Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voyage. Afficher tous les articles

dimanche 30 mai 2010

England, Part One

J'étais donc de visite en Angleterre chez la Nouïlle, de dimanche soir à mercredi soir, et c'était fort gazou si on excepte le coup de flip momentané, 1h15 avant le départ, sur la route de l'aéroport : "mais, mais, mais... l'UK n'est pas dans l'espace Schengen... est-ce que ma carte d'identité suffira pour franchir la frontière ? Dammit ! Font chier ces Anglais ! Nouïïïïlle, heeeeelp !". Mais bon, j'ai pu apprendre à cette occasion que la carte d'identité suffisait pour se rendre en Perfide Albion.

Et je suis donc arrivée sans encombres à Guildford, ville de taille moyenne située dans le Surray, à 40 minutes de train de Londres et abritant l'Université du Surray. Le truc con, c'est que ma venue tombait pile pendant la période d'exam de Mamzelle Nouïlle (2 exams au total qui tombent bien sûr tous les 2 dans cet intervalle, spa drôle sinon). Du coup, pendant que Nouïlle et Myriam planchaient sur leur exam de language diversity lundi après-midi, j'ai fait le tour du campus et me suis régalée avec les aventures de Bridget Jones en VO. Le tout sous un grand ciel bleu et par 25°C.

Le campus de Guildford est très anglo-saxon : gros site tout pelouseux et truffé de bâtiments universitaires et autres résidences étudiantes (en parlant de résidences étudiantes, après ce que j'ai vu en Norvège, Suède, Danemark et Angleterre, je n'ose pas imaginer la tête des étudiants étrangers qui débarquent dans les cités U françaises !! Sérieux, on suck a lot pour le coup)

En photo, ça donne ça :



Le bâtiment DK, alias Donkey Kong :


Une fois leur exam fini, j'ai retrouvé Nouïlle et Myriam et nous avons fait une mission Tesco, au cours de laquelle je me suis extasiée devant les nouveaux Pringles lancés à l'occasion de la Coupe du Monde. Il est ainsi possible d'acheter des Pringles saveur curry ou kebab, mention "Great British Flavours" parce que c'est beau le mélange des cultures. Je pense que vous pouvez voir le truc en zoomant sur cette photo de la grâce incarnée :


Il faut savoir que le jour des soirées étudiantes, en UK, ce n'est pas le jeudi mais le lundi.Ca m'a fait très bizarre, m'enfin peu importe, on en a dignement profité. Les 2 héroïnes de la soirée :


Le mec qui squatte sur la photo :

C'était assez drôle parce qu'il est vraiment sorti de nulle part, a fait cheese et puis est reparti. Nice.

Je finirai avec cette photo spéciale dédicace (oui, oui, Nouïlle, c'est pour toi) :


Je mettrai les photos de Londres et de la ville de Guildford demain. Pour l'heure, je vais me coucher !

mercredi 28 avril 2010

Au Rémy Tranquille

En matière de titre, j'ai hésité entre ça et "bienvenue chez Ikea", puis je me suis dit que à tout seigneur tout honneur, d'autant que ledit seigneur avait exhibé son t-shirt "20 ans, papinot et alors ?" et râlait contre les adoucissants qui ont une tête de lessive le jour où je suis arrivée. Mais je persifle, je persifle, et le Rémy 4000 est un outil fonctionnel qui a su remplir ses promesses. Espérons que la Quiche 2000 fera de même en juin à Stavanger, si le Rémy 4000 survit à ses 16h de train. De mon côté, j'ai préféré prendre l'avion et suis finalement arrivée sans encombres à Uppsala.

Uppsala, c'est :
- à 60 kilomètres au nord de Stockholm (oui, on est en Suède, et non, ils n'ont pas l'euro, pas plus que les Norvégiens, même s'ils sont dans l'UE. Ah, c'est que le Suédois est subtil. D'ailleurs, sa langue est très proche de l'allemand mais on ne dirait pas comme ça parce qu'il la chante en roulant les "r". Bon, ok, si je pars par là, le Norvégien aussi est subtil)
- 130 000 habitants, dont 40% d'étudiants
- la 1ère fac historique de Suède (et de Scandinavie, en fait)
- et le 1er archevêché du pays

Du coup, il y a 2 choses particulièrement remarquables pour le touriste qui débarque à Uppsala : le nombre de vélos (mettez un étudiant sans le sou dans un pays plat comme celui de Brel, mélangez et vous obtenez des êtres à 2 roues) et la cathédrale :

C'est cette demeure bâtie à la gloire de Dieu qui m'a inspiré l'expression "ça claquouille du cake". Amen. Un arrêté municipal stipule qu'il est interdit de construire des bâtiments plus hauts que la cathédrale, et je pense qu'il devrait y en avoir un autre pour interdire ça :

Non mais c'est vrai quoi ! On déambule dans des travées super chouettes, on admire les tombeaux de Saint Eric et Carl Von Linné, et tout d'un coup, on débarque sur quoi ? Une croix digne des Bee Gees ! Alors, ok, John Travolta est à tomber dans Saturday Night Fever, m'enfin je ne vais pas lui coller Jésus sur sa piste de danse... Breeef.

Sinon, la Suède environnant Uppsala peut se résumer entre deux mots : flotte et forêts. La preuve en images :




J'ai pu le constater au cours des kilomètres de vélo que nous avons faits, et ce grâce au sponsoring de Manu, qui, parti admirer les sous-marins à Göteborg, a eu la bonté de me laisser les clés de son biclou.
Du coup, jeudi fut l'occasion d'un pédalage intensif. Ça va que le Rémy 4000 s'arrête tous les 10m pour prendre des oiseaux en photo ("Oh, regarde, une oie ! Mais si, là, à côté des chevreuils !" - "où ça, des chevreuils ?"). Le vélo, j'aime bien, mais ça fait mal au cul. Vendredi fut passé à faire trempette dans la neige à la recherche du lac qu'on ne trouva pas mais c'était bien quand même.

Samedi, Stockholm, photos dans le post suivant.

Et dimanche, balade à Gamla Uppsala, en compagnie d'un Manu entre temps revenu. Instant culturel : Uppsala a d'abord été construite sur ce site, aujourd'hui un peu à l'écart de la ville (Gamla = "vieux" en suédois). Du 4ème au 11ème siècle, c'était l'un des principaux carrefours commerciaux de la Scandinavie, ce qui en fait aujourd'hui une mine d'or archéologique. Le cœur de la ville s'est déplacé au 13ème siècle, au moment où on a reconstruit la cathédrale parce que l'ancienne ne ressemblait plus à rien. Et donc, aujourd'hui, à Gamla Uppsala se trouvent une petite église, un musée consacré à l'histoire du site, des gens faisant leur jogging et puis ça :


Ce sont des tertres funéraires datant des 5ème et 6ème siècles, avant l'époque viking, donc. Nous a vu des photos d'archive montrant que les gens faisaient du ski dessus avant, mais maintenant, ils sont gentiment délimités par des barrières. Que nous avons tout aussi gentiment suivi avant d'aller manger du coq au vin (sauf que c'était du poulet) chez Manu. Oh yeeaaah...

lundi 25 janvier 2010

Velkommen til Stavanger

Me voici présentement affalée dans un canapé tiptop gazou face à une émission de télé suédoise mega pourrie, ceci en compagnie de mes deux nouvelles colocatrices, j'ai nommé Sofie et Marie (à prononcer plutôt avec un "a" à la place du "e").

Et je l'ai mérité. Même si cela me fait penser que j'ai toujours la moitié de mes fringues à laver - je hais les détachants avant lavage qui s'ouvrent dans les valise précisément lorsqu'on oublie de les emballer dans un sac plastique.

Mais je l'ai mérité disais-je, parce que le monde est plein de méchants dont la mission semble être de vous pourrir la vie au maximum. Parmi eux, et dans les premières places, se trouve la RATP. Pendant longtemps, je suis restée une jeune fille naïve et innocente : je pensais que le métro était tout bonnement inaccessible aux personnes affligées d'un handicap physique, qu'il soit permanent ou temporaire. Mais maintenant je sais : la RATP n'est pas seulement inaccessible par manque de réflexion ; elle s'ingénie également à tout mettre en œuvre pour s'assurer que, même si on y mettait toute la bonne volonté du monde, on ne puisse décidément qu'avoir l'air idiot dans son ventre dès lors qu'on n'est pas "normal". Et pour cela, elle a inventé un engin diabolique : le tourniquet avec la porte derrière. Essayez de passer cette horreur avec un sac de 20 kilos et vous comprendrez.

Autre ennemi décidé à me terroriser : le réseau de transports en commun de Stavanger. Le problème avec celui-là, c'est que je n'ai pas fini d'en découdre. Il semblerait que la RATP locale ait décidé d'initier ses usagers au jeu de piste et soit, par conséquent, infoutue d'afficher les noms sur les arrêts de bus. Heureusement qu'il y a des âmes serviables partout, à Paris comme à Stavanger tout au moins.

Bon, tout ça pour ne rien dire. C'est le moment de caser un résumé des épisodes précédents : j'ai donc passé 3 semaines à Grenoble *home sweet home*, 3 semaines pendant lesquelles j'ai fait tout ce que je pouvais bien faire : voir les gens, aller en montagne, faire la fête, passer des heures à rédiger des mails en norvégien, flipper par peur de me retrouver à la rue à Stavanger, perdre au Blind test du Tord Boyau et donc gagner une bouteille, me casser le nez devant la vitrine du K'fée des jeux qui a changé ses horaires, exulter face à la certitude d'avoir trouvé un logement, me replonger dans ma série hors erasmus (cette saison, les scénaristes ont décidé de fouiller dans les cartons de la saison Bac+1, tant de mon côté que de celui des autres (ou comment faire des allusions seulement compréhensibles par soi)), découvrir Mémé Paulette, jouer les marieuses sans le vouloir ou encore me replonger dans Agatha Christie. Le tout assaisonné de ski, hockey sur glace, mon frèèèère et autres joies nichées au creux d'une maison bleue non adossée à la colline. Et au milieu de tout ce délicieux bazar, la décision de repartir le 25 en Norvège, non sans un petit détour par Paris auparavant.

Aussitôt dit, aussitôt fait, et cela nous ramène à la RATP. C'est ainsi que j'ai sauté dans un TGV samedi à 7h25 et retrouvé Alix, puis Claire. Au programme : quartier latin, quartier latin et quartier latin, le tout fourré à la rue Mouffetard et parsemé de Kremlin-Bicêtre et de soirée à Villejuif chez Olga-victime-des-jeux-de-dés-où-on-boit. En dessert : le film de Johan Sfar sur Gainsbourg (recommandé par la maison ; mention spéciale pour la scène où l'on entrapercevoit Diiiiooonyyysoos) et un sandwich libanais. A ce propos, évitez les feuilles de vignes défraîchies, ça a des effets délétères qui ont valu à Alix de me dire au revoir du fond de son lit.

Après cela, le voyage, rien à ajouter. Et puis l'arrivée dans une maison tout à fait cosy qui sera mon logement pour les 5 prochains mois. Franchement, ça glutine grave, comme qui dirait. Ma chambre est petite, mais peu importe, y'a le salon à côté. Salon dans lequel je suis donc présentement affalée face à la télé. Et sachez que les Norvégiens savent aussi faire en matière de programmes télé pourris. Enfin là c'est un truc suédois, mais quand même. En gros, c'est une émission de télé-réalité dont le sujet est la découverte de Hollywood par 4 suédoises toutes plus péroxydées les unes que les autres. A propos de télé, est-ce qu'il y a une pub pour la Redoute en ce moment à la télé française ? Parce qu'à peine arrivée, vlà que je me retrouve face à la tour Eiffel et une voix masculine qui susurre "la Redoute" avec un accent norvégien assez sensas'. En route pour l'immersion...

lundi 7 décembre 2009

Au-delà du cercle polaire : une journée dans le Troms

Notes préliminaires :
- Le Troms est une des 3 régions constituant la Norvège arctique (si je ne compte pas le Svalbard, archipel appartenant à la Norvège et qui se situe bien plus loin dans le nord ; on peut y voir des ours polaires, ça vous donne une idée de la latitude) et sa capitale est Tromsø (pas trop dur à retenir, je crois...)
- Ce jour a été le seul où le ciel a été dégagé. Ce qui est con dans la vie, c'est que c'est aussi le jour où on a eu le plus de nuit, à croire qu'on allait vers le nord à un mois du solstice d'hiver...

D'abord, le réveil. Un moment caustique. Souvenez-vous, je vous avais laissés dans la bibliothèque où personne ne va. Ou presque, parce qu'en l'occurrence, une femme y est entrée pour lire son journal au moment où Aude et moi émergions. Elle s'est assise sans broncher et a commencé sa lecture, à croire que nous étions subitement devenues invisibles. Quoiqu'il en soit, visibles ou pas, nous avons pris toutes nos affaires, direction le sauna et la douche qui se trouve à côté. C'était plutôt cosy, ma foi...

Ensuite, le petit déjeuner et l'arrivée dans un port dont je ne me rappelle plus le nom, m'enfin c'était gazou quand même :




Le gros groupe qui était monté la veille aux Lofoten nous a quittés là, et c'est assez amusant de voir la vie que ça vous met, l'arrivée d'un gros bateau dans un petit village :


En avant-première rien que pour vous : Melvin, Aude et Marie courant pour ne pas manquer le départ.


Un aperçu de ce que ça donne, un paysage arctique éclairé par la lumière de midi au mois de novembre :






Enfin, à 14h30, nous sommes arrivés à Tromsø :

(Oui, oui, j'ai bien dit 14h30. d'ailleurs, pour votre gouverne, j'ai cette lumière-là à 15h30 en ce moment. M'enfin à Tromsø, ils ont plus que dalle maintenant, d'ailleurs c'est marrant de voir la météo : quand il fait "soleil" à Tromsø, il y a toujours une barre noire au-dessus du soleil, des fois qu'ils aient de fausses joies...)

La ville compte 60 000 habitants, mais l'habitat est manifestement très étalé (mon guide me dit que la commune fait la taille du Luxembourg). Notez que son surnom est "La Paris du nord". Ne cherchez pas du côté de la taille de la ville ou de son look hausmannien totalement inexistant mais plutôt du côté de la vie culturelle. Faut bien s'occuper comme on peut, lors des longues nuits d'hiver...

Nous avons donc profité des quelques heures que nous avions devant nous pour faire un tour de la ville. Celle-ci est située sur un archipel, ce qui implique pas mal de ponts aux alentours.




Parmi mes trucs favoris : la norvégénisation des mots français. Mais celui-là, je ne l'avais encore jamais vu :

Pour continuer dans la série "trucs funnys vus à Tromsø" :
- les poubelles sont à 1m du sol
- le périph version nordique, comprendre : enterré. Je n'ai jamais vu un tel réseau routier souterrain, avec des ronds-points et tout et tout ! (Bon, je ne suis jamais allée à Québec non plus)

Intérêt de la photo suivante : vous montrer ce que "nuit polaire" veut dire :

Comme vous pouvez le constater, quand il n'y a pas de nuages, nuit tout le temps ne signifie pas nuit noire, on a quand le même le droit à une lumière bleutée assez gazou à l'horizon. Et aussi aux aurores boréales, mais nous n'y avons pas eu le droit cette fois malgré 1 heure passée à les guetter... ce sera pour une prochaine fois, si si, on y croit.

Cela dit, avant cela, nous sommes allés voir la "Cathédrale des Mers de l'Arctique", une construction récente avec de jolis vitraux :


De là, nous avons aussi eu droit à une jolie vue sur le reste de la ville :


Vue de l'autre côté :

Le petit point lumineux en haut marque l'arrivée du téléphérique... fermé en hiver, haha.

Après ce petit tour, nous avons pris le bus direction l'aéroport et sagement attendu notre avion, qui s'est payé le luxe d'avoir 1h30 de retard. Pour un vol de 2h, c'est sympa. Et c'est toujours chouette de voir partir avant soi le vol censé arriver 1h plus tard à Oslo. Mais cet épisode fut pour nous l'occasion de constater que, à Tromsø, les gens prennent l'avion comme nous prenons le train. C'est assez peu surprenant, notez : entre les routes tortueuses gelées 6 mois sur 12 et l'absence de trains, l'avion reste encore la solution la plus accessible. Et aussi la plus porteuse de retour brutal à la réalité : c'est bizarre de se retrouver subitement à Oslo avec la perspective d'une montagne de travail à abattre pour la semaine qui vient, après ces 3 jours déconnectés de tout.

jeudi 3 décembre 2009

Au-delà du cercle polaire : à la recherche des Lofoten

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler des Lofoten. Toujours est-il qu'il s'agit d'un des endroits les plus merveilleux de la Norvège, du monde tout court même. Donc on avait bien envie de voir ce que ça pouvait donner, et ce même si le bateau traversait cette zone de nuit. (bon, pas de regrets, on y est arrivé à 21h, ça aurait été plus rageant si ça avait été à 16h...). Autant vous dire qu'on a mis le cœur à l'ouvrage :


N'empêche,ça a fini par payer mais vous allez devoir me croire parce qu'on ne voit strictement rien sur les photos, ni sur les vidéos d'ailleurs, comme vous allez pouvoir le constater :


M'enfin nos yeux s'adaptent mieux à la nuit que les caméras, apparemment, parce que nous on a vu quelque chose et c'était assez impressionnant, by the way. Il faut imaginer que vous êtes dos au port, face à la nuit et que vous ne voyez rien. Puis tout d'un coup, vous réalisez qu'en face de vous, il n'y a pas seulement du noir et des nuages. Il y aussi de grandes montagnes pointues qui se dressent à 500 m juste au-dessus de vos tête. Franchement, ça en est limite flippant.

Bon, j'ai pitié de votre frustration donc voilà quelques photos pas-de-moi-mais-vraies-quand-même des Lofoten quand il fait jour :
http://www.sailingyachts.com/scandinavia/s_lofoten.jpg
http://i1.trekearth.com/photos/7207/lofoten_reine_fjord.jpg
http://www.visitnordland.no/aimages/Lofoten_2_Foto_NBO_1000_x_667_1212354811_575x384.jpg
Ça claque, non ?

Pour la petite histoire, les Lofoten sont des zones de pêche assez miraculeuses, avec des conditions climatiques très particulières : le temps change très souvent, il ne fait jamais trop froid (autour de 0°C en hiver ; quand vous regardez où sont les Lofoten sur une carte du monde, ce n'est VRAIMENT pas froid !). Notons aussi la présence de nombreux oiseaux l'été, dont des macareux, gniiiiii (m'enfin ils sont en Afrique en ce moment). En bref, les Lofoten sont un bout de paradis. Menacé au demeurant pas des projets d'installations de plate-formes pétrolières, puisque ce bout de paradis est aussi gorgé d'or noir, semble-t-il. Pour l'heure, la majorité des partis politiques norvégiens y sont hostiles, de même que la population, prions pour que ça dure.

En attendant, la preuve qu'on y était :


Sur ces émotions fortes, nous avons passé le reste de la soirée sur le bateau, qui était assez rempli en ce samedi soir. Un groupe très important est monté à Stamsund, le quart était déjà bourré, à croire qu'ils se sont réchauffés comme ils ont pu en attendant le bateau. En tout cas, ils avaient l'air bien résolu à continuer la fête au 7ème, et on a vite compris qu'il nous fallait oublier les canapés confortables du salon panoramique si on voulait avoir une chance de dormir avant 5h du mat. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans la bibliothèque, notre cabine, véritablement, étant donné que personne d'autre ne semblait s'intéresser à ce lieu. Et c'était plutôt cool, ma foi :

Le truc pas trop cool, par contre, c'est que la lumière était assez forte. J'ai fini par réussir à m'endormir, sous une table et la tête dans mon duvet. Melvin nous a raconté qu'il était remonté au salon panoramique à 4h du mat. Là, alors qu'il dormait, il a entendu un gars dire : "Ah, I whish I could do like him..." Hihi.

mercredi 2 décembre 2009

Au-delà du cercle polaire : le jour où on l'a réellement passé.

(Oui, jusque là je faisais de l'esbrouffe, parce que Trondheim reste dans la partie sud de la Norvège)

Je m'en vais vous raconter les 24h (terme plus approprié que "jour", en fait. Pour 2 raisons : on a dormi entre-temps ; la notion de "jour" ne veut plus dire grand chose passé une certaine latitude) que nous avons passées entre Trondheim et Bodø. D'abord, un aperçu des paysages côtier du Nord-Trondelag :




Alors que le soleil était déjà bas, on a eu le droit à L'éclaircie du jour :


Après cette émotion forte, j'en ai procuré une autre à Aude en m'exclamant subitement, comme je sais si bien le faire : "Oh, un chameau !" N'empêche, j'avais raison, non ?


La nuit a fini par tomber, assez rapidement m'enfin ce n'était que le début, comme vous allez pouvoir le constater ensuite, et l'imagination va assez vite, sur un bateau de croisière dans le noir, en particulier lorsque vous sortez sur le pont et que vous vous heurtez à un vent décornant les bœufs (quand je dis "se heurter", il faut le prendre presque au pied de la lettre, j'en ai vraiment chié pour ouvrir la porte). Donc, à défaut de voir des icebergs, on a "chanté" le générique de Titanic et entrepris de réviser nos classiques :

Melvin prenant les photos, j'ai dû assumer va virilité pour incarner Jack. Si vous n'avez pas reconnu, je ne vous en voudrai pas.



Après ce grand moment de solitude, nous avons accosté à Røyvik où nous avons dit au revoir à notre copain du bateau, un vieux monsieur parlant norvégien avec un accent improbable et qui avait entrepris de nous raconter une histoire d'hélicoptère sans qu'on comprenne bien pourquoi... sans qu'on comprenne tout court, en fait. Il y avait toujours autant de vent à Røyvik, et c'est à ce moment-là que j'ai appris une leçon de vie : c'est super dur de faire des photos face au vent mais c'est marrant :


Suite à cela (1h ? 3h? 10? Comment se repérer dans le temps lorsque le jour dure si peu ?...), nous avons profité du vidage progressif du salon panoramique et du picotement de nos yeux pour aller se coucher. Pourquoi le salon panoramique ? Parce qu'il est moins éclairé que le reste du bateau. Et franchement, on a trop bien dormi. D'ailleurs, je trouve qu'on a la grande classe :


Le réveil était mis à 8h dans l'espoir de voir le bateau passer le cercle polaire. Je dois dire que j'ai dormi jusqu'à 9h en me disant qu'ils l'annonceraient bien, de toutes façons. En fait, non. Et quand nous sommes allées demander à la réception si on avait passé le cercle polaire, la nana nous a répondu, d'un ton antipathique qui collait à merveille à son look de nageuse est-allemande : "Ja". Nous en avons conclu qu'elle ne nous aimait pas.

Cela dit, les paysages étaient gazou donc j'ai assez peu pleuré le passage nocturne d'un cercle qui de est toutes façons virtuel :


Il faut nous imaginer, bavardant tranquillement autour de notre table de petit déjeuner, puis s'exclamant d'un coup : "putain, mais c'est trop beau !" et laissant tout en plan excepté les appareils photos pour se ruer vers le pont ou la vitre panoramique la plus proche. Autant vous dire qu'on l'a fait plusieurs fois lors du trajet.



Ensuite, le bateau est arrivé en vue de Bodø. Toujours autant de vent avec de la pluie en prime. Du coup, j'ai trouvé sur le moment que ça donnait presque une ambiance impressionniste au tableau :


Quand on est arrivé à Bodø, le temps était toujours aussi merdique et je pense d'ailleurs que c'est le moment du week-end où la météo a été la plus pourrie. Ça tombe bien puisque Bodø est également la ville la moins intéressante du trajet. La première question qui m'est venue à l'esprit fut : "comment se fait-il que cette ville fasse autant bled minuscule alors que 45 000 personnes y habitent ?!". On avait effectivement vraiment l'impression que tout était concentré sur 3 rues. Ensuite, il s'est avéré que la ville est étalée autour du port, en fait. Tout s'explique. En attendant, nous avions 3 heures à tuer et c'est une chance que le bateau ait accosté ici à 12h, nous avions au moins de quoi nous occuper. Nous avons donc entrepris de chercher où nous restaurer et, sur les conseils du guide Michelin, nous avons visé le Kaffe Kafka. "Pas cheer", bon manger, bonne ambiance..." Je ne sais pas si le tenancier est un cousin du gars qui a écrit le guide ou si on s'est trompé d'endroit, toujours est-il qu'on la cherche encore, la nourriture à 90 couronnes maximum. C'était plutôt le prix minimum, et payer 130 couronnes (15 euros) pour un burger, si bon soit-il, non merci.. Finalement, à force d'errer, on a fini par retourner au centre commercial, qui semble être le cœur de la ville et nous avons atterri là :


Ça peut sembler cliché mais ma pizza m'a coûté 90 couronnes, donc si par hasard vous vous retrouvez à Bodø, oubliez le guide Michelin !

Sur ces découvertes fascinantes, nous avons poursuivi notre voyage vers les Lofoten.

mardi 1 décembre 2009

Au-delà du cercle polaire - quand le voyage commence

Hem, navrée de vous avoir laissé en plan face au bateau, c'est que j'avais des exams à réviser, encore et toujours... Mais mon dernier examen est demain, enfin si je ne compte pas le norvégien qui ne devrait de toutes façons pas beaucoup me solliciter. Autant vous dire que je gazouille grave : à moi les balades dans la neige et la ruée sur le marché de noël qui a poussé ce week-end sur Pipervika !

Mais avant toute chose, mon voyage dans le nord, donc. Tout a commencé avec un réveil à 5h du matin pour retrouver Melvin à 6h15 à la gare. Gnn. Thé, tartine, métro, texto. De Melvin me disant qu'il a raté le métro et qu'il sera donc en retard. Le temps pour moi d'aller déchiffrer les Unes des journaux norvégiens au Narvesen le plus proche du Burger King, lieu de rendez-vous fort peu romantique mais très pratique puisqu'à côté du panneau d'affichage des départs et arrivées des trains. Le temps aussi de constater que la moitié vendus en kiosque sont en anglais. Je vous mets au défi de trouver en France des livres en anglais ailleurs que dans le coin confidentiel des "books in english" des librairies.

Mais, sur ces méditations, Melvin est arrivé et on pris le temps d'aller se prendre, lui son petit dej, moi un café au 7 eleven près du Flytoget, comprendre : le train qui va à l'aéroport (Fly = avion, toget = le train, et non je n'ai pas été subventionnée par la galerie commerciale de la sentralstasjon d'Oslo pour écrire ce message). Finalement, on grimpe dans un train à 6h45 et on arrive à 7h05 à l'aéroport pour un avion qui part 1h plus tard. On arrive à 9h à Trondheim, non sans avoir survolé au passage les montagnes norvégiennes toutes blanches. Je devrais penser plus souvent à garder mon appareil photo dans l'avion...

A l'aéroport de Trondheim, on monte dans un bus et on prie pour comprendre où on est censé s'arrêter afin de rejoindre Aude et Marie. Un sacré défi, parce que le chauffeur avait un fort accent (en Norvège, les gens reconnaissent tout de suite la provenance de leur interlocuteur en entendant son accent). Mais finalement, on a réussi à trouver Aude, Marie et la statue de Saint-Olav. De là, on a remonté la rue jusqu'à ça :

Cette photo de touriste ratée est destinée à vous donner une idée de ce que peut bien être la "Nidarosdomen" ("église de Nidaros", ancien nom de Trondheim), plus grande église gothique de la Scandinavie. Certes, elle ne fait pas le taille de Notre-Dame, mais il faut se dire que Nidarosdomen se trouve dans une ville de 160 000 habitants.

Quelques photos moins ratées :




On s'est contenté d'en faire le tour parce que les églises norvégiennes ont pour particularité de n'être jamais ouvertes, un peu comme les magasins le dimanche, ou plutôt comme les Vinmonopol le samedi : on peut y rentrer certaines heures, mais faut planifier à l'avance.

En l'occurrence, on avait 3 heures à Trondheim, donc on est allé se balader dans la vieille ville, de l'autre côté de la Nidelva :








Oui, je les ai bien aimés, ces quais. Une photo d'une dans le quartier en lui même, pour vous donner une idée du côté gazou-cosy et l'énorme privilège de voir Aude et Melvin marcher :


Et vu de haut, Trondheim, ça donne ça :


Mais 3 heures sont vite passées et nous avons ensuite dû embarquer. Notez le timing presque parfait : la pluie a commencé à tomber alors que nous allions au bateau. L'entrée sur le Titanic s'est bien passée, on a donné nos papiers et on a eu en échange une carte de VIP (sans cabine). Puis on est parti à la découverte du bateau, tandis que celui-ci poursuivait vers le nord, en passant au large de l'île de Munkholm, ce qui n'a pas manqué de me faire couiner. Peut-être comprendrez-vous pourquoi si vous avez lu "Han d'Islande", de Victor Hugo, roman qui se déroule en Norvège (pays dont VH avait une connaissance plus qu'approximative, semble-t-il... m'enfin s'il était naturaliste, ça se saurait) et dans lequel l'héroïne est retenue prisonnière avec son père dans la forteresse de Munkholm (pour ça, au moins, VH avait juste : l'île de Munkholm et le bâtiment qui va avec ont servi de prison fut un temps).

Le bateau a fait plusieurs courts arrêts jusqu'à Bodø mais je vous raconte ça dans le prochain billet (mot plus gazou que "post", tout compte fait).
eXTReMe Tracker