love it and I did ! Afterwards we walked along the Seine and we went back home eventually, Maryam by plane and me by train. The week after was really busy for me, I had to write my internship's report in four days and to see people before going to Vendée. So, as my father said in the end of this crazy week : "Now that you're going to work you will be able to rest !"

vendredi 16 juillet 2010

Impressions parisiennes I

Je doute que tout le monde ait suivi l'ensemble de mes pérégrinations depuis que je suis revenue de Norvège (1 mois, et ça me manque cette affaire ; mais peu importe), mais toujours est-il que, dans le tas, j'ai passé six jours à Paris en compagnie de ma copine Maryam. 6 jours à arpenter les avenues hausmaniennes et les petites rues sorties de nulle part comme Paris sait si bien en fournir, six jours à dire "non merci" aux vendeurs de Tour Eiffel (à tel point que Maryam a fini par me dire "maintenant, je comprends pourquoi tu n'en es pas fan") et six jours à accumuler les trucs à bloguer. Après ça, c'était bien de retourner dans sa province...

Nous avons été récupérées samedi soir Gare de Lyon par Solenne, qui vit maintenant en coloc avec Myriam et Nico le long du RER A. Du coup, métro, et le premier truc qui m'épate, et ce à chaque fois que je vais à Paris, c'est le concept du carnet de 10 à la RATP. En gros, quand vous demandez un carnet de 10 à la machine, elle vous balance 10 tickets séparés, comme si l'invention de la colle ou du ticket re-poinçonnable n'avait pas passé les tourniquets du métro parisien.

M'enfin nous sommes arrivées dans encombres et j'ai pu revoir Estelle R., ça faisait un bail comme qui dirait. Oui, elle aussi est une coloc de Solenne, mais de façon temporaire (enfin, du temporaire prolongé, quoi...), ce qui, ajouté aux passages d'amis en visite, confère à l'endroit un caractère de joyeux squat possédant des toilettes dignes d'un musée des arts et traditions populaires.

Le lendemain, départ de Solenne et retour de Myriam. De notre côté, nous avons commencé en beauté : bateaux-mouches, puis Max nous a rejointes (oulà, ça fait bizarre...) pour aller manger au quartier latin dans un restau où tout était typiquement français sauf les gens qui y travaillaient. Paris quand tu nous tiens... Après ça, Tour Eiffel (oui, nous avons fait un itinéraire crétin mais peu importe), c'était marrant, quoi... Et Arc de Triomphe, Champs-Elysées et Place de la Concorde. C'est vrai qu'elle est longue cette avenue... M'enfin je cherche encore ce qui en fait "la plus belle avenue du monde" ou même de Paris. Par contre, je dois dire que la vue "Assemblée Nationale-Obélisque-Tour Eiffel au soleil couchant, ça claquouille sa maman à coups de tatanes dans les fesses. De manière plus générale, je n'avais jamais remarqué jusque-là à quel point la lumière pouvait être belle à Paris. Sur les quais de la Seine, toussa...

Lundi, Musée du Louvre. Pas le temps de tout faire, bien sûr. Au menu : antiquités perses et égyptiennes, galeries des grands tableaux français et de la peinture italienne de la Renaissance. Mon coup de cœur absolu : la salle des sculptures antiques. Quelques photos :




Et last but not least : Hermaphrodite endormi.



Et puis on a vu la Joconde, of course. Le souvenir que j'en avais gardé, suite à mon dernier passage au Louvre, était celui d'un tableau tout kiki coincé dans un bout de couloir embouteillé par des touristes ne voyant rien de ce qu'ils tâchaient de prendre en photo. Le tableau est toujours aussi kiki (on aurait dû dire à Léonard qu'il allait avoir du succès et qu'il faudrait le faire plus grand...) mais au moins il est placé dans une grand salle, tout seul sur son mur. Et y'a toujours autant de touristes massés devant pour le prendre en photo (et franchement, j'ai beau voir, je ne comprends pas pourquoi celui-là et pas un autre) :


Le plus drôle dans l'histoire c'est que, face à la Joconde, il y a les Noces de Cana. Pour le coup, Véronèse était plus balèze niveau marketing parce que sa peinture est impossible à louper :



Je dois dire que je suis fascinée par la "photomania" de beaucoup de touristes, photomania qui souvent frise le ridicule, le grotesque, voire l'indécent. Ce qui m'a le plus choqué ce jour-là, c'était ce gars traînant littéralement son gamin jusqu'à la Vénus de Milo, 10 minutes avant la fermeture, pour ensuite se filmer devant avec ledit gamin dans les bras sans seulement regarder la statue (et nous empêcher de la voir, au passage). Dans le genre indécent, on retiendra les gens qui se font prendre en photo devant des tombes au cimetière du Père Lachaise. Ça me laisse perplexe car je considère cela comme un manque total de respect à la personne qui gît-là. Prendre la tombe en photo, oui. Avec soi devant, non, faut savoir s'effacer des fois. Plus drôle dans le genre irrespectueux, les touristes à Notre-Dame. Nous l'avons visitée jeudi et la messe avait commencé alors que nous étions encore là. Quelques dizaines de personnes y assistaient, avec, autour, une centaine de touristes mitraillant la scène. Tellement caricatural que j'aurais voulu en prendre une photo, mais je ne devenais alors rien de plus qu'une de ces touristes photomaniaques. Dur dur...

Mais j'avance dans le temps et j'oublie de mentionner un grand moment de notre séjour parisien : la fête de la musique. Nous l'avons passée avec Max et deux de ses potes. Comme toute bonne fête de la musique qui se respecte, nous n'avons presque pas vu de groupe jouer, par contre nous avons eu droit à :
- des gens à poils dans la fontaine Saint-Michel style "Liberté de la Fesse" (voir ici)
- un gars jouant La Marseillaise à la trompette puis déblatérant sur le fait que, tant que Deschamps ne serait pas sélectionneur de l'équipe de France, les Bleus n'auraient aucune chance de faire quoi que ce soit
- une scène ubuesque que je m'en vais vous conter telle que nous l'avons vue : nous étions vers Beaubourg quand nous entendîmes des "mais arrêtez, mais arrêtez, mais 'sont folles !" puis vîmes un groupe de 3 gugus aux prises avec 2 filles habillées-plus-vulgairement-tu-meurs, l'une, grosse, avec une mini-jupe motif léopard et de la graisse flottant jusqu'aux genoux et l'autre en habits style jasmine version soutif sans rien dessus et string qui dépasse. Les deux tentaient donc vainement de taper sur les gars en face, ceinturées qu'elles étaient par d'autres personnes. Déjà, en soi, ça valait le détour. Mais quand, ensuite, "jasmine" gueula "enculé" avec une voix passablement grave, nous nous regardâmes d'un air incrédule : "mais c'est, mais c'est... mais ce sont... des travelos ?? Nooooon ?! Ah ben si, en fait." Sur ce, la police a fini par arriver et les a embarqué(e)s en leur disant : "ben alors... faut pas vous mettre dans des états comme ça !", boutade qui a laissé le temps à Jasmine de remonter son string avant de monter dans la voiture. Grandiose.


I came back to France with my Iranian friend Maryam, that I met in Oslo. We spent four days in Grenoble (with an ugly weather, such a pity, we couldn't even see the mountains !) and then six in Paris. I've been several times in Paris but still, I discovered new things, and I met some friends of mine who are currently living here. I like this city but I was glad to come back to my "province" afterwards(province is a word used in France to refer to all the places of the country but Paris ; especially annoying when you are not Parisian, as if the Bretagne, the Auvergne or the Dauphiné were a single whole) because this city never stops and that's exhausting in the end.

First friend that we saw : my friend Solenne, who picked us up at the train station, as we were going to sleep at her place. She lives with two other friends, sometimes more, that's the student way of life. We had to take the metro, and each time I go to Paris, it's the same business : when you ask for a 10-ticket book, you actually get ten single tickets. That's totally unpractical and I can't understand why they are not able to put some glue between the tickets or another device to hold them. Anyway, we arrived at her place.

The next day was a Sunday. We started with "les bateaux-mouches" (the "fly boats", don't ask me why) : they are boats who go along the Seine to show all the most famous monuments that are close to the river : Tour Eiffel, Louvre, Notre-Dame, Panthéon, Assemblée nationale (our Parliament), etc. Afterwards, we met my friend Maximilien and we went together to a restaurant where everything was very French : the food, the music, the decor.... Everything but the people working there ! Then, we went to the Tour Eiffel : In front of the tower, there was a big screen showing the World Cup.



View from the first floor :




After the Eiffel Tower we went to the Arc de Triomphe to say hello to the most famous unknown person of France : an anonymous soldier who died during the First World War and was buried there two years later in order to celebrate the memory of all the soldiers. That was the solemn moment. And then, we walked along the Champs-Elysées. This avenue is supposed to be "the most beautiful avenue in the world" but I don't really get it. Ok, it's long, and ? Anyway, the arrival point was quite nice, on the "place de la Concorde", with the view : Assemblée nationale, obelisk and Tour Eiffel :



On Monday, we went to the Louvre. It's impossible to visit the whole museum in one day, it's too big. We saw some part of the antique section, the Italian paintings from the Renaissance and some great French pieces of art full of history (the kind of paintings that you see all the time in your history books when you are a French pupil, you know...). We saw the Joconde, of course, but really, it's not the best part : too many people for a small, not that impressive, picture. My favourite part : the antique sculptures. That was amazing (pictures above, in the French part of my post ;)).

Monday was the 21st June. This date is quite special in France as it's the music's day : people can play music in the street up to 3.am and almost everyone goes out on this day. We did it, with my friend Maximilien (again) and two of his friends. We didn't really stop to hear some bands but we saw funny things :
- 3 naked guys in the Saint-Michel fountain, an always-crowded place
- an unbelievable scene : we were having a drink when we suddenly heard noises like "but stop it, stop it, hey, they are crazy !". Then we saw 2 girls dressed like prostitutes (one with fat up to the knees and the other one with huge fixed boops) trying to beat a bench of guys. People around were trying to stop the two girls, and one of them screamed something like "you... bloody bastards !" with a very deep voice. At that point, we looked at each other and realized : "but they are... no... yes ! They are transvestite !" Then the police came and took them because they obviously were totally drunk. That was great. And here ended our second day in Paris.

mercredi 2 juin 2010

England Part Three

Sans transition, les photos de Guildford, prises à la faveur des 2 heures que j'avais à tuer le temps du 2ème examen de Nouïlle et Myriam. J'ai trouvé le centre charmant mais fort hétéroclite, entre immeubles de briques rouges, maisons blanches à colombage et bâtiments chelous voire franchement moches.

Au milieu de ce joyeux bazar, un parc, couronné d'un vieux chateau :


Vue sur la ville depuis le château:



Retour ensuite sur l'artère centrale en passant par des petites ruelles achement gazou mais ne rendant absolument rien sur la pellicule que ne possède pas mon appareil. On trouve beaucoup de trucs dans High Street, notamment l'Hôtel de Ville (2ème photo) :




Soooo British, en espérant que le téléphone portable ne signera pas leur arrêt de mort :



Endroits qui m'ont fait triper, le premier pour le côté "Special British Flavours" (en cliquant dessus on voit mieux), le deuxième... je pense qu'il parle de lui-même :




Après cette petite balade, j'ai rejoint les filles et nous sommes allés nous prendre un milkshake / smoothie + chicha pour Myriam, et j'ai brillé telle une étoile aux cieux de ma quicherie légendaire en renversant lamentablement le smoothie de Myriam sur mes habits. Ou comment donner l'impression de s'être fait vomir dessus... M'enfin ils ont quand même bien voulu de moi dans l'avion et, 3 heures plus tard (décalage horaire compris), je débarquai à Stavanger. Home sweet home...

England Part Two

Depuis le temps que je voulais y aller, j'ai enfin mis les pieds dans la capitale britannique, et le peu que j'en ai vu m'a donné envie d'y retourner. Avertissement à ceux qui sont déjà allés à Londres : mes photos seront probablement aussi fascinantes pour vous que celles de la Tour Eiffel ou des Champs-Elysées.

Nous sommes arrivées à Waterloo Station, ce qui m'a valu d'avoir la chanson d'Abba dans la tête pour le reste de la journée. Puis direction la Tamise avec une vue sur la grande roue et Big Ben :


Pub Sherlock Holmes :


Puis arrivée à Trafal Square. Je pensais que ce serait un peu l'équivalent anglais de la Place de la Concorde, mais au final, malgré la populace, le bruit, les voitures, j'ai trouvé cette place bien plus chouette que le souvenir que j'ai gardé de la place parisienne (= un rond-point toujours blindé avec un joli truc au milieu). Quelques photos :


Chouette National Gallery, de l'extérieur comme de l'intérieur. En plus elle est gratuite, ô joie.



Au cours de notre balade, nous avons croisé plusieurs sculptures d'éléphants gazou comme tout. Les panneaux posés à leurs pieds nous ont appris qu'il s'agissait de scultures à vendre, l'argent récolté devant aller à une fondation pour la protection de l'environnement. En voilà une :


Après Trafalgar, Picadilly Circus, lieu que je voulais voir depuis fort longtemps, depuis que j'ai lu Les Six Compagnons à Scotland Yard, en fait. Oui, parce que Tidou raconte leur arrivée à Londres et leur surprise en constatant que Picadilly Circus n'était pas à un cirque mais une place. Depuis, j' ai toujours voulu voir à quoi ça ressemblait et voilà ce que j'en retiendrai :



De Picadilly à Buckingham Palace il n'y qu'un pas, que nous avons franchi. Cela dit, le palais était en plein contre-jour quand nous sommes arrivées donc je vous épargnerai la photo de touriste complètement ratée d'un site vu des milliers de fois par ailleurs. Cela étant dit, c'est vraiment intéressant de comparer la mise en scène du pouvoir royal au RU et dans les autres capitales monarchiques que j'ai pu visiter. Je pourrai surtout parler de la Norvège et du Danemark, car je ne suis pas passée devant le Palais Royal à Stockholm. A Londres, nous avons une grande allée dénuée de tout bâtiment de part et autres, servant uniquement à guider à la couronne, soigneusement retranchée derrière de grandes grilles. Rarement mise en scène du pouvoir royal fut aussi théâtrale. A Oslo, le palais est aussi situé au bout d'une grande avenue, probablement la plus prestigieuse de la capitale norvégienne. Mais il est possible de rentrer dans les jardins du palais, et l'avenue est également une grande artère commerçante et longe entre autres par le Parlement, le Théâtre national et la première université du pays. Du haut de la "colline", le roi veille sur son pays et la palais n'est jamais que le point final d'une longue phrase (au demeurant commencée en compagnie des dealers oeuvrant au pied des escaliers de la gare, oui, c'est assez étrange). Quant au palais de Copenhague, il est assez loin du centre ville, constitué de plusieurs bâtiments disposés en cercle autour d'une place tout à fait accessible au public. Silence, on dort, mais on est là quand même, semblent-ils nous dire.

On remarquera au demeurant que ça ne peut même pas s'expliquer par le degré de pouvoir possédé par ces souverains. Le Roi de Norvège n'eut certes jamais autre chose qu'une fonction symbolique, mais ce n'est pas du tout le cas des deux autres, en particulier du souverain danois qui fut un monarque absolu jusqu'à l'aune du XIXème siècle.

Parenthèse refermée, et taxis londoniens pour la peine :



Après Buckingham, nous sommes revenues du côté du Parlement et de l'Abbaye de Westminster, ce qui nous a valu de nous retrouver face à ça :


Il semblerait qu'il y ait toujours des protestateurs de tous bords faisant du camping devant le Parlement. Les messages étaient d'ailleurs très variés, voire hétéroclites. Whatever...

Big Ben était ceinturé d'échaffaudages et photoshop est méchant avec moi : il ne veut plus recadrer mes photos (dont celle de BB, pas trop échaffaudé mais avec des voitures toutes moches sur sa gauche), je ne sais pas ce que j'ai merdé m'enfin tout ça pour dire que je terminerai ce billet par les tours de Westminster :



Enseignement de la journée : Londres, c'est bien, mais y'a du vent. Penser à prendre un pull la prochaine fois.

vendredi 7 mai 2010

Retour en Suède

Ce que c'est, d'être une blogueuse dilettante... Je pensais avoir mis ici quelques photos de Stockholm et puis je me suis rendu compte qu'en fait non. Donc les voici, un mois plus tard.

Caractéristiques de la ville :
- très jolie
- un ramassis d'îles = pleine de flotte (pas trop dépaysée par rapport à Stavanger, pour ça... encore que Stavanger n'a même pas besoin d'être une île pour avoir de l'eau partout autour. Mais revenons en Suède un peu)

Le Rémy 4000 a commencé par me mener à l'île regroupant plusieurs musées, dont le plus visité de toute la Scandinavie, le musée Vasa. Ce musée abrite la reconstitution grandeur nature d'un bateau ("le Vasa") construit au 16ème siècle à des fins militaires et qui a fait encore mieux que le Titanic puisque, à peine mis à la flotte le jour de son voyage inaugural, il a sombré dans la baie de la capitale suédoise. Avantage de la chose pour nous autres d'un autre siècle : le Vasa a pu être repêché assez facilement avec des tas de trucs dans sa carcasse nous donnant un regard éclairant sur son siècle. Le musée Vasa est donc tout autant consacré au bateau qu'au contexte historique dans lequel il fut construit.

Pour continuer dans l'instant culturel, sachez que le nom Vasa, avant de désigner une célèbre marque de pains suédois, était celui d'un des plus grands rois de Suède, Gustave Vasa, qui a brisé l'Union de Kalmar, redonnant à la Suède son indépendance.

Tout cela étant posé, la vue sur Stockholm depuis le pont menant à cette île est des plus chouettes :



Le fameux bateau reconstitué :



Un panneau qui m'a fait bien triper :



Après ça, petite visite du Nordiska Museum, intéressant, mais j'avais déjà vu ce genre de trucs en Norvège, donc je ne me suis pas attardée - d'autant que je devais retrouver le Rémouche, revenu enchanté de sa visite du muséum d'histoire naturelle.

Et puis nous sommes partis nous balader dans la vieille ville, un quartier qui porte le nom de "Gamla Stan" (avis aux amateurs des romans "Millenium... ce nom devrait leur "ringer a bell") et qui est très joli :





Vu de haut :



Nous avons déambulé comme ça pendant quelques heures, prenant au passage notre première glace de l'année, pour finir à l'Hôtel de Ville de Stockholm, un bâtiment qui doit susciter des vocations à lui tout seul :





Et puis retour au bus sous le coup des cloches de Pâques.

NB n'ayant rien à voir avec le sujet : je rentre le 15 juin à Grenoble, serais à Paris du 19 au 26 puis retour à Gre. En espérant que l'été ne sera pas trop caniculaire sinon je vais mourir sous les effets du choc thermique je crois.

jeudi 6 mai 2010

Preikestolen, nous y voilà !

A l'attention du Rémouche et du Max (censés me rendre prochainement visite) : attention spoiler !!

Après une semaine de suspense intenable pendant laquelle j'ai, en vrac : fait découvrir le coin à Rosyne, failli me tuer avec une échelle (ou pas, mais c'est l'impression que les autres ont eu), pris la résolution de faire au moins une fois la rando du Preikestolen en ayant dormi plus de 4h la nuit d'avant, improvisé une intervention Amnesty dans un lycée de la région, reçu la visite expresse de Benjamin, Anke, Amina et Gaëtan venus d'Oslo, découvert que je pouvais lire des trucs en nynorsk, et appris que l'Erythrée était un régime totalitaire, après tout ça, donc, je prends enfin le temps de m'asseoir pour bloguer et poster les photos du Preikestolen promises quelques billets plus tôt.

Le trajet pour y aller est en soi très norvégien : ça commence par un ferry, puis ça continue avec un bus tournicotant sur des routes n'ayant rien à envier à leurs consœurs alpines. Le tout pour arriver au point de départ de la balade, fort prometteur je dois dire :




Instant photo nécessaire puis nous (= votre serviteuse, Titi alias Joana et Ruru alias Séraphin) avons entamé la rando :





Titi, maître du monde :



Gazou la tortue is back



Oui, j'utilise mes photos mais aussi celle de Titi. Qui est aussi peu photogénique que moi, d'ailleurs(comment font les gens qui ont un chouette sourire sur toutes les photos ?!). Mais tout ceci est fort passionnant, je suis très peu inspirée ce soir, donc on va continuer en photos si vous le voulez bien :



Arrivée dans un coin de Norvège très... suédois. Comprendre : marécageux :




Marche, marche, blablabla, "alors, ton voyage en Finlande, c'était comment du coup ? Tu as vu le Cap Nord ?", "vous croyez qu'ils parlent quelle langue devant nous ? - jsais pas, on dirait du russe, non ? - oué, ptet. - oué, un truc slave, quoi", "et t'imagine si on peut pas repartir demain à cause du volcan ?", et puis tout d'un coup : "putain, mais c'est trop beau !!!" Ben oué, quoi :

Et pas encore arrivés... Avant de débouler sur le Preikestolen, nous avons aussi eu le droit à ça :





Et finalement, au bout de 2h de marche, nous avons fini par le voir de près :






Et par voir ce qu'il y avait autour :





C'est haut, hein...




Après l'effort, le réconfort, et nous avons donc entrepris de manger tout là haut. Mais le climat étant ce qu'il est à Stavanger, nous avons vite été interrompus par le gros nuage qui se profilait à l'horizon et a soigneusement entrepris de nous verser sa grêle sur le crâne. Le temps qu'on remballe tout et qu'on reparte, le nuage s'était calmé, mais c'était pour mieux nous neiger dessus une demi-heure plus tard :



Cela dit, ça n'a pas duré, et nous sommes finalement redescendus sous le soleil. Puis on a repris un bus, dans lequel on a tous sombré au bout de 5 minutes. Après la sieste, le bateau, et une glace pour la route : les Scandinaves en sont accros et je suis en passe de les imiter.
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