Un mardi soir, jour de blind test au Tord Boyau. De nombreux groupes d'amis un peu partout, tâchant de se dégoter une place et/ou dégustant les happy hours et leurs bouteilles de vin aromatisé au prix de 8 euros. Dans le tas, une dizaine de personnes. Regardez-les, elles se parlent, elles ont l'air d'être bien amies. Et entendez-les, beaucoup ont un accent étranger. Du type de celui qui vient d'arriver en France et découvre chaque jour un peu plus de gens. D'ailleurs, à y regarder de plus près, la dizaine de personnes que vous avez sur la photo ne se connait pas tant que ça. Voire pas du tout. En fait, je vous mets au défi d'en trouver une qui connaissaient tous les membres de ce groupe avant son entrée dans le bar. Alors comment compose-t-on en 10 minutes un groupe de la sorte, et comment met-on la main sur tout ce joyeux bordel ? Suivez mon regard.
Quelque part dans le tas, vous avez un point violet qui rigole et s'agite à grands coups de bras tant que c'est possible dans la mesure où le bras droit dudit point violet est occupé par un sac ("tu as acheté quoi ?" -Un cadeau pour l'anniversaire de mon père. Et une chambre à air. "Tu lui as acheté une chambre à air ?!" -Non, un livre sur le Dauphiné. La chambre à air c'est en plus. En même temps, c'est aussi pour lui parce que je suis trop quiche pour réparer un vélo. Et puis j'ai des lentilles aussi, dans le sac, hein, parce que les miennes sont périmées demain, mais pas les légumes, les trucs pour la vue, blablabla), je vous laisse deviner l'identité dudit point, instigateur de ce rassemblement.
Au moment où cette photo n'a pas été prise, le bras restant s'agite frénétiquement en direction de Philippe, le Québécois de San Francisco qui est préposé ce soir au rôle de scribe : il s'agit pour lui d'écrire sur la feuille du blind test nos réponses. Comment je le connais ? Oh, très simple, c'est Zoé de Vancouver qui l'a rencontré à une soirée InteGre, en compagnie de sa copine Emily, présentement en train de discuter avec Silje la Norvégienne et Benjamain le Français d'Oslo. 0k, ok, je rembobine.
En fait, c'est encore à cause de Richard... en partie. C'est lui qui a hébergé Dotan le Canadien à la recherche d'un logement sur Grenoble. Et comme le hasard fait bien les choses, il s'est avéré que :
1°)Dotan est super sympa
2°)Il passe son année erasmus à sciences po
C'est ainsi que je fus présentée à Zoé, qui vient de la même université que Dotan et qui nous présenta Philippe et Emily, tous deux venus de Californie et rencontrés au cours d'une soirée organisée par InteGre. (Et si je veux corser un peu plus, je rajoute que Philippe a vécu presque tout sa vie vers San Francisco mais qu'il est né à Montréal. D'où le concept du Québécois californien).
InteGre est d'ailleurs la deuxième responsable du bordel dans lequel je vous empêtre depuis maintenant trois paragraphes. Cette association a pour vocation de faire se rencontrer des étudiants étrangers et français, afin que les premiers soient intégrés par les seconds. A Grenoble, de préférence. C'est comme ça que j'ai rencontré ma tandem linguistique Silje, fra Trondheim, présente sur mon hypothétique photographie, et Ursula, danoise de son état, qui n'était pas au blind test ce soir-là mais qui vaut quand même le coup que je m'arrête un peu. Là encore, vous verrez, le hasard fait bien les choses.
Ursula est en effet la personne que l'association InteGre m'a chargée de marrainer. Or, il s'avère qu'elle suit ici les cours du Master 1 de Physique. Quand elle m'a dit ça, je lui ai répondu un truc du genre "oh ben c'est marrant, figure-toi que j'ai un très bon copain, Rémy, qui va suivre les même cours que toi, il était en Suède l'an dernier, blablabla". Deux jours plus tard, rentrée des masters de physique, ledit Rémy, qui était lui aussi en manque d'étudiants étrangers, s'approcha du tas qui parlait un français aux accents colorés. Mieux, il s'est sociabilisé, la Suède nous l'aura changé : il s'approcha d'un des gars et lui demanda : "excuse-moi, est-ce que tu serais Suédois par hasard ?" -euh non, je suis allemand, lui répondit le gars en question (Ralph, pour les intimes) "ah, désolé, parce que j'étais en Suède l'an dernier et donc je me disais que...". C'est alors que Ursula, qui était dans le tas aux accents colorés, tilta et lui demanda : "tu ne t'appellerais pas Rémy par hasard ?". Ce qui me valut un texto le soir même : "alors comme ça on donne mon nom à de charmantes inconnues danoises ? ^^". La seule chose que je regrette, c'est de ne pas avoir vu la tête du Rémy au moment où elle lui a posé la question. Il parait que c'était très drôle.
Tout ça pour dire que, par l'intermédiaire de Ursula et Rémy, j'ai pu rencontrer nombre d'étudiants étrangers physiciens, dont Frauke, qui était sur ma photo imaginaire mais néanmoins tord-boyesque. Quand à Ursula et Rémy, l'une était malade et l'autre avait "trop de boulot". 'Tendez, on ne va pas nous le changer complètement non plus...
Mon tableau commence à peu près à ressembler à quelque chose, reste plus qu'à y insérer les Frenchies, Aude, Pierre, Benjamin et les 3 2A de sciences po que je ne connais pas. Aude c'est facile, pour ceux qui suivent gazou touip-touip depuis un certain temps, je ne crois pas avoir besoin de vous la présenter, m'enfin je rappelle toujours : copine de sciences po, camarade de tous les instants dans mes aventures norvégiennes du 1er semestre. Pierre, c'est aussi du sciences po, un de ses très bons amis et celui qui m'a inspiré ce billet, accessoirement, avec sa question au cours de la soirée : "mais tu les connais d'où tous ces gens ?!!" Je crois que je l'ai perdu quelque part vers l'avant-dernier paragraphe. Quant à Benjamin, c'est du Oslo-devenu-sciences-po. Tout est dans l'intitulé : copain rencontré à Oslo, voisin de Aude qui a lui a accordé l'asile politique dans sa cuisine (ah, Aude et sa cuisine... petite larme à l'évocation de ce feuilleton...) et qui a réussi à intégrer un master de sciences po.
Quant aux 3 2A... vous savez, sur ce genre de photos, il y a toujours des gens à propos desquels on vous demande : "c'est qui ?" et vous répondez : "bonne question !". Donc voilà, ce rôle leur a échu pour la soirée. Enfin je suppose que ce sont des gens que Dotan et Zoé ont rencontrés.
Tout ça pour dire que je ne m'ennuie pas ces jours-ci et que cette année s'annonce meilleure qu'attendue, pour peu que je reste dans cette bulle francosmopolite. L'erasmus, une fois qu'on y a mordu, c'est un peu dur de le lacher... et très facile de s'y raccrocher !
Sur ce, je vais chercher Marie à la gare, oui oui, Marie, ma copine suisse d'Oslo. Tout cela semble n'avoir été au final que le vaste commencement d'une aventure encore plus vaste... et que je compte bien faire durer !
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mercredi 15 septembre 2010
dimanche 30 mai 2010
England, Part One
J'étais donc de visite en Angleterre chez la Nouïlle, de dimanche soir à mercredi soir, et c'était fort gazou si on excepte le coup de flip momentané, 1h15 avant le départ, sur la route de l'aéroport : "mais, mais, mais... l'UK n'est pas dans l'espace Schengen... est-ce que ma carte d'identité suffira pour franchir la frontière ? Dammit ! Font chier ces Anglais ! Nouïïïïlle, heeeeelp !". Mais bon, j'ai pu apprendre à cette occasion que la carte d'identité suffisait pour se rendre en Perfide Albion.
Et je suis donc arrivée sans encombres à Guildford, ville de taille moyenne située dans le Surray, à 40 minutes de train de Londres et abritant l'Université du Surray. Le truc con, c'est que ma venue tombait pile pendant la période d'exam de Mamzelle Nouïlle (2 exams au total qui tombent bien sûr tous les 2 dans cet intervalle, spa drôle sinon). Du coup, pendant que Nouïlle et Myriam planchaient sur leur exam de language diversity lundi après-midi, j'ai fait le tour du campus et me suis régalée avec les aventures de Bridget Jones en VO. Le tout sous un grand ciel bleu et par 25°C.
Le campus de Guildford est très anglo-saxon : gros site tout pelouseux et truffé de bâtiments universitaires et autres résidences étudiantes (en parlant de résidences étudiantes, après ce que j'ai vu en Norvège, Suède, Danemark et Angleterre, je n'ose pas imaginer la tête des étudiants étrangers qui débarquent dans les cités U françaises !! Sérieux, on suck a lot pour le coup)
En photo, ça donne ça :



Le bâtiment DK, alias Donkey Kong :

Une fois leur exam fini, j'ai retrouvé Nouïlle et Myriam et nous avons fait une mission Tesco, au cours de laquelle je me suis extasiée devant les nouveaux Pringles lancés à l'occasion de la Coupe du Monde. Il est ainsi possible d'acheter des Pringles saveur curry ou kebab, mention "Great British Flavours" parce que c'est beau le mélange des cultures. Je pense que vous pouvez voir le truc en zoomant sur cette photo de la grâce incarnée :

Il faut savoir que le jour des soirées étudiantes, en UK, ce n'est pas le jeudi mais le lundi.Ca m'a fait très bizarre, m'enfin peu importe, on en a dignement profité. Les 2 héroïnes de la soirée :

Le mec qui squatte sur la photo :

C'était assez drôle parce qu'il est vraiment sorti de nulle part, a fait cheese et puis est reparti. Nice.
Je finirai avec cette photo spéciale dédicace (oui, oui, Nouïlle, c'est pour toi) :

Je mettrai les photos de Londres et de la ville de Guildford demain. Pour l'heure, je vais me coucher !
Et je suis donc arrivée sans encombres à Guildford, ville de taille moyenne située dans le Surray, à 40 minutes de train de Londres et abritant l'Université du Surray. Le truc con, c'est que ma venue tombait pile pendant la période d'exam de Mamzelle Nouïlle (2 exams au total qui tombent bien sûr tous les 2 dans cet intervalle, spa drôle sinon). Du coup, pendant que Nouïlle et Myriam planchaient sur leur exam de language diversity lundi après-midi, j'ai fait le tour du campus et me suis régalée avec les aventures de Bridget Jones en VO. Le tout sous un grand ciel bleu et par 25°C.
Le campus de Guildford est très anglo-saxon : gros site tout pelouseux et truffé de bâtiments universitaires et autres résidences étudiantes (en parlant de résidences étudiantes, après ce que j'ai vu en Norvège, Suède, Danemark et Angleterre, je n'ose pas imaginer la tête des étudiants étrangers qui débarquent dans les cités U françaises !! Sérieux, on suck a lot pour le coup)
En photo, ça donne ça :
Le bâtiment DK, alias Donkey Kong :
Une fois leur exam fini, j'ai retrouvé Nouïlle et Myriam et nous avons fait une mission Tesco, au cours de laquelle je me suis extasiée devant les nouveaux Pringles lancés à l'occasion de la Coupe du Monde. Il est ainsi possible d'acheter des Pringles saveur curry ou kebab, mention "Great British Flavours" parce que c'est beau le mélange des cultures. Je pense que vous pouvez voir le truc en zoomant sur cette photo de la grâce incarnée :
Il faut savoir que le jour des soirées étudiantes, en UK, ce n'est pas le jeudi mais le lundi.Ca m'a fait très bizarre, m'enfin peu importe, on en a dignement profité. Les 2 héroïnes de la soirée :
Le mec qui squatte sur la photo :
C'était assez drôle parce qu'il est vraiment sorti de nulle part, a fait cheese et puis est reparti. Nice.
Je finirai avec cette photo spéciale dédicace (oui, oui, Nouïlle, c'est pour toi) :
Je mettrai les photos de Londres et de la ville de Guildford demain. Pour l'heure, je vais me coucher !
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dimanche 9 mai 2010
Comment je me suis retrouvée avec deux chaussures différentes aux pieds
Je ne voulais rien faire samedi soir. En fait, je voulais juste dormir. Et puis Marie a eu 24 ans.
24 ans qu'elle s'était décidée à fêter. Or, il s'avère que Marie est une de mes colocs. Conséquence : à l'eau, les plans de sages résolutions pour samedi soir. Et commença ainsi une des soirées les plus drôles de mon existence.
Au début, rien que du très classique : bières et barbecue au soleil en papotant gentiment avec le voisin. Et puis, la soirée suivant son cours, vint l'interrogation existentielle : "skal du til byen ?" "tu vas au centre ?", interrogation à laquelle j'ai fini par répondre de façon positive (tant qu'à ne pas tenir ses belles résolutions, autant y aller jusqu'au bout !), en m'engouffrant dans un taxi en compagnie de 2 jeunes gens qui me dirent qu'ils comptaient aller au Martinique. Comprendre : un bar dans le quartier de Storhaug. Bon ben ok. Mais je ne suis finalement jamais rentrée dans ce bar et c'est là que ça devient marrant.
Tout ça à cause de ma carte d´identité. C´est toujours elle que je montre à l'entrée des bars (ici, les contôles sont systématiques) et j'ai donc déjà eu plusieurs fois droit à des "tu parles français", "je ne parle français" (héhé, typique ça : les estrangers ont du mal avec la double négation, mais au lieu de garder le "pas", il garde le "ne". Rajoutez à ça l'accent et le ptit nez en trompette classique des Norvégiens et vous aurez un résultat soooo cute), mais samedi, ça a été: "oh, tu es Française ? Elle parle français!", et le videur d'accompagner la geste à la parole en me désignant la femme à qui il parlait. C'est ainsi que je me suis retrouvée à causer avec une Norvégienne prof de français dans le collège à côté de chez moi et qui a habité 3 ans à Nice quand elle était plus jeune. Ca devait faire 20 minutes qu'on parlait quand quelqu'un me dit "hey, but you're from Amnesty! Come with us, we're going downtown!". Je venais de tomber sur le pote de Inge qui s'obstine à me parler en anglais alors que j'ai déjà dû lui dire 30 fois que je pouvais parler norvégien. Inge était justement devant, en train de tituber. Le temps que je le rejoigne, je suis tombée sur Ine et Tonje qui sortaient de je ne sais où. Et plus loin, Kristina en train de causer avec Morgan, l'Américain du Minnesota. Toute la tribu ou à peu près, en gros. Sauf que Ine, Tonje et Kristina venaient elles aussi de tomber par hasard sur Inge and cie.
Et me voici donc à marcher en leur compagnie en direction des rues des bars. En 5 minutes, Kristina a dû perdre sa pompe au moins 10 fois, Inge s'est pris un ou deux poteaux, j'ai dû dire au moins 15 fois que c'était veldig morsomt (trop drôle) pendant que Tonje criait qu'on devait absolument aller au backstage. Du coup nous sommes allés au dit Backstage. Kristina et Morgan ont très vite disparu, depuis le temps qu'il lui tournait autour, et Inge a commencé par acheter 3 bières. "Pour qui?" - "Ah ben tiens, prends-en une." Ils me font marrer, ces Norvégiens, quand même : autant c'est chacun sa bouteille quand il y a une soirée chez quelqu´un, une habitude qui me saoule je dois dire (haha), autant ils peuvent se montrer très prodigues au bar et/où dès qu´ils ont bu. Anyway. le temps que je la finisse, Inge se faisait virer du bar, son pote avait disparu et Ine et Tonje rentraient de leur pause clope. A 3h, fermeture, et j'ai suivi les 2 miss chez un de leurs copains pour un "nachspiel" (oui, je l'écris à l'allemande si je veux!), ou, en bon français, un after. Au bout d'une heure, Ine a reçu un texto de Inge lui demandant si elle voulait venir chez lui. Et c´est ainsi que je me suis retrouvée avec 2 chaussures différentes.
Elle ne pouvait en effet pas laisser passer l´occasion, pensez-vous, depuis le temps qu´elle le trouve fort sympathique... Elle m´a donc demandé de faire gaffe à Tonje et est partie. Le fait est que j'avais des ballerines ce jours-là, que elle aussi, que nous faisons la même pointure et qu'elle était ronde comme une queue de pelle. Donc elle s'est planté. (Je donne l'impression que tout le monde était complètement fini ce soir-là ? Ca tombe bien, c'était le cas. A côté des autres, j'avais l'air sobre)
Mais je ne m'en suis rendue compte qu'une demi-heure plus tard, lorsque, après m'être assuré que Tonje voulait vraiment dormir dans la chambre du gars chez qui on était (je ne suis pas sûre que ça rentre vraiment dans la catégorie "faire gaffe à" vu son taux d'alcolémie ce soir-là, mais que voulez-vous...), j'ai décidé de rentrer chez moi. Ce fut donc un retour bicolore.
Le pire, c'est que quand Ine a reçu mon texto lui disant "jeg tror at du har min sko...", elle n'a pas compris et s'est dit que j'avais merdé dans mon norvégien. Nan mais j'vous jure... M'enfin elle a décuvé depuis et nous devrions faire un échange de prisonniers dès demain.
Maintenant, je vais me coucher si vous le voulez bien.
24 ans qu'elle s'était décidée à fêter. Or, il s'avère que Marie est une de mes colocs. Conséquence : à l'eau, les plans de sages résolutions pour samedi soir. Et commença ainsi une des soirées les plus drôles de mon existence.
Au début, rien que du très classique : bières et barbecue au soleil en papotant gentiment avec le voisin. Et puis, la soirée suivant son cours, vint l'interrogation existentielle : "skal du til byen ?" "tu vas au centre ?", interrogation à laquelle j'ai fini par répondre de façon positive (tant qu'à ne pas tenir ses belles résolutions, autant y aller jusqu'au bout !), en m'engouffrant dans un taxi en compagnie de 2 jeunes gens qui me dirent qu'ils comptaient aller au Martinique. Comprendre : un bar dans le quartier de Storhaug. Bon ben ok. Mais je ne suis finalement jamais rentrée dans ce bar et c'est là que ça devient marrant.
Tout ça à cause de ma carte d´identité. C´est toujours elle que je montre à l'entrée des bars (ici, les contôles sont systématiques) et j'ai donc déjà eu plusieurs fois droit à des "tu parles français", "je ne parle français" (héhé, typique ça : les estrangers ont du mal avec la double négation, mais au lieu de garder le "pas", il garde le "ne". Rajoutez à ça l'accent et le ptit nez en trompette classique des Norvégiens et vous aurez un résultat soooo cute), mais samedi, ça a été: "oh, tu es Française ? Elle parle français!", et le videur d'accompagner la geste à la parole en me désignant la femme à qui il parlait. C'est ainsi que je me suis retrouvée à causer avec une Norvégienne prof de français dans le collège à côté de chez moi et qui a habité 3 ans à Nice quand elle était plus jeune. Ca devait faire 20 minutes qu'on parlait quand quelqu'un me dit "hey, but you're from Amnesty! Come with us, we're going downtown!". Je venais de tomber sur le pote de Inge qui s'obstine à me parler en anglais alors que j'ai déjà dû lui dire 30 fois que je pouvais parler norvégien. Inge était justement devant, en train de tituber. Le temps que je le rejoigne, je suis tombée sur Ine et Tonje qui sortaient de je ne sais où. Et plus loin, Kristina en train de causer avec Morgan, l'Américain du Minnesota. Toute la tribu ou à peu près, en gros. Sauf que Ine, Tonje et Kristina venaient elles aussi de tomber par hasard sur Inge and cie.
Et me voici donc à marcher en leur compagnie en direction des rues des bars. En 5 minutes, Kristina a dû perdre sa pompe au moins 10 fois, Inge s'est pris un ou deux poteaux, j'ai dû dire au moins 15 fois que c'était veldig morsomt (trop drôle) pendant que Tonje criait qu'on devait absolument aller au backstage. Du coup nous sommes allés au dit Backstage. Kristina et Morgan ont très vite disparu, depuis le temps qu'il lui tournait autour, et Inge a commencé par acheter 3 bières. "Pour qui?" - "Ah ben tiens, prends-en une." Ils me font marrer, ces Norvégiens, quand même : autant c'est chacun sa bouteille quand il y a une soirée chez quelqu´un, une habitude qui me saoule je dois dire (haha), autant ils peuvent se montrer très prodigues au bar et/où dès qu´ils ont bu. Anyway. le temps que je la finisse, Inge se faisait virer du bar, son pote avait disparu et Ine et Tonje rentraient de leur pause clope. A 3h, fermeture, et j'ai suivi les 2 miss chez un de leurs copains pour un "nachspiel" (oui, je l'écris à l'allemande si je veux!), ou, en bon français, un after. Au bout d'une heure, Ine a reçu un texto de Inge lui demandant si elle voulait venir chez lui. Et c´est ainsi que je me suis retrouvée avec 2 chaussures différentes.
Elle ne pouvait en effet pas laisser passer l´occasion, pensez-vous, depuis le temps qu´elle le trouve fort sympathique... Elle m´a donc demandé de faire gaffe à Tonje et est partie. Le fait est que j'avais des ballerines ce jours-là, que elle aussi, que nous faisons la même pointure et qu'elle était ronde comme une queue de pelle. Donc elle s'est planté. (Je donne l'impression que tout le monde était complètement fini ce soir-là ? Ca tombe bien, c'était le cas. A côté des autres, j'avais l'air sobre)
Mais je ne m'en suis rendue compte qu'une demi-heure plus tard, lorsque, après m'être assuré que Tonje voulait vraiment dormir dans la chambre du gars chez qui on était (je ne suis pas sûre que ça rentre vraiment dans la catégorie "faire gaffe à" vu son taux d'alcolémie ce soir-là, mais que voulez-vous...), j'ai décidé de rentrer chez moi. Ce fut donc un retour bicolore.
Le pire, c'est que quand Ine a reçu mon texto lui disant "jeg tror at du har min sko...", elle n'a pas compris et s'est dit que j'avais merdé dans mon norvégien. Nan mais j'vous jure... M'enfin elle a décuvé depuis et nous devrions faire un échange de prisonniers dès demain.
Maintenant, je vais me coucher si vous le voulez bien.
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dimanche 7 mars 2010
Réflexions prises en vol
Gnn, lumière, gnn, voix, gnn, c'est quelle heure ? 12h46. Gnn. Bidon ballonné et barre magistrale au front. Bra, veldig bra. Mais pourquoi, c'était plutôt tranquille hier soir ? Non ?... Réfléchis fort... Alors on a commencé avec ça, puis avec ça puis... Ok, faut que j'arrête, j'ai bu comme un trou et rien que d'y repenser, ça me ballonne encore plus. Take it slow, Robin, take it slow...
5 heures plus tard. Le bide va beaucoup mieux et je commence presque à retrouver un cerveau. J'ai même faim. Et je me remémore la journée d'hier.
Revenant de la ferme bio avec mon pain sous le bras, je me suis retrouvée dans un guide touristique vantant les mérites de la Norvège en hiver : soleil éclatant dans les yeux, quartier résidentiel d'un coté, champs enneigés de l'autre avec, au fond, en tout petit et en ombre chinoise, un skieur qui les traverse.
Au bas de la colline, changement de décor et contraste amusant opéré par la présence du centre commercial, dans lequel je m'engouffre aussitôt, consommatrice que je suis. Je fais mes courses, effarées devant les mangues venues de je ne sais trop où et les tomates d'Espagne qui n'ont de tomates que le nom. Je me demande aussi pourquoi les serviettes hygiéniques en promotion sont exposées à côtés des légumes surgelés et peste contre l'absence de gnocchi dans les rayons frais norvégiens.
Le tout pour sortir de là en ayant dépensé moins d'argent que prévu. Sensation délicieuse, et ce d'autant plus qu'il ne m'est pas donné de l'éprouver souvent.
En rentrant, toujours pas de message de Stéphanie concernant la soirée. Je finis par l'appeler vers 20h15. Rendez-vous en ville à 21h. Vite vite manger pour prendre le bus de 47. A 45, nouvel appel "en fait, je suis con, fallait qu'on se retrouve avant 21h parce qu'on prend un autre bus qui part à 21h02." Je prends quand même le bus de 47 et Inch'Allah. S'ensuivent 10-15 minutes insupportables, passées à maudire les gens qui achètent leur ticket auprès du chauffeur et ceux qui lui demandent leur direction (note culturelle : les arrêts de bus de Stavanger n'ont pas de nom, c'est top quand on ne sait pas où on va). Arrivée à 21h01 au 7 eleven, sprint pour contourner Breiavatnet et finalement sauter in extremis dans le bus 26. Pfiou. Je dis bonjour en haletant aux 2 potes de Stéphanie, Markus l'Allemand et Sarah la Danoise. On finit par arriver à notre destination, l'appart de 2 filles en stage chez Total. Stéphanie me l'avait dit, et j'ai pu en avoir la confirmation de visu : les stagiaires de chez Total ne sont pas logés dans les endroits les plus dégueulasses. Nous avons en effet débarqué dans un genre de grand loft d'une centaine de mètres carrés habité par 2 personnes. Et encore, il paraît que celui-là n'était pas le mieux. Mis en perspective avec les actus françaises parlant des projets de fermeture de la raffinerie de Dunkerque par besoin d'économie, ça devient tout de suite assez planant. Cette réflexion étant faite, nous avons profité de cet appartement et y avons entamé une fiesta qui restera dans les mémoires comme étant celle du (des nombreux) verre(s) de trop. Maintenant, je bois de l'eau.
5 heures plus tard. Le bide va beaucoup mieux et je commence presque à retrouver un cerveau. J'ai même faim. Et je me remémore la journée d'hier.
Revenant de la ferme bio avec mon pain sous le bras, je me suis retrouvée dans un guide touristique vantant les mérites de la Norvège en hiver : soleil éclatant dans les yeux, quartier résidentiel d'un coté, champs enneigés de l'autre avec, au fond, en tout petit et en ombre chinoise, un skieur qui les traverse.
Au bas de la colline, changement de décor et contraste amusant opéré par la présence du centre commercial, dans lequel je m'engouffre aussitôt, consommatrice que je suis. Je fais mes courses, effarées devant les mangues venues de je ne sais trop où et les tomates d'Espagne qui n'ont de tomates que le nom. Je me demande aussi pourquoi les serviettes hygiéniques en promotion sont exposées à côtés des légumes surgelés et peste contre l'absence de gnocchi dans les rayons frais norvégiens.
Le tout pour sortir de là en ayant dépensé moins d'argent que prévu. Sensation délicieuse, et ce d'autant plus qu'il ne m'est pas donné de l'éprouver souvent.
En rentrant, toujours pas de message de Stéphanie concernant la soirée. Je finis par l'appeler vers 20h15. Rendez-vous en ville à 21h. Vite vite manger pour prendre le bus de 47. A 45, nouvel appel "en fait, je suis con, fallait qu'on se retrouve avant 21h parce qu'on prend un autre bus qui part à 21h02." Je prends quand même le bus de 47 et Inch'Allah. S'ensuivent 10-15 minutes insupportables, passées à maudire les gens qui achètent leur ticket auprès du chauffeur et ceux qui lui demandent leur direction (note culturelle : les arrêts de bus de Stavanger n'ont pas de nom, c'est top quand on ne sait pas où on va). Arrivée à 21h01 au 7 eleven, sprint pour contourner Breiavatnet et finalement sauter in extremis dans le bus 26. Pfiou. Je dis bonjour en haletant aux 2 potes de Stéphanie, Markus l'Allemand et Sarah la Danoise. On finit par arriver à notre destination, l'appart de 2 filles en stage chez Total. Stéphanie me l'avait dit, et j'ai pu en avoir la confirmation de visu : les stagiaires de chez Total ne sont pas logés dans les endroits les plus dégueulasses. Nous avons en effet débarqué dans un genre de grand loft d'une centaine de mètres carrés habité par 2 personnes. Et encore, il paraît que celui-là n'était pas le mieux. Mis en perspective avec les actus françaises parlant des projets de fermeture de la raffinerie de Dunkerque par besoin d'économie, ça devient tout de suite assez planant. Cette réflexion étant faite, nous avons profité de cet appartement et y avons entamé une fiesta qui restera dans les mémoires comme étant celle du (des nombreux) verre(s) de trop. Maintenant, je bois de l'eau.
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mercredi 25 novembre 2009
Qu'est-ce qu'on se marre...
Suis en train de réviser mon cours de North-South Developement et je voulais partager avec vous ces notes, griffonnées sur ma feuille de cours :
moi : "question existentielle du jour : pourquoi les profs rigolent-ils avant de dire des trucs pas drôle du tout voire carrément chiants ?"
Aude : "Je ne sais pas, peut-être parce qu'elle voit qu'on s'endort et donc elle a en face d'elle une foule de personnes avec une face étrange"
Benjamin : "Peau de vache est dingue ! Elle est dans une mouvance mystique... Pour ce faire elle a adopté un style destructuré pour dire fuck à la société de consommation et pour prôner les valeurs de l'anarchisme. Elle est anticonformiste (cf ses lunettes "œil de chat"). Sa bague est à son style ce que l'épée de Luke Skywalker est à Star Wars... une arme !"
Bon, à notre décharge, ce cours était d'un ennui assez mortel. Pour tout dire, il était centré sur les TNCs (Transnational Corporations, yeah... Nike, Total, Nokia, Microsoft tout ça... Vous savez, ces entreprises qui possèdent à elles seules l'équivalent du PIB de l'Afrique Subsaharienne) et sur leurs stratégies d'investissement à l'étranger. Donc je crois que ça justifie légèrement le craquage du jour.
Bon, sinon, j'en ai marre, vla que je me mets à foutre de l'anglais dans mon français quand je révise : et que je te parle de globalisation (mais ça existe aussi en français, non ?), et de texte qui refers à... En plus, je me fais distraire par la radio norvégienne, maintenant que je comprends ce qu'elle raconte (à peu près ; je dois dire que je n'ai pas compris ce qui se passait à Bergen, mais même en lisant le journal, je n'ai pas plus compris. Enfin si, j'ai capté qu'un gars était allé se dénoncer à la police mais qu'il avait été ensuite laissé en liberté. Par contre, le motif de base... j'ai compris qu'il avait attaqué un magasin de gâteaux au poivre après avoir bu de la limonade de noël... donc je pense que ce n'est pas ça !)
Allez, j'y retourne, promis, un jour j'arrêterai de poster des trucs à la con pour vous raconter enfin mon voyage polaire. Cela dit, ça demande plus de temps que les trucs à la con.
moi : "question existentielle du jour : pourquoi les profs rigolent-ils avant de dire des trucs pas drôle du tout voire carrément chiants ?"
Aude : "Je ne sais pas, peut-être parce qu'elle voit qu'on s'endort et donc elle a en face d'elle une foule de personnes avec une face étrange"
Benjamin : "Peau de vache est dingue ! Elle est dans une mouvance mystique... Pour ce faire elle a adopté un style destructuré pour dire fuck à la société de consommation et pour prôner les valeurs de l'anarchisme. Elle est anticonformiste (cf ses lunettes "œil de chat"). Sa bague est à son style ce que l'épée de Luke Skywalker est à Star Wars... une arme !"
Bon, à notre décharge, ce cours était d'un ennui assez mortel. Pour tout dire, il était centré sur les TNCs (Transnational Corporations, yeah... Nike, Total, Nokia, Microsoft tout ça... Vous savez, ces entreprises qui possèdent à elles seules l'équivalent du PIB de l'Afrique Subsaharienne) et sur leurs stratégies d'investissement à l'étranger. Donc je crois que ça justifie légèrement le craquage du jour.
Bon, sinon, j'en ai marre, vla que je me mets à foutre de l'anglais dans mon français quand je révise : et que je te parle de globalisation (mais ça existe aussi en français, non ?), et de texte qui refers à... En plus, je me fais distraire par la radio norvégienne, maintenant que je comprends ce qu'elle raconte (à peu près ; je dois dire que je n'ai pas compris ce qui se passait à Bergen, mais même en lisant le journal, je n'ai pas plus compris. Enfin si, j'ai capté qu'un gars était allé se dénoncer à la police mais qu'il avait été ensuite laissé en liberté. Par contre, le motif de base... j'ai compris qu'il avait attaqué un magasin de gâteaux au poivre après avoir bu de la limonade de noël... donc je pense que ce n'est pas ça !)
Allez, j'y retourne, promis, un jour j'arrêterai de poster des trucs à la con pour vous raconter enfin mon voyage polaire. Cela dit, ça demande plus de temps que les trucs à la con.
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lundi 16 novembre 2009
Je crois que je deviens geek
Jugez plutôt : voulant lire le haut de ma feuille qui était coincé suous l'ordi, j'ai machinalement tourné la molette de la souris pour faire descendre le document.
Ça craint, non ?
Déjà que je m'étais mis(e?) à regarder The Big Bang Theory...
Sur ce, je retourne à mon exam : "dans vos lectures, il y a plusieurs exemples de changements majeurs dans la vie des hommes et femmes vivant dans les pays nordiques*. Donnez des exemples et des arguments qui abondent dans ce sens, mais également des exemples et arguments qui vont à l'encontre de ce postulat, et évoquez les conditions ayant pu changer les vie de ces hommes et femmes". Youpi. Vous avez 3 jours pour écrire entre 6 et 8 pages.
*Petite précision sur les terminologies, vous vous coucherez moins bêtes ce soir comme ça : pays nordique = Finlande, Suède, Norvège, Danemark, Islande. Scandinavie = Norvège, Suède, Danemark.
Ça craint, non ?
Déjà que je m'étais mis(e?) à regarder The Big Bang Theory...
Sur ce, je retourne à mon exam : "dans vos lectures, il y a plusieurs exemples de changements majeurs dans la vie des hommes et femmes vivant dans les pays nordiques*. Donnez des exemples et des arguments qui abondent dans ce sens, mais également des exemples et arguments qui vont à l'encontre de ce postulat, et évoquez les conditions ayant pu changer les vie de ces hommes et femmes". Youpi. Vous avez 3 jours pour écrire entre 6 et 8 pages.
*Petite précision sur les terminologies, vous vous coucherez moins bêtes ce soir comme ça : pays nordique = Finlande, Suède, Norvège, Danemark, Islande. Scandinavie = Norvège, Suède, Danemark.
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mardi 27 octobre 2009
Erasmus Way of Life
A force d'en parler, on ne sait plus ce que c'est : le concept de l'erasmus. On en a quelques échos, à coups de photos postées sur les blogs des autres, pleines de gens (jamais les mêmes) qui font des grands sourires et le V de la victoire, des photos dont la légende ne manquera jamais de mentionner la provenance de ces personnes, provenance rarement locale au demeurant. Et puis on sait ce qu'on est censés être, quand on est erasmus : quelqu'un qui fait tout le temps la fête, qui va visiter des coins que la plupart des locaux n'auront probablement jamais vu et qui se soucie de ses notes comme de sa première dent puisque de toutes façons, la seule chose qui compte, c'est de valider son semestre, peu importe que ce soit à coups de A ou de E étant donné que l'université d'origine ne prend pas en compte cette notation. Elle veut juste que vous ayez 30 crédits. Point.
Voilà le genre de personnage qui m'intriguait fortement au début et auquel je me sentais bien en peine de ressembler, quand même. Ok, je voyage. Certes. (Même qu'on va aller de Trondheim à Tromsø en novembre et que si vous regardez sur une carte de la Norvège, vous comprendrez probablement mon gazouillage intempestif à ce propos). Et mes fréquentations norvégiennes sont épisodiques. Non que je ne discute jamais ni ne passe de soirée avec des Norvégiens, mais ce ne sont pas les personnages principaux du sitcom que je vis présentement. Oui, ma vie en Norvège est un sitcom de type Friends ou HIMYM ; petite pensée émue pour ce gars italo-turc qui draguait Aude et qui lui envoyait des textos de type "tu pourrais répondre quand je t'appelle". Ah Sergio, si tu m'entends... Je me souviendrais toujours de ce moment où on t'a croisé dans le métro alors que j'expliquais à Aude que ma vie était une série télé... En plus, tous les gens sont beaux ici.
Donc, d'accord, je présente quelques caractéristiques de l'Erasmus-type. Mais quand même : d'abord, je bosse. Si, si, c'est vrai. Ensuite, le concept de l'exchange student qui va de beuverie en beuverie (de party en party, diront nous pudiquement), je ne connaissais guère. Mais je dois dire que depuis 2-3 semaines, je commence à saisir,à coups de parties improvisées. Dernier épisode en date : une cage party baroque qui se transforme en lift party, 4th floor party puis corridor party.
Je vais vous expliquer tout ça, ne vous inquiétez pas, mais d'abord, laissez-moi vous introduire un concept : la kitchen party. Il faut savoir que, dans la plupart des résidences étudiantes, les cuisines sont partagées par plus de 2 personnes. Ça peut varier de 5 à 10 et ça peut être un bonheur plus ou moins grand, cf la tronche de la cuisine de Melvin ou les déboires de Aude, à comparer avec les cuisines nickel de Benjamin ou Johanna. Un point commun à toutes ces cuisines, cela dit : elles sont grandes, donc on peut y mettre du monde, donc on peut y faire la fête. Et la kitchen party fut. C'est comme cela que je me suis retrouvée dans la cuisine d'une parfaite inconnue qui fêtait son anniversaire il y a de cela 2 semaines, avec plein de Polonais et de Norvégiens puisque cette parfaite inconnue était une Polonaise faisant ses études en Norvège. Dingue. Tout cela m'a valu ensuite de prendre le dernier métro (minuit 53)direction le centre ville pour atterrir dans un bar dansant dans lequel je me suis éclatée sur "Don't stop me now" en compagnie d'un Azéri qui, manifestement, aimait beaucoup Queen lui aussi. Dit comme ça, la mondialisation, c'est sympa, non ? Et il me faut également mentionner cette balade sur Karl Johan Gate en compagnie d'un Norvégien fort sympathique orginaire de Trondheim, à la recherche d'un distributeur. C'est beau, la vie...
Le concept de la kitchen party étant posé, sachez qu'il peut se décliner à l'envie avec tout nom d'endroit où il y a du monde et où on peut faire la fête. C'est ainsi que la semaine dernière, je reçois une invitation de Melvin sur fasbok à l'évènement "Cage Party", ie : fête dans la cave d'un des immeubles de Kringjså, une des plus grandes résidences étudiantes, dont j'ai déjà dû vous parler (à prononcer kringcho en roulant le "r" si vous ne voulez pas avoir l'accent de Bergen). Il faut savoir au préalable que tous les immeubles étudiants ont un sous-sol dans lequel il y a un endroit de stockage attribué à chaque chambre et c'était donc dans cet environnement qu'une party était organisée samedi dernier, party à laquelle je me suis rendue en compagnie de Ronan, qui était de passage, et de la joyeuse bande de Copenhague, j'ai nommé Aude, Marie, Melvin et Marc.
Et c'était assez ubuesque, en fait. On a débarqué dans cette cave blindée de monde, on a dû croiser à peu près toutes nos connaissances erasmus jusqu'à arriver à un endroit un peu moins bondé dans lequel on a pu se poser... pas longtemps puisque l'alarme incendie a dû se déclencher moins d'une demi-heure après. Notez que les détecteurs de fumée sont des êtres peu sensibles, vu la dose de fumée de cigarettes qu'ils se sont pris dans la figure avant de lancer leur mouvement de protestation. Notez aussi que s'il y avait eu vraiment le feu, j'aurais eu le temps de cramer 10 fois avant de me rendre compte que l'alarme sonnait ; autant ça vous casse les oreilles quand vous êtes tranquille dans votre chambre, autant dans la cave, on l'entend vraiment peu. M'enfin nous avons fini par sortir, ainsi que tous les gens qui se trouvaient à ce moment-là dans le building 10 de Kringsjå. C'est ainsi que j'ai croisé ma copine Mariam qui a le malheur d'habiter cet immeuble... Et je comprends maintenant pourquoi je suis réveillée de temps à autre par l'alarme incendie de Vestgrensa. Scrogneugneu.
On a donc poireauté une demi-heure dehors avant de pouvoir rerentrer. Et là, que faire ? On a manqué de se prendre une bassine de flotte sur la courge, balancée par des nanas du 5ème exaspérées du barouf qu'on faisait en bas (auquel contribuait plus que fortement la bande d'espagnols bourrés à côté de nous, je dois dire). Puis, la grande question s'est posée : on va où, maintenant ? La rumeur grandissait, disant qu'il y avait une kitchen party au 8th floor. Et d'aller au 8th floor, ou plutôt, de se retrouver coincés dans l'escalier parce que trop de monde devant. Et de descendre au 4th floor sur les conseils d'un gars placé une dizaine de marches plus haut (enfin, si on veut être plus précis, c'était surtout un espèce de cri composé de "and now, go to 4th flooooooor!"). Arrivés au 4th floor, un constat : il ne se passe rien au 4th, faut qu'on y aille. Mais c'était sans compter sur certaines personnes suffisamment bourrées pour aller cogner aux portes des différents couloirs en gueulant un truc à base de "ouvrez, on veut faire la fête !!". Là, c'est le moment où je nous suis tous maudis intérieurement à la place (ou plutôt en choeur avec, je pense) des pauvres âmes qui tentaient de roupiller au 4ème. Vous devez vous dire que j'aurais pu sortir, dans ce cas, mais le fait est que j'étais en plein milieu d'un gros tas de gens et que ce n'était pas forcément évident. Cela étant, heureusement pour les pauvres âmes, on a fini par dégager (mon échelle de temporalité me souffle qu'on a dû les traumatiser pendant une vingtaine de minutes), non sans avoir testé, auparavant, le concept de la lift party, par procuration. Par lift party, comprendre : se retrouver coincé dans un ascenseur. Et par procuration, comprendre : j'étais juste à côté de l'ascenseur et il a une vitre. Bon, ils n'y sont pas restés bien longtemps. Ils étaient 3 dans l'ascenseur, 2 gars et une fille polonaise mais sachant couramment le norvégien, et Melvin m'a raconté a posteriori que les 2 gars ont tenté vainement de comprendre ce qui était écrit jusqu'à ce que la fille en ait marre d'être coincée et appuie sur le bon bouton.
Et ceci nous ramène donc à notre départ du 4th floor, direction le fameux 8th floor où il y avait effectivement une kitchen party qui, pour nous, s'est transformée en corridor party dans la mesure où c'était là qu'il restait de la place. C'est ainsi que je me suis retrouvée à parler avec Matt, from California and from the same norskkurs as me, de la réforme du système de santé américain voulue par Obama. En bon Californien, il comprenait aussi peu que moi les oppositions à ce projet donc je n'ai pas bien pu éclaircir le mystère étatsunien ; d'autant que Marc, américain lui aussi, vient du Maryland et qu'ils sont aussi démocrates par là-bas. (N'empêche que les Américains qui viennent en Norvège doivent halluciner ; imaginez qu'il y a quand même un monopole sur le lait, ici !)
Bref, tout ça pour rentrer à 3h30 du matin, mais notez l'astuce : c'était 2h30 avec la nouvelle heure. Et pour ceux, perspicaces, qui me feraient remarquer que j'ai dit plus haut que le dernier métro était à minuit 53, je répondrais qu'on est rentré à pieds, ça nous a pris 25 minutes et c'est cool parce que c'est en descente.
Voilà le genre de personnage qui m'intriguait fortement au début et auquel je me sentais bien en peine de ressembler, quand même. Ok, je voyage. Certes. (Même qu'on va aller de Trondheim à Tromsø en novembre et que si vous regardez sur une carte de la Norvège, vous comprendrez probablement mon gazouillage intempestif à ce propos). Et mes fréquentations norvégiennes sont épisodiques. Non que je ne discute jamais ni ne passe de soirée avec des Norvégiens, mais ce ne sont pas les personnages principaux du sitcom que je vis présentement. Oui, ma vie en Norvège est un sitcom de type Friends ou HIMYM ; petite pensée émue pour ce gars italo-turc qui draguait Aude et qui lui envoyait des textos de type "tu pourrais répondre quand je t'appelle". Ah Sergio, si tu m'entends... Je me souviendrais toujours de ce moment où on t'a croisé dans le métro alors que j'expliquais à Aude que ma vie était une série télé... En plus, tous les gens sont beaux ici.
Donc, d'accord, je présente quelques caractéristiques de l'Erasmus-type. Mais quand même : d'abord, je bosse. Si, si, c'est vrai. Ensuite, le concept de l'exchange student qui va de beuverie en beuverie (de party en party, diront nous pudiquement), je ne connaissais guère. Mais je dois dire que depuis 2-3 semaines, je commence à saisir,à coups de parties improvisées. Dernier épisode en date : une cage party baroque qui se transforme en lift party, 4th floor party puis corridor party.
Je vais vous expliquer tout ça, ne vous inquiétez pas, mais d'abord, laissez-moi vous introduire un concept : la kitchen party. Il faut savoir que, dans la plupart des résidences étudiantes, les cuisines sont partagées par plus de 2 personnes. Ça peut varier de 5 à 10 et ça peut être un bonheur plus ou moins grand, cf la tronche de la cuisine de Melvin ou les déboires de Aude, à comparer avec les cuisines nickel de Benjamin ou Johanna. Un point commun à toutes ces cuisines, cela dit : elles sont grandes, donc on peut y mettre du monde, donc on peut y faire la fête. Et la kitchen party fut. C'est comme cela que je me suis retrouvée dans la cuisine d'une parfaite inconnue qui fêtait son anniversaire il y a de cela 2 semaines, avec plein de Polonais et de Norvégiens puisque cette parfaite inconnue était une Polonaise faisant ses études en Norvège. Dingue. Tout cela m'a valu ensuite de prendre le dernier métro (minuit 53)direction le centre ville pour atterrir dans un bar dansant dans lequel je me suis éclatée sur "Don't stop me now" en compagnie d'un Azéri qui, manifestement, aimait beaucoup Queen lui aussi. Dit comme ça, la mondialisation, c'est sympa, non ? Et il me faut également mentionner cette balade sur Karl Johan Gate en compagnie d'un Norvégien fort sympathique orginaire de Trondheim, à la recherche d'un distributeur. C'est beau, la vie...
Le concept de la kitchen party étant posé, sachez qu'il peut se décliner à l'envie avec tout nom d'endroit où il y a du monde et où on peut faire la fête. C'est ainsi que la semaine dernière, je reçois une invitation de Melvin sur fasbok à l'évènement "Cage Party", ie : fête dans la cave d'un des immeubles de Kringjså, une des plus grandes résidences étudiantes, dont j'ai déjà dû vous parler (à prononcer kringcho en roulant le "r" si vous ne voulez pas avoir l'accent de Bergen). Il faut savoir au préalable que tous les immeubles étudiants ont un sous-sol dans lequel il y a un endroit de stockage attribué à chaque chambre et c'était donc dans cet environnement qu'une party était organisée samedi dernier, party à laquelle je me suis rendue en compagnie de Ronan, qui était de passage, et de la joyeuse bande de Copenhague, j'ai nommé Aude, Marie, Melvin et Marc.
Et c'était assez ubuesque, en fait. On a débarqué dans cette cave blindée de monde, on a dû croiser à peu près toutes nos connaissances erasmus jusqu'à arriver à un endroit un peu moins bondé dans lequel on a pu se poser... pas longtemps puisque l'alarme incendie a dû se déclencher moins d'une demi-heure après. Notez que les détecteurs de fumée sont des êtres peu sensibles, vu la dose de fumée de cigarettes qu'ils se sont pris dans la figure avant de lancer leur mouvement de protestation. Notez aussi que s'il y avait eu vraiment le feu, j'aurais eu le temps de cramer 10 fois avant de me rendre compte que l'alarme sonnait ; autant ça vous casse les oreilles quand vous êtes tranquille dans votre chambre, autant dans la cave, on l'entend vraiment peu. M'enfin nous avons fini par sortir, ainsi que tous les gens qui se trouvaient à ce moment-là dans le building 10 de Kringsjå. C'est ainsi que j'ai croisé ma copine Mariam qui a le malheur d'habiter cet immeuble... Et je comprends maintenant pourquoi je suis réveillée de temps à autre par l'alarme incendie de Vestgrensa. Scrogneugneu.
On a donc poireauté une demi-heure dehors avant de pouvoir rerentrer. Et là, que faire ? On a manqué de se prendre une bassine de flotte sur la courge, balancée par des nanas du 5ème exaspérées du barouf qu'on faisait en bas (auquel contribuait plus que fortement la bande d'espagnols bourrés à côté de nous, je dois dire). Puis, la grande question s'est posée : on va où, maintenant ? La rumeur grandissait, disant qu'il y avait une kitchen party au 8th floor. Et d'aller au 8th floor, ou plutôt, de se retrouver coincés dans l'escalier parce que trop de monde devant. Et de descendre au 4th floor sur les conseils d'un gars placé une dizaine de marches plus haut (enfin, si on veut être plus précis, c'était surtout un espèce de cri composé de "and now, go to 4th flooooooor!"). Arrivés au 4th floor, un constat : il ne se passe rien au 4th, faut qu'on y aille. Mais c'était sans compter sur certaines personnes suffisamment bourrées pour aller cogner aux portes des différents couloirs en gueulant un truc à base de "ouvrez, on veut faire la fête !!". Là, c'est le moment où je nous suis tous maudis intérieurement à la place (ou plutôt en choeur avec, je pense) des pauvres âmes qui tentaient de roupiller au 4ème. Vous devez vous dire que j'aurais pu sortir, dans ce cas, mais le fait est que j'étais en plein milieu d'un gros tas de gens et que ce n'était pas forcément évident. Cela étant, heureusement pour les pauvres âmes, on a fini par dégager (mon échelle de temporalité me souffle qu'on a dû les traumatiser pendant une vingtaine de minutes), non sans avoir testé, auparavant, le concept de la lift party, par procuration. Par lift party, comprendre : se retrouver coincé dans un ascenseur. Et par procuration, comprendre : j'étais juste à côté de l'ascenseur et il a une vitre. Bon, ils n'y sont pas restés bien longtemps. Ils étaient 3 dans l'ascenseur, 2 gars et une fille polonaise mais sachant couramment le norvégien, et Melvin m'a raconté a posteriori que les 2 gars ont tenté vainement de comprendre ce qui était écrit jusqu'à ce que la fille en ait marre d'être coincée et appuie sur le bon bouton.
Et ceci nous ramène donc à notre départ du 4th floor, direction le fameux 8th floor où il y avait effectivement une kitchen party qui, pour nous, s'est transformée en corridor party dans la mesure où c'était là qu'il restait de la place. C'est ainsi que je me suis retrouvée à parler avec Matt, from California and from the same norskkurs as me, de la réforme du système de santé américain voulue par Obama. En bon Californien, il comprenait aussi peu que moi les oppositions à ce projet donc je n'ai pas bien pu éclaircir le mystère étatsunien ; d'autant que Marc, américain lui aussi, vient du Maryland et qu'ils sont aussi démocrates par là-bas. (N'empêche que les Américains qui viennent en Norvège doivent halluciner ; imaginez qu'il y a quand même un monopole sur le lait, ici !)
Bref, tout ça pour rentrer à 3h30 du matin, mais notez l'astuce : c'était 2h30 avec la nouvelle heure. Et pour ceux, perspicaces, qui me feraient remarquer que j'ai dit plus haut que le dernier métro était à minuit 53, je répondrais qu'on est rentré à pieds, ça nous a pris 25 minutes et c'est cool parce que c'est en descente.
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jeudi 15 octobre 2009
La classe
J'avais presque oublié, à force de passer 3 ans dans la même promo dans laquelle on connaît tout le monde même si on ne parle jamais à tout le monde, ce que ça fait de débarquer dans une nouvelle classe où on ne connaît personne.
Ici, le concept de promo est assez limité, je pense, dans la mesure où les étudiants choisissent leurs cours chaque semestre ; il n'y a pas de filière à proprement parler. Je ne pourrai pas vous en dire bien plus, étant donné que les "exchange students" ne sont pas exactement dans le même cadre que les autres. Toujours est-il que j'ai des têtes différentes dans chacun de mes cours, même si certaines têtes reviennent. Donc je serais bien en peine d'appeler ces groupes de gens des "classes".
Mais j'ai aussi un cours qui me prend 6 heures par semaine, j'ai nommé : le cours de norvégien. Ça, c'est ma classe, et même si je suis loin dans le Nord (pas tant que ça d'ailleurs ; en novembre, je devrai aller au-dessus du cercle polaire, mais je vous en reparlerai !), c'est la même chose qu'ailleurs.
Au début, vous ne connaissez personne. En règle générale, je n'aime pas arriver en avance (pour ça que je suis tout le temps en retard, parce que c'est 'achement dur d'arriver à l'heure pile), mais dans un tel contexte, c'est pire que tout. Ça m'est arrivé un jour (sisi), j'avais 5 minutes d'avance et franchement, c'est nul. Parce que c'est l'heure à laquelle il y a encore des tables libres, donc je me suis installée à l'une d'entre elles, plutôt que d'aller m'asseoir à côté de la fille derrière moi qui avait l'air sympa. Les gens sont ensuite arrivés et se sont assis à leur tour. Progressivement, il n'y avait plus de tables libres donc les nouveaux venus ont dû prendre place à côté des autres. Mais toujours personne à côté de moi. Je me suis subitement sentie revenue à ces moments d'enfance où l'institeur/trice/moniteur/trice désignait 2 enfants pour former les équipes ; ma grande angoisse était d'être parmi les derniers, ceux que personne ne veut choisir parce que : ils sont petits et/ou ils ont des lunettes et/ou ce sont des filles (notez d'ailleurs cette absurdité qui consiste à déplorer la présence d'une majorité de filles dans l'équipe à un âge où la différence de force physique n'existe pas, absurdité encouragée par la catégorie d'adulte susmentionnée, qui plus est). Je présentais 2 des critères discriminatoires, donc je vous laisse imaginer que ça m'est arrivé plusieurs fois... surtout les premiers jours, quand personne ne connait personne (raah, ce que j'ai pu exécrer le classique ballon prisonnier du premier jour de colo !). Après, ça allait mieux parce que je savais courir et attraper un ballon.
Bref, back in 2009 (Nouille, si tu me suis...), je divaguais là-dessus, assez déprimée je dois dire, quand la prof est arrivée. Un cours qui commence, c'est la bénédiction, mes cocos, dans ces moments-là. Ironie du sort : c'est ce jour-là que, à la faveur du tea-time (premier du genre), j'ai commencé à parler à 2 filles qui sont désormais mes amies de norvégien. Never despair !(à ce propos, j'ai résolu de rejoindre une association de jeux de société ; ça n'a rien à voir avec ma classe, mais j'ai décidé de remédier à mon manque chronique d'amitié norvégienne, et à ma nostalgie du K'fée des Jeux par la même occasion)
Et donc, 2 mois plus tard, que dire de ma classe ? La même chose que pour les autres :
- Il y a vos amis. Ceux que vous allez voir dès que vous entrez dans la salle pour leur dire bonjour (Hei ! Hvordan har du det ? - Bare bra, og du ? - Bare bra - Hvor var helgen din ? - Veldig godt ! etc., etc.), même s'il n'y a plus de place à côté d'eux. Pour l'essentiel, j'ai nommé Mariam, Pia et Johanna.
- Il y a ceux à qui vous parlez de temps en temps en cours et qui sont peut-être en passe de rentrer dans la catégorie ci-dessus.
- Ceux à qui vous ne parlez jamais mais que vous trouvez sympa quand même. Vous aimeriez bien leur dire "salut ! tu veux être mon ami ?", si ça marchait comme ça dans la vraie vie.
- Ceux à qui vous ne parlez jamais mais qui vous exaspèrent. J'en ai un, notamment, toujours à demander "I have a question" alors qu'il pourrait dire "Jeg har et spørsmål", ça doit être une des premières phrases qu'on a apprises.
- Ceux à qui ne vous parlez jamais et dont vous vous foutez. Sous-catégorie : ceux dont vous venez tout juste de remarquer la présence dans votre classe, au milieu du semestre.
Spécificité de cette classe, quand même : on vient des 4 coins de la planète. Au menu : France, Allemagne (rien de très exotique jusque-là !), Luxembourg, République Tchèque, Estonie, Iran, Pakistan, Chine, Japon, Malawi, Australie, États-Unis. Ajoutons cela de la Finlande, de la Corée du Sud, de l'Autriche, de l'Angleterre, de la Lettonie, du Zimbabwe et de la Pologne dans mon cours de substitution du mercredi, celui où j'allais jusqu'à hier pour pouvoir aller à mon cours de danse africaine (je dis allais parce que les cours de sports sont organisés par demi-semestre). Je pense que, désormais, j'ai rencontré des ressortissants de bon nombre de pays de la planète ! C'est beau la mondialisation...
Ici, le concept de promo est assez limité, je pense, dans la mesure où les étudiants choisissent leurs cours chaque semestre ; il n'y a pas de filière à proprement parler. Je ne pourrai pas vous en dire bien plus, étant donné que les "exchange students" ne sont pas exactement dans le même cadre que les autres. Toujours est-il que j'ai des têtes différentes dans chacun de mes cours, même si certaines têtes reviennent. Donc je serais bien en peine d'appeler ces groupes de gens des "classes".
Mais j'ai aussi un cours qui me prend 6 heures par semaine, j'ai nommé : le cours de norvégien. Ça, c'est ma classe, et même si je suis loin dans le Nord (pas tant que ça d'ailleurs ; en novembre, je devrai aller au-dessus du cercle polaire, mais je vous en reparlerai !), c'est la même chose qu'ailleurs.
Au début, vous ne connaissez personne. En règle générale, je n'aime pas arriver en avance (pour ça que je suis tout le temps en retard, parce que c'est 'achement dur d'arriver à l'heure pile), mais dans un tel contexte, c'est pire que tout. Ça m'est arrivé un jour (sisi), j'avais 5 minutes d'avance et franchement, c'est nul. Parce que c'est l'heure à laquelle il y a encore des tables libres, donc je me suis installée à l'une d'entre elles, plutôt que d'aller m'asseoir à côté de la fille derrière moi qui avait l'air sympa. Les gens sont ensuite arrivés et se sont assis à leur tour. Progressivement, il n'y avait plus de tables libres donc les nouveaux venus ont dû prendre place à côté des autres. Mais toujours personne à côté de moi. Je me suis subitement sentie revenue à ces moments d'enfance où l'institeur/trice/moniteur/trice désignait 2 enfants pour former les équipes ; ma grande angoisse était d'être parmi les derniers, ceux que personne ne veut choisir parce que : ils sont petits et/ou ils ont des lunettes et/ou ce sont des filles (notez d'ailleurs cette absurdité qui consiste à déplorer la présence d'une majorité de filles dans l'équipe à un âge où la différence de force physique n'existe pas, absurdité encouragée par la catégorie d'adulte susmentionnée, qui plus est). Je présentais 2 des critères discriminatoires, donc je vous laisse imaginer que ça m'est arrivé plusieurs fois... surtout les premiers jours, quand personne ne connait personne (raah, ce que j'ai pu exécrer le classique ballon prisonnier du premier jour de colo !). Après, ça allait mieux parce que je savais courir et attraper un ballon.
Bref, back in 2009 (Nouille, si tu me suis...), je divaguais là-dessus, assez déprimée je dois dire, quand la prof est arrivée. Un cours qui commence, c'est la bénédiction, mes cocos, dans ces moments-là. Ironie du sort : c'est ce jour-là que, à la faveur du tea-time (premier du genre), j'ai commencé à parler à 2 filles qui sont désormais mes amies de norvégien. Never despair !(à ce propos, j'ai résolu de rejoindre une association de jeux de société ; ça n'a rien à voir avec ma classe, mais j'ai décidé de remédier à mon manque chronique d'amitié norvégienne, et à ma nostalgie du K'fée des Jeux par la même occasion)
Et donc, 2 mois plus tard, que dire de ma classe ? La même chose que pour les autres :
- Il y a vos amis. Ceux que vous allez voir dès que vous entrez dans la salle pour leur dire bonjour (Hei ! Hvordan har du det ? - Bare bra, og du ? - Bare bra - Hvor var helgen din ? - Veldig godt ! etc., etc.), même s'il n'y a plus de place à côté d'eux. Pour l'essentiel, j'ai nommé Mariam, Pia et Johanna.
- Il y a ceux à qui vous parlez de temps en temps en cours et qui sont peut-être en passe de rentrer dans la catégorie ci-dessus.
- Ceux à qui vous ne parlez jamais mais que vous trouvez sympa quand même. Vous aimeriez bien leur dire "salut ! tu veux être mon ami ?", si ça marchait comme ça dans la vraie vie.
- Ceux à qui vous ne parlez jamais mais qui vous exaspèrent. J'en ai un, notamment, toujours à demander "I have a question" alors qu'il pourrait dire "Jeg har et spørsmål", ça doit être une des premières phrases qu'on a apprises.
- Ceux à qui ne vous parlez jamais et dont vous vous foutez. Sous-catégorie : ceux dont vous venez tout juste de remarquer la présence dans votre classe, au milieu du semestre.
Spécificité de cette classe, quand même : on vient des 4 coins de la planète. Au menu : France, Allemagne (rien de très exotique jusque-là !), Luxembourg, République Tchèque, Estonie, Iran, Pakistan, Chine, Japon, Malawi, Australie, États-Unis. Ajoutons cela de la Finlande, de la Corée du Sud, de l'Autriche, de l'Angleterre, de la Lettonie, du Zimbabwe et de la Pologne dans mon cours de substitution du mercredi, celui où j'allais jusqu'à hier pour pouvoir aller à mon cours de danse africaine (je dis allais parce que les cours de sports sont organisés par demi-semestre). Je pense que, désormais, j'ai rencontré des ressortissants de bon nombre de pays de la planète ! C'est beau la mondialisation...
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lundi 17 août 2009
Les joies de la vie étudiante
Et bien oui, que voulez-vous, au final, la vie étudiante au sens "je suis toute seule et je me démerde comme je peux en appelant papa et maman à l'aide de temps en temps quand même", c'est, au fond, une grande première pour moi... Et j'en goûte tous les instants avec plus ou moins de bonheur...
Ça a commencé hier avec l'ouvre-boîte, ou plutôt, son absence patente et assez cruelle lorsque j'ai découvert que la boîte de conserve n'avait pas une petite tirette comme j'avais l'habitude sur les boîtes de champignons en France et que, du coup, j'avais besoin d'un ouvre-boîte pour l'ouvrir. Et là, je me suis revue à ikéa, munie de mon sac jaune, l'ouvre boîte Snaeridrufsk en main, me disant "boaf, ça me servira pas ce machin de toutes façons". Mais étant d'une nature fougueuse, intrépide, aventureuse même, je refusai de reculer devant l'obstacle et de ranger mes champignons. J'allai les ouvrir, question de principe, nooonméo. (et non pas monnémo, ça n'a rien à voir). Je m'emparai donc de copain l'opinel que je suis très contente d'avoir amené et entrepris d'entailler la boîte à coups d'estoc. Le pire, c'est que je suis arrivée à en sortir les champignons. Cela étant, j'en ai quand même retiré une leçon : entre la boîte et le pouce, c'est la boîte la plus forte, pas la peine d'essayer de la faire plier (ouééé, mais juste en la scrouiquant un peu, ça serait mieux passé, quoi...)
Moralité, aujourd'hui, en faisant les courses (11,50 euros pour tous les fruits et légumes de la semaine, youhouuuuu, vive Grønland !), j'ai bien veillé à :
- 1°)Acheter un ouvre-boîte
- 2°) N'achetez que des boîtes de conserve à tirette.
Oui, je sais, c'est con.
Autre joie de la vie étudiante : découvrir des dépenses qu'on n'avait pas prévu à la base. Ça, c'était le programme du jour. Ça a commencé avec un texto de Rachel me disant : "je vais acheter mes bouquins demain, ça te dit de venir ?". "Ah ouais, les bouquins... faudrait peut-être que je m'en occupe..." Je savais que ce serait cher, mais je les avais momentanément oubliés. Ils sont revenus d'eux-mêmes, et paf, 500 euros. Gloups. Papaaaa, mamaaaann... Les Norvégiens sont méchaaants avec moi, ils veulent me ruineeer...
Le pire, c'est que je vais devoir les lire, toutes ces centaines de pages en anglais sur l'État-providence, la question du genre et le développement. J'avais (presque) oublié que je suis venue ici pour travailler. C'est ça aussi, la vie d'étudiant...
Ça a commencé hier avec l'ouvre-boîte, ou plutôt, son absence patente et assez cruelle lorsque j'ai découvert que la boîte de conserve n'avait pas une petite tirette comme j'avais l'habitude sur les boîtes de champignons en France et que, du coup, j'avais besoin d'un ouvre-boîte pour l'ouvrir. Et là, je me suis revue à ikéa, munie de mon sac jaune, l'ouvre boîte Snaeridrufsk en main, me disant "boaf, ça me servira pas ce machin de toutes façons". Mais étant d'une nature fougueuse, intrépide, aventureuse même, je refusai de reculer devant l'obstacle et de ranger mes champignons. J'allai les ouvrir, question de principe, nooonméo. (et non pas monnémo, ça n'a rien à voir). Je m'emparai donc de copain l'opinel que je suis très contente d'avoir amené et entrepris d'entailler la boîte à coups d'estoc. Le pire, c'est que je suis arrivée à en sortir les champignons. Cela étant, j'en ai quand même retiré une leçon : entre la boîte et le pouce, c'est la boîte la plus forte, pas la peine d'essayer de la faire plier (ouééé, mais juste en la scrouiquant un peu, ça serait mieux passé, quoi...)
Moralité, aujourd'hui, en faisant les courses (11,50 euros pour tous les fruits et légumes de la semaine, youhouuuuu, vive Grønland !), j'ai bien veillé à :
- 1°)Acheter un ouvre-boîte
- 2°) N'achetez que des boîtes de conserve à tirette.
Oui, je sais, c'est con.
Autre joie de la vie étudiante : découvrir des dépenses qu'on n'avait pas prévu à la base. Ça, c'était le programme du jour. Ça a commencé avec un texto de Rachel me disant : "je vais acheter mes bouquins demain, ça te dit de venir ?". "Ah ouais, les bouquins... faudrait peut-être que je m'en occupe..." Je savais que ce serait cher, mais je les avais momentanément oubliés. Ils sont revenus d'eux-mêmes, et paf, 500 euros. Gloups. Papaaaa, mamaaaann... Les Norvégiens sont méchaaants avec moi, ils veulent me ruineeer...
Le pire, c'est que je vais devoir les lire, toutes ces centaines de pages en anglais sur l'État-providence, la question du genre et le développement. J'avais (presque) oublié que je suis venue ici pour travailler. C'est ça aussi, la vie d'étudiant...
Libellés :
Vie étudiante
lundi 10 août 2009
Oui, oui, j'arrive...
... non mais pasque y'a la Salamandre qui râle pour tout le monde que je suis muette depuis 3 jours que je suis en Norvège... Mais spa ma faute, je viens juste d'avoir ma connection internet. Ben oui, que voulez-vous : j'arrive, vendredi soir, exténuée par mes 40 kg de bagages, au Crous norvégien (= SIO), je suis trop à la ramasse, déjà que je comprends qu'un mot sur deux à ce que me raconte le gars qui a bien dû se marrer en voyant ma tronche, donc vous ne croyez quand même pas que j'allais penser à lui dire qu'il fallait qu'il me refile un papier pour que je puisse me connecter à internet !
Et puis le week-end, c'est fermé. Donc z'aviez qu'à attendre lundi, comme moi, et c'est d'ailleurs ce que vous avez fait, que vous le vouliez ou non.
Donc, pour l'instant, les aventures de la Kro en Norvège, ça donne :
* de la musculation intensive. Ça a commencé par les 40 kg de bagages au sortir de l'aéroport (le pire étant de franchir les portes. Avec deux gros sacs, c'est pas facile). Ça a ensuite continué avec le bordel de draps, lampes de chevet et autre couette ramenés de chez Eglé dans un beau sac ikea. Samedi, les cours de muscu ont continué, d'abord avec les courses faites au supermarché voisin, puis avec la virée à ikea (encore lui... la Suède est en passe re-annexer la Norvège, c'est moi qui vous le dit... et le reste du monde, tant qu'à faire). Oui, parce que les chambres meublées en Norvège, c'est sans les draps et les couverts. Donc quand le ou les collocs sont norvégiens, ça ne pose généralement pas trop problème, mais quand la votre est algérienne et que, en plus, elle n'est pas là du week-end, ikea s'impose. (nota : dans ma résidence, c'est deux chambres pour une kitchnette et une salle de bain, mais dans d'autres, ça peut être 10 chambres pour une cuisine, par ex)
* des expériences intéressantes : Kro n'a pas de boule à thé. Mais elle veut se faire du thé à la violette. Donc elle met les feuilles direct dans la tasse en se disant "boaf, pas grave si j'en avale au passage". Ce n'est qu'après que survient une réflexion existentielle : "mais ça va continuer d'infuser... ça va être dégueuuulaaasse...". Donc la Kro se dit qu'elle va transvaser son thé à la violette de la tasse ikea dans laquelle elle l'a mis vers l'autre tasse ikea ("ben heureusement que j'en ai deux alors !"), et le pire, c'est que ça marche (à peu près).
* des balades dans Oslo : découverte de Karl Johan Gate (les Champs-Elysées norvégiens, pourraient-on dire, mais en moins "y'a que des boutiques de riches" et en plus vivant), de la galerie nationale de peinture (au programme : Munch, Dahl, Becker, mais aussi Picasso, El Greco ou encore Renoir), du quartier Akker Brygge (ancienne friche industrielle dont la reconversion particulièrement réussie attire les bobos de la capitale), du quartier de la Sentralsatjon blindé de centres commerciaux en gratte-ciels qui semblent se soucier de la crise comme de l'an 40, ou encore de Grunerlokka. Et du campus, aussi, un peu dans le même genre que celui de Grenoble.
* des clichés abattus : non, les Norvégiens ne s'arrêtent pas respectueusement au feu rouge quand il n'y a pas de voitures, ils traversent, comme nous. Par contre, les bagnoles s'arrêtent au passage piéton même s'il n'y a pas de feu, et c'est assez agréable dois-je dire.
Et non, tous les Norvégiens ne sont pas des Vikings, Oslo est une ville cosmopolite, comme on dit. J'ai notamment été frappée par le nombre de femmes voilées que j'ai pu croiser dans la rue, des femmes qui rasent beaucoup moins les murs qu'en France, d'ailleurs. J'ai l'impression que les Norvégiens ne se torturent pas avec les mêmes questions existentielles que nous sur cette histoire. Je ne sais pas si c'est mieux ou moins bien mais c'est comme ça.
* dans la série cliché qui persiste, notons quand même que tous les Norvégiens que j'ai croisés parlent extrêmement bien l'anglais.
Sur, m'en vais prendre connaissance de ce que je suis censée faire demain... Integration week is beginning...
Et puis le week-end, c'est fermé. Donc z'aviez qu'à attendre lundi, comme moi, et c'est d'ailleurs ce que vous avez fait, que vous le vouliez ou non.
Donc, pour l'instant, les aventures de la Kro en Norvège, ça donne :
* de la musculation intensive. Ça a commencé par les 40 kg de bagages au sortir de l'aéroport (le pire étant de franchir les portes. Avec deux gros sacs, c'est pas facile). Ça a ensuite continué avec le bordel de draps, lampes de chevet et autre couette ramenés de chez Eglé dans un beau sac ikea. Samedi, les cours de muscu ont continué, d'abord avec les courses faites au supermarché voisin, puis avec la virée à ikea (encore lui... la Suède est en passe re-annexer la Norvège, c'est moi qui vous le dit... et le reste du monde, tant qu'à faire). Oui, parce que les chambres meublées en Norvège, c'est sans les draps et les couverts. Donc quand le ou les collocs sont norvégiens, ça ne pose généralement pas trop problème, mais quand la votre est algérienne et que, en plus, elle n'est pas là du week-end, ikea s'impose. (nota : dans ma résidence, c'est deux chambres pour une kitchnette et une salle de bain, mais dans d'autres, ça peut être 10 chambres pour une cuisine, par ex)
* des expériences intéressantes : Kro n'a pas de boule à thé. Mais elle veut se faire du thé à la violette. Donc elle met les feuilles direct dans la tasse en se disant "boaf, pas grave si j'en avale au passage". Ce n'est qu'après que survient une réflexion existentielle : "mais ça va continuer d'infuser... ça va être dégueuuulaaasse...". Donc la Kro se dit qu'elle va transvaser son thé à la violette de la tasse ikea dans laquelle elle l'a mis vers l'autre tasse ikea ("ben heureusement que j'en ai deux alors !"), et le pire, c'est que ça marche (à peu près).
* des balades dans Oslo : découverte de Karl Johan Gate (les Champs-Elysées norvégiens, pourraient-on dire, mais en moins "y'a que des boutiques de riches" et en plus vivant), de la galerie nationale de peinture (au programme : Munch, Dahl, Becker, mais aussi Picasso, El Greco ou encore Renoir), du quartier Akker Brygge (ancienne friche industrielle dont la reconversion particulièrement réussie attire les bobos de la capitale), du quartier de la Sentralsatjon blindé de centres commerciaux en gratte-ciels qui semblent se soucier de la crise comme de l'an 40, ou encore de Grunerlokka. Et du campus, aussi, un peu dans le même genre que celui de Grenoble.
* des clichés abattus : non, les Norvégiens ne s'arrêtent pas respectueusement au feu rouge quand il n'y a pas de voitures, ils traversent, comme nous. Par contre, les bagnoles s'arrêtent au passage piéton même s'il n'y a pas de feu, et c'est assez agréable dois-je dire.
Et non, tous les Norvégiens ne sont pas des Vikings, Oslo est une ville cosmopolite, comme on dit. J'ai notamment été frappée par le nombre de femmes voilées que j'ai pu croiser dans la rue, des femmes qui rasent beaucoup moins les murs qu'en France, d'ailleurs. J'ai l'impression que les Norvégiens ne se torturent pas avec les mêmes questions existentielles que nous sur cette histoire. Je ne sais pas si c'est mieux ou moins bien mais c'est comme ça.
* dans la série cliché qui persiste, notons quand même que tous les Norvégiens que j'ai croisés parlent extrêmement bien l'anglais.
Sur, m'en vais prendre connaissance de ce que je suis censée faire demain... Integration week is beginning...
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