Je crois avoir déjà évoqué ici la question des dialectes norvégiens, mais je me suis dit aujourd'hui que je pouvais détailler et l'illustrer sonorement (même si mon correcteur ortho me dit que ce mot n'existe pas), parce que ça vaut son pesant de cacahuètes.
Donc, en matière linguistique, la Norvège n'est rien d'autre qu'un vaste bordel : 3 langues officielles et des dizaines de dialectes. "Ben alors ils parlent quoi ?". Ahah...
Les 3 langues officielles sont le bokmål, le nynorsk et le sami. Cette dernière est la langue du peuple lapon (qui s'auto-appelle "sami") et appartient au groupe des langues fino-ougriennes. Rien à voir avec le norvégien, donc, et je ne l'ai jamais entendue : elle est plutôt parlée au nord de la Norvège.
Quant au(x) norvégien(s), pour comprendre comment un peuple de 5 millions d'âmes à tout péter en est venu à avoir 2 langues officielles (le sami est venu plus tard), il faut remonter au temps où la Norvège n'était pas indépendante. Du 14ème siècle jusqu'au début du 18ème, le pays était sous tutelle danoise, et la langue danoise a fini par s'y imposer comme langue écrite officielle, tandis que les gens ont continué à parler leur dialecte/patois. Au 19ème, changement de décor, la Norvège passe sous tutelle suédoise et connait un fort courant nationaliste (qui débouchera finalement sur l'indépendance de 1906). Qui dit nationaliste dit volonté d'avoir sa propre langue écrite. Comme souvent, tous avaient un même objectif mais des divergences sur la manière de l'atteindre sont vite apparues. D'un côté, il y avait ceux qui voulaient partir du danois et le moderniser tout en y intégrant quelques trucs spécifiquement norsk. De là est né le Riksmål ("langue du royaume). De l'autre, ceux qui voulaient partir des dialectes parlés en Norvège pour faire une sorte de melting pot, et le landsmål ("langue des campagnes") fut. Des tentatives de simplification ont depuis été tentée, notamment en 1917 : la fusion des 2 fut un échec mais on les a au moins rapprochés et, pour l'occase, ils ont changé de nom : le riksmål a laissé la place au bokmål et le landsmål au nynorsk.
Aujourd'hui, concrètement, tous les élèves doivent apprendre les 2 langues à l'école mais le bokmål est majoritairement utilisé. C'est cette langue qu'on apprend quand on est étranger. Le nynorsk est surtout présent dans les campagnes de l'ouest, et j'ai pu ainsi le lire plusieurs fois dans les environs de Stavanger. Ça se comprend très bien, les différences ne sont pas énormissimes. Ex avec "comment s'appelle-t-il" : en bokmål, ça donne "hva heter han", en nynorsk "Kva heiter han".
Mais ce serait trop beau si ça s'arrêtait là ! Car, si les gens écrivent en bokmål ou en nynorsk, ils ne parlent aucune des deux langues ; ils parlent leur propre dialecte. Nuance. Qui peut être de taille selon les régions. Mais en gros, si on peut tenter un parallèle avec la langue française, c'est comme le Marseillais qui dira "putaing cong" mais écrira "putain con". A part que les Norvégiens n'hésitent pas à écrire leur dialecte en phonétique, quand le texte n'a rien d'officiel. Sur Facebook par ex, maintenant je m'y suis habituée, mais au début je dois dire que... ouille !
Bon, maintenant, illustrations :
- du bon bokmål pur jus (oui, j'ai dit qu'ils parlaient dialecte, pas bokmål, mais le dialecte d'Oslo en est très proche.)
- Stavanger, très caractéristique. Si vous n'entendez pas de différence, je ne peux rien pour vous !
- Rap fra Bergen qui me fait énormément triper. Dialecte très spécifique, plus proche de celui de Stavanger que du bokmål
Et je finirai avec un groupe de Stavanger que j'aime beaucoup (rien avoir avec le chanteur précédent !), Kaizers Orchestra
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vendredi 14 mai 2010
mercredi 25 novembre 2009
Qu'est-ce qu'on se marre...
Suis en train de réviser mon cours de North-South Developement et je voulais partager avec vous ces notes, griffonnées sur ma feuille de cours :
moi : "question existentielle du jour : pourquoi les profs rigolent-ils avant de dire des trucs pas drôle du tout voire carrément chiants ?"
Aude : "Je ne sais pas, peut-être parce qu'elle voit qu'on s'endort et donc elle a en face d'elle une foule de personnes avec une face étrange"
Benjamin : "Peau de vache est dingue ! Elle est dans une mouvance mystique... Pour ce faire elle a adopté un style destructuré pour dire fuck à la société de consommation et pour prôner les valeurs de l'anarchisme. Elle est anticonformiste (cf ses lunettes "œil de chat"). Sa bague est à son style ce que l'épée de Luke Skywalker est à Star Wars... une arme !"
Bon, à notre décharge, ce cours était d'un ennui assez mortel. Pour tout dire, il était centré sur les TNCs (Transnational Corporations, yeah... Nike, Total, Nokia, Microsoft tout ça... Vous savez, ces entreprises qui possèdent à elles seules l'équivalent du PIB de l'Afrique Subsaharienne) et sur leurs stratégies d'investissement à l'étranger. Donc je crois que ça justifie légèrement le craquage du jour.
Bon, sinon, j'en ai marre, vla que je me mets à foutre de l'anglais dans mon français quand je révise : et que je te parle de globalisation (mais ça existe aussi en français, non ?), et de texte qui refers à... En plus, je me fais distraire par la radio norvégienne, maintenant que je comprends ce qu'elle raconte (à peu près ; je dois dire que je n'ai pas compris ce qui se passait à Bergen, mais même en lisant le journal, je n'ai pas plus compris. Enfin si, j'ai capté qu'un gars était allé se dénoncer à la police mais qu'il avait été ensuite laissé en liberté. Par contre, le motif de base... j'ai compris qu'il avait attaqué un magasin de gâteaux au poivre après avoir bu de la limonade de noël... donc je pense que ce n'est pas ça !)
Allez, j'y retourne, promis, un jour j'arrêterai de poster des trucs à la con pour vous raconter enfin mon voyage polaire. Cela dit, ça demande plus de temps que les trucs à la con.
moi : "question existentielle du jour : pourquoi les profs rigolent-ils avant de dire des trucs pas drôle du tout voire carrément chiants ?"
Aude : "Je ne sais pas, peut-être parce qu'elle voit qu'on s'endort et donc elle a en face d'elle une foule de personnes avec une face étrange"
Benjamin : "Peau de vache est dingue ! Elle est dans une mouvance mystique... Pour ce faire elle a adopté un style destructuré pour dire fuck à la société de consommation et pour prôner les valeurs de l'anarchisme. Elle est anticonformiste (cf ses lunettes "œil de chat"). Sa bague est à son style ce que l'épée de Luke Skywalker est à Star Wars... une arme !"
Bon, à notre décharge, ce cours était d'un ennui assez mortel. Pour tout dire, il était centré sur les TNCs (Transnational Corporations, yeah... Nike, Total, Nokia, Microsoft tout ça... Vous savez, ces entreprises qui possèdent à elles seules l'équivalent du PIB de l'Afrique Subsaharienne) et sur leurs stratégies d'investissement à l'étranger. Donc je crois que ça justifie légèrement le craquage du jour.
Bon, sinon, j'en ai marre, vla que je me mets à foutre de l'anglais dans mon français quand je révise : et que je te parle de globalisation (mais ça existe aussi en français, non ?), et de texte qui refers à... En plus, je me fais distraire par la radio norvégienne, maintenant que je comprends ce qu'elle raconte (à peu près ; je dois dire que je n'ai pas compris ce qui se passait à Bergen, mais même en lisant le journal, je n'ai pas plus compris. Enfin si, j'ai capté qu'un gars était allé se dénoncer à la police mais qu'il avait été ensuite laissé en liberté. Par contre, le motif de base... j'ai compris qu'il avait attaqué un magasin de gâteaux au poivre après avoir bu de la limonade de noël... donc je pense que ce n'est pas ça !)
Allez, j'y retourne, promis, un jour j'arrêterai de poster des trucs à la con pour vous raconter enfin mon voyage polaire. Cela dit, ça demande plus de temps que les trucs à la con.
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vendredi 9 octobre 2009
De la joie des langues
C'est toujours pareil : quand on apprend une langue, on tombe inéluctablement sur des mots tripants.
- Il y a d'abord ceux qui s'écrivent d'une certaine manière et qui se prononcent d'une autre. Ils provoquent toujours un réflexe de type : "ben pourquoi ils écrivent ça s'ils ne le prononcent pas ?" chez le novice. Mais quand le novice est français, il réfléchit 2 min et se dit qu'il ne doit pas continuer sur cette pente glissante, à moins de déconstruire la totalité de la langue de Molière (et de la sienne, a fortiori). Toutes les langues ont ce type de mots, mais le norvégien l'a en excès ; je vous mets au défi de prononcer correctement åsjordet (aide de départ : å = "o") ou forskjellig ("différent" ; åsjordet est le nom du terminus de la ligne 6), ou même norsk.
- Il y a également ceux qui ont des doubles-sens intéressants. Dernier exemple en date : le mot gift en norvégien signifie à la fois "marié" et "poison". Si vous êtes en train de vous dire "ah ben c'est marrant, c'est comme "cadeau" en anglais", sachez que c'est normal, c'est le même mot à l'origine. La mariée comme cadeau fait à l'homme, il est pas beau le langage médiéval ?
- Et, enfin, plus perturbants que tout, les mots qui s'écrivent pareil que dans votre langue mais qui ont un sens totalement différent. Notez d'ailleurs que "mot" (à pononcer "moute") signife "contre" (pour 2 équipes qui s'affrontent, par exemple) ou "envers" en norvégien. Ça, c'est juste pour l'anecdote. Ce qui est plus ennuyant, c'est quand :
1°) à la base, c'était un seul et même mot mais le sens a totalement différé. Cf "gift" ou cf "dramatically" en anglais. C'est vraiment rude, je vous jure, d'entendre que l'augmentation de la proportion de femmes qui travaillent a été dramatique depuis les années 1970. Dans le même genre, c'est con d'avoir l'habitude de dire "tac" comme onomatopée dans un pays où "takk" signifie merci.
2°) ledit mot a un sens totalement banal dans la langue que vous apprenez mais pas dans la votre. Ainsi, je crois que je ne pourrai jamais dire le mot "oreiller" en norvégien, parce que ça se dit "pute". Mais nos amis germains sont en bien plus mauvaise posture que moi, incapables de prononcer le verbe "recevoir, obtenir" au prétérit, parce que ça se dit fikk et je vous laisse deviner ce que ça peut bien vouloir dire en allemand. Pia me racontait ainsi qu'elle avait pas mal bugué en lisant cette phrase tirée de notre bouquin : "jeg fikk mange nye venner" (traduction : "j'ai rencontré plein de nouveaux amis")
Au passage, je vous mets au défi de parler très bien 4 langues d'affilé. J'utilise l'anglais et le français tous les jours, et rien que ça, ça donne des trucs assez marrants. Ce n'est pas de moi, mais je me permets quand même de citer ce texto de Aude, très révélateur : "je suis trop désolée pour toi... [je venais de rater lamentablement le métro dans lequel on était censé se retrouver] Mon building is 14 et l'étage 7, blablabla"
Ensuite, ajoutons à cela qu'hier, après mon cours de norvégien (notez que, avec Johanna, Pia et Mariam, on s'efforce de parler norvégien pendant les pauses, et même qu'on s'est dit avec Johanna que ce serait bien de se faire des soirées cooking en snakkant norsk), je suis allée chez Sarah, mon tandem, pour parler allemand. Je nous ai donc pondu un sacré melting pot toute la soirée, à coups de "Jeg weiss ikke", "She ist sehr nett" et autre "arrrg ! Wie sagt man "to go" ?"
- Il y a d'abord ceux qui s'écrivent d'une certaine manière et qui se prononcent d'une autre. Ils provoquent toujours un réflexe de type : "ben pourquoi ils écrivent ça s'ils ne le prononcent pas ?" chez le novice. Mais quand le novice est français, il réfléchit 2 min et se dit qu'il ne doit pas continuer sur cette pente glissante, à moins de déconstruire la totalité de la langue de Molière (et de la sienne, a fortiori). Toutes les langues ont ce type de mots, mais le norvégien l'a en excès ; je vous mets au défi de prononcer correctement åsjordet (aide de départ : å = "o") ou forskjellig ("différent" ; åsjordet est le nom du terminus de la ligne 6), ou même norsk.
- Il y a également ceux qui ont des doubles-sens intéressants. Dernier exemple en date : le mot gift en norvégien signifie à la fois "marié" et "poison". Si vous êtes en train de vous dire "ah ben c'est marrant, c'est comme "cadeau" en anglais", sachez que c'est normal, c'est le même mot à l'origine. La mariée comme cadeau fait à l'homme, il est pas beau le langage médiéval ?
- Et, enfin, plus perturbants que tout, les mots qui s'écrivent pareil que dans votre langue mais qui ont un sens totalement différent. Notez d'ailleurs que "mot" (à pononcer "moute") signife "contre" (pour 2 équipes qui s'affrontent, par exemple) ou "envers" en norvégien. Ça, c'est juste pour l'anecdote. Ce qui est plus ennuyant, c'est quand :
1°) à la base, c'était un seul et même mot mais le sens a totalement différé. Cf "gift" ou cf "dramatically" en anglais. C'est vraiment rude, je vous jure, d'entendre que l'augmentation de la proportion de femmes qui travaillent a été dramatique depuis les années 1970. Dans le même genre, c'est con d'avoir l'habitude de dire "tac" comme onomatopée dans un pays où "takk" signifie merci.
2°) ledit mot a un sens totalement banal dans la langue que vous apprenez mais pas dans la votre. Ainsi, je crois que je ne pourrai jamais dire le mot "oreiller" en norvégien, parce que ça se dit "pute". Mais nos amis germains sont en bien plus mauvaise posture que moi, incapables de prononcer le verbe "recevoir, obtenir" au prétérit, parce que ça se dit fikk et je vous laisse deviner ce que ça peut bien vouloir dire en allemand. Pia me racontait ainsi qu'elle avait pas mal bugué en lisant cette phrase tirée de notre bouquin : "jeg fikk mange nye venner" (traduction : "j'ai rencontré plein de nouveaux amis")
Au passage, je vous mets au défi de parler très bien 4 langues d'affilé. J'utilise l'anglais et le français tous les jours, et rien que ça, ça donne des trucs assez marrants. Ce n'est pas de moi, mais je me permets quand même de citer ce texto de Aude, très révélateur : "je suis trop désolée pour toi... [je venais de rater lamentablement le métro dans lequel on était censé se retrouver] Mon building is 14 et l'étage 7, blablabla"
Ensuite, ajoutons à cela qu'hier, après mon cours de norvégien (notez que, avec Johanna, Pia et Mariam, on s'efforce de parler norvégien pendant les pauses, et même qu'on s'est dit avec Johanna que ce serait bien de se faire des soirées cooking en snakkant norsk), je suis allée chez Sarah, mon tandem, pour parler allemand. Je nous ai donc pondu un sacré melting pot toute la soirée, à coups de "Jeg weiss ikke", "She ist sehr nett" et autre "arrrg ! Wie sagt man "to go" ?"
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mardi 1 septembre 2009
Mea Culpa
Je tiens à m'excuser ici publiquement de l'outrage fait aux Pères chartreux qui savent en fait mieux l'anglais que Rachel et moi : "produce" est habituellement utilisé comme un verbe, mais le nom "produce" existe aussi et s'applique aux produits agricoles. La Chartreuse est donc bel et bien un "produce of France" in good english.
Un bon point pour mon papa qui l'a remarqué ("merci, merci, je suis très émue... avant tout je voudrais remercier ma famille qui m'a soutenue, mon éditeur...")
Le pire c'est que j'avais vérifié dans le dico avant pour être sûre que c'était faux... mais l'item de "produce" est long, j'ai eu la flemme de lire jusqu'au bout... (et oui, accessoirement, je ne sais pas utiliser un dico, sinon je serai allée directement au truc "nom")
Un bon point pour mon papa qui l'a remarqué ("merci, merci, je suis très émue... avant tout je voudrais remercier ma famille qui m'a soutenue, mon éditeur...")
Le pire c'est que j'avais vérifié dans le dico avant pour être sûre que c'était faux... mais l'item de "produce" est long, j'ai eu la flemme de lire jusqu'au bout... (et oui, accessoirement, je ne sais pas utiliser un dico, sinon je serai allée directement au truc "nom")
dimanche 30 août 2009
Produit du terroir
S'il est une chose pour laquelle les clichés sont rarement trompeurs, il s'agit probablement des représentations que nous nous faisons de la capacité des différents peuples à exercer la langue d'autrui. Donc, je confirme, les Norvégiens parlent bien anglais (mais je crois que je l'ai déjà dit), les Allemands et les Néerlandais aussi. Les US parlent à toute berzingue, quant aux Français... je m'en vais vous le montrer en image. Avant tout, laissez-moi quand même vous dire qu'on a tous un sacré accent, moi la première : quand je me pointe avec mon anglais au SiO, le gars sait tout de suite que je suis française, je vous jure, l'autre jour, il me dit : "so you have to send it in France..." alors que je ne lui avais rien dit. Ah si, mon nom et mon prénom. On va dire que c'est à cause de ça. Mais bon, 3 jours avant, une nana qui m'entendait parler dit à ses copines : "ah, elle, elle est française !" Breeef... je m'égare, j'étais censée vous montrer des images à la base.
Donc, tout a commencé lorsque monsieur Florent est monté. Le prix de l'alcool étant plus que horriblement cher ici (3 fois le prix en France, en gros. Vu au Vinmonopolet : une bouteille de 33 cl de Chimay = 6,50 euros. Donc si vous voulez venir et que vous voulez me faire un cadeau et/ou faire la fête, vous savez dans quoi taper ;-)), il avait embarqué 2 litres d'alcool, bien français tant qu'à faire, du Pastis et de la Chartreuse. Nous avons donc entrepris d'organiser une séance dégustation pour nos compères et c'est ainsi que Rachel fut amenée à se saisir de la bouteille de Chartreuse pour touristes que voici au milieu du bordel ambiant de mon bureau :

Je dis pour touriste parce que :
- Flo l'a dégotée à l'aéroport de Marseille après avoir supplié la vendeuse d'aller la chercher au fin fond de la réserve.
- Elle fait 1L. Vous avez déjà vu des bouteilles de Chartreuse de 1L en vente à Gregre ?
- C'est écrit en anglais dessus et les conseils de cocktail marqués au dos ne sont pas les mêmes.
Malgré tout cela, en voyant la bouteille, Rachel s'exclama : "oh ben là, je suis sûre que c'est un truc français !". Pourquoi ? Regardez plutôt :

Si vous trouvez le bug, c'est que, bien que Français (ou pas d'ailleurs, peut-être que mon blog est lu par une assemblée cosmopolite, sait-on jamais...), vous n'êtes pas si nuls que ça en anglais. Sinon, de deux choses l'une :
- vous n'avez pas le sens de l'observation
- vous confirmez empiriquement le constat fait plus haut
En guise de parenthèse de fin, je vous mets quand même un truc relatif à la Norvège :

Il s'agit d'une Stavkirke (en français : église en bois debout), un type de construction typiquement norvégien qui fleurissait au Moyen-Age. Il en existe encore quelques unes aujourd'hui (28 me dit le guide), donc celle-ci qui est exposée au Norsk Folkemuseum dans lequel je vous emmènerai quoiqu'il arrive si vous passez me voir.
Donc, tout a commencé lorsque monsieur Florent est monté. Le prix de l'alcool étant plus que horriblement cher ici (3 fois le prix en France, en gros. Vu au Vinmonopolet : une bouteille de 33 cl de Chimay = 6,50 euros. Donc si vous voulez venir et que vous voulez me faire un cadeau et/ou faire la fête, vous savez dans quoi taper ;-)), il avait embarqué 2 litres d'alcool, bien français tant qu'à faire, du Pastis et de la Chartreuse. Nous avons donc entrepris d'organiser une séance dégustation pour nos compères et c'est ainsi que Rachel fut amenée à se saisir de la bouteille de Chartreuse pour touristes que voici au milieu du bordel ambiant de mon bureau :
Je dis pour touriste parce que :
- Flo l'a dégotée à l'aéroport de Marseille après avoir supplié la vendeuse d'aller la chercher au fin fond de la réserve.
- Elle fait 1L. Vous avez déjà vu des bouteilles de Chartreuse de 1L en vente à Gregre ?
- C'est écrit en anglais dessus et les conseils de cocktail marqués au dos ne sont pas les mêmes.
Malgré tout cela, en voyant la bouteille, Rachel s'exclama : "oh ben là, je suis sûre que c'est un truc français !". Pourquoi ? Regardez plutôt :
Si vous trouvez le bug, c'est que, bien que Français (ou pas d'ailleurs, peut-être que mon blog est lu par une assemblée cosmopolite, sait-on jamais...), vous n'êtes pas si nuls que ça en anglais. Sinon, de deux choses l'une :
- vous n'avez pas le sens de l'observation
- vous confirmez empiriquement le constat fait plus haut
En guise de parenthèse de fin, je vous mets quand même un truc relatif à la Norvège :
Il s'agit d'une Stavkirke (en français : église en bois debout), un type de construction typiquement norvégien qui fleurissait au Moyen-Age. Il en existe encore quelques unes aujourd'hui (28 me dit le guide), donc celle-ci qui est exposée au Norsk Folkemuseum dans lequel je vous emmènerai quoiqu'il arrive si vous passez me voir.
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