Voici rassemblées les impressions d'une journée de boulot ordinaire... ou presque, puisque Ingvill est en visite à Stavanger aujourd'hui et que je travaille plus longtemps que d'hab, pour cause de réunion de 18h à 21h.
A 10 heures, arrivée dans un bureau surpeuplé. Depuis qu'on a 2 stagiaires de plus, y'a des jours où la smala du 23 øvre Holmegate prend des dimensions assez impressionnantes vu le nombre de mètres carrés dont Amnesty International Norge Region Sør dispose. Je lance le rituel "Hallo, går det bra" et m'installe devant l'ordi, tout en me demandant pourquoi Camilla m'a dit de venir à 10h alors que je lui avais dit que je débarquais à 9h30. J'avais cru comprendre qu'il y avait une histoire de réunion par téléphone, mais apparemment non. Anyway.
A 11 heures, pause Bridget Jones à coups de textos échangés avec Nouille sur ses conneries de la nuit passée. Gros fou rire à la lecture du "I like you half Irish half Australian guy". Puis un peu de sérieux, retour au boulot. Quand même. (Cela dit, Nouille, je pense que tu es tombée sur un cas de figure pour lequel la technique de la reine des glaces n'est pas adaptée, mais je ne développerai pas plus ici parce que ça peut vite devenir très ésotérique, cette affaire).
A 11h30, arrivée de Ingvill qui a perdu son vernis violet depuis le mois dernier mais a chopé une tendinite à la place. A propos de violet, Inge a des pompes violettes qui semblent tout droit sorties d'un film de Tim Burton. En fait, le personnage même de Inge semble tout droit sorti du village de Big Fish, surtout dans le cadre de øvre Holmegate, une rue qui pourrait être l'artère principale d'un western spaghetti mis en scène par TB avec Mathias Malzieu dans le rôle principal.
11h45 : Inge, justement, brasse je ne sais trop quoi. Il est en mode "mye å gjøre", aujourd'hui : il a je ne sais combien d'articles à écrire d'ici ce soir et, dans ces moments-là, il se transforme en boule (ou plutôt en asperge) de nerfs, envoyant tout balader dès que quelque chose bugue. Le tout avec ses écouteurs sur les oreilles, signe d'un rush intense ponctué de temps à autre par des "Neeiii !!" Pendant ce temps, à Veracruz...
12h15: pause repas qui commence par le tour rituel au Bunnpris de Nedre Holmegate. Une pause au cours de laquelle j'apprends que Pâques est non seulement une institution sacrée mais aussi une sacrée institution en Norvège. Ici, ce n'est pas un petit week-end de 3 jours, non, non, ça court du mercredi aprem au lundi soir. Le prochain qui me dit qu'on a trop de jours fériés en France par rapport aux autres pays... (et, en mai, les Norvégiens ont aussi beaucoup de jours fériés. Par rapport à la France, enlevez le 8 mai mais mettez le 17 à la place). Bref, l'horreur, tout le monde va être parti et je vais me faire chier comme un rat mort pour mon anniversaire... (retranscription de mon état d'esprit à ce moment précis ; maintenant, c'est différent, puisque je pars en Suède finalement).
A 13h, me retrouve embarquée avec Ingvill et Ine par Inge qui doit nous filmer en train d'accrocher des trucs dans les rues avoisinantes. Ah ben oui, c'est aussi ça, le boulot à Amnesty...
13h30 : 3ème café de la journée. Je suis trop à la masse, tellement à la masse que Lori-Ann a dû me montrer 3 fois le sucre avant que je réalise que j'avais la main dessus ou à peu près. Gneeee...
13h45 : ben visiblement, je ne suis pas la seule à la masse : on a dû répéter 3 fois au demandeur d'asile poireautant dans le couloir qu'il pouvait repasser plus tard parce que Marie n'était pas là pour le moment. (Note culturelle : à côté de notre bureau se trouve celui de Seif, asso qui vient en aide aux réfugiés et demandeurs d'asile.)
14h: Connard d'ordi qui rame alors que je dois m'occuper du site!! M'en vais te redémarrer, tiens, ça t'apprendra. Porte qui claque, escalier qui grince et bruits de pas dans le couloir. Lasse venu récupérer son écharpe ? (Oui, Lasse est un prénom, et son écharpe a atterri au bureau suite à un enchainement d'évènements qui remontent à la Saint-Patrick et impliquent une rencontre inopinée avec Kim et Lasse et un abus de guiness de la part de ce dernier. Ou comment rendre incompréhensible un truc qui ne semblait pas l'être au départ). Ah non, ce n'est pas lui mais Ine, probablement revenue de sa 5ème pause clope de la journée.
14h30: Ine parle avec un visiteur en anglais tandis que Camilla dit en norvégien à Inge qu'elle va partir à 15h. Le tout retranscrit en français par votre serviteure. Que je ne m'étonne pas de ne plus avoir de cerveau quand je rentre chez moi le soir... Ah, le portable de Camille sonne pour la 30ème fois de la journée, avec la sonnerie que tous les Norvégiens ont ou à peu près. Je serai incapable de dire si j'aime ou déteste ce son.
15h10 : complètement disjonctée après 3 cafés. Dosés par Camilla, il faut dire. Ine est d'ailleurs dans le même état. Quant à Inge, son pétage de plomb est au-delà du café. "Neeiiii !!"
17h : arrrg, où sont passées les photos sur le site ?! Dans le lot, il y a celles que j'ai chargées toute la journée...gnn. Aussitôt, coup de fil à Oslo. "Hva skjer ?!" Que se passe-t-il ?! Bug. "Bare venter". Bon ben on va attendre alors... Arrivée de Ida et Kristina, qui bossent le soir.
17h15 : Ingvill et Kristina partent en quête d'un Mac Do pour se rassasier tandis que Ida et Camilla mangent leurs casse-croutes maison. A 17h, sont fous ces Norvégiens... (n'empêche, j'ai comme pour idée qu'il y a en France une vraie culture du bien manger qui n'existe pas ici. Ici, manger, c'est juste utilitaire, j'ai l'impression. Un peu triste, quand même...)
17h45 : départ pour Folken, où on doit retrouver les bénévoles intéressés par le séminaire de préparation de la stratégie de Amnesty Norge pour la période 2010-2016. On reçoit pour l'occase un gars venu d'Oslo pour nous présenter l'ébauche qui a été faite par le groupe de travail qui s'est penché sur le sujet. Le principe est que ce groupe de travail sillonne actuellement toute la Norvège pour présenter cette ébauche et recueillir les remarques, suggestions et autres contributions des membres au niveau local.
Et vous allez rire, parce que :
- j'ai presque tout compris. Le gars parlait avec un accent merveilleux, du pur Bokmål (le Bokmål est le norvégien standardisé que les étrangers apprennent, avant de le confronter avec le norvégien parlé par les locaux. Celui d'Oslo est le plus proche du Bokmål donc parler avec quelqu'un d'Oslo est souvent une bénédiction pour moi !)
- ce n'était même pas si chiant que ça. Mais un peu long quand même... On a fini à 20h45.
Après ça, petite bière au bar entre fiiilles (on a vite fait de se retrouver "entre filles", notez, vu la proportion de gars à Amnesty).
Rentrée à 22h30 à la maison, complètement lessivée. Je tombe sur le copain de Sofie qui me demande "tu vas sortir ce soir ?". Gnnnnn...
Affichage des articles dont le libellé est Amnesty. Afficher tous les articles
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jeudi 25 mars 2010
vendredi 5 mars 2010
La photo pas drôle du jour
En préparant mon power point sur le travail des enfants, je suis tombée sur ça:

J´aurai pu en mettre beaucoup d´autres et commencer à vous réciter mon chapelet. Mais non. Je préfère ne mettre que celle-là. Parce qu´elle m´a fait penser à toutes ces conversations qui débutent par "oui, mais c´est normal, les hommes ont plus de force physique que les femmes...". Anyway.

J´aurai pu en mettre beaucoup d´autres et commencer à vous réciter mon chapelet. Mais non. Je préfère ne mettre que celle-là. Parce qu´elle m´a fait penser à toutes ces conversations qui débutent par "oui, mais c´est normal, les hommes ont plus de force physique que les femmes...". Anyway.
lundi 1 mars 2010
Concours-photo
Ceci est un message court à visées promotionnelles : Amnesty Norge organise un concours photo sur le thème du printemps (non, rien à voir avec Vivaldi) auquel vous pouvez participer si ça vous intéresse, que vous soyiez en Norvège ou non.
Du coup, je vous mets là un texte qui vous dira tout ce que vous voulez savoir sur le sujet.
Photographic competition on disappearances
Disappearances as a weapon in the combat against terror will be one of the action highlights this spring. In Pakistan, Russia, and many other countries people are being abducted, and their families and friends have no knowledge of their whereabouts or how they are doing. This constitutes a human rights violation.
In connection with this spring’s highlight, Amnesty International is inviting you to take part in a thematic photographic competition on the issue of disappearances.
We will set up a jury consisting of an Amnesty member, a well-known photographer, and Amnetys web editor and photographer Kristin Rødland Buick. The prize will be a selection of Amnesty’s clothing collection from Activist (http://www.activist.no) worth 2.000 kroner.
What to do?
- Take a picture
- Publish the picture on this group or send it to foto@amnesty.no
- Deadline: Tuesday 6ht April
It is very important to us that the pictures can be used in Amnesty’s campaigns. We therefore ask you to publish your picture in accordance with Creative commons license (http://creativecommons.org/licenses/by3.0/) and that they are published in a high resolution.
If you have any questions, please contact foto@amnesty.no
http://www.amnesty.no
Et si vous avez encore des questions, vous savez où me trouver sur la toile.
Blup !
Du coup, je vous mets là un texte qui vous dira tout ce que vous voulez savoir sur le sujet.
Photographic competition on disappearances
Disappearances as a weapon in the combat against terror will be one of the action highlights this spring. In Pakistan, Russia, and many other countries people are being abducted, and their families and friends have no knowledge of their whereabouts or how they are doing. This constitutes a human rights violation.
In connection with this spring’s highlight, Amnesty International is inviting you to take part in a thematic photographic competition on the issue of disappearances.
We will set up a jury consisting of an Amnesty member, a well-known photographer, and Amnetys web editor and photographer Kristin Rødland Buick. The prize will be a selection of Amnesty’s clothing collection from Activist (http://www.activist.no) worth 2.000 kroner.
What to do?
- Take a picture
- Publish the picture on this group or send it to foto@amnesty.no
- Deadline: Tuesday 6ht April
It is very important to us that the pictures can be used in Amnesty’s campaigns. We therefore ask you to publish your picture in accordance with Creative commons license (http://creativecommons.org/licenses/by3.0/) and that they are published in a high resolution.
If you have any questions, please contact foto@amnesty.no
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Et si vous avez encore des questions, vous savez où me trouver sur la toile.
Blup !
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samedi 20 février 2010
Vil du ha en kopp kaffe ?
... c'est à peu près comme ça que Inge m'a accueillie ce mercredi matin au bureau. A peu près comme ça que je suis accueillie tous les matins, à vrai dire. Alors j'ai répondu "oui", comme d'habitude. Et hop, premier café de la journée. Passage dans la salle à manger, éclairée, bien sûr : le Norvégien moyen n'éteint JAMAIS la lumière (sauf au moment de quitter définitivement un bâtiment. C'est déjà ça, en suis-je à me dire). Tasse verte ikea. Cuillère. Sucre. Ah non, plus de sucre. Tant pis, sans sucre. Et retour au bureau, je me sers tout en écoutant Inge et Camilla parler. Je comprends certains trucs et je remarque qu'ils n'ont pas le même accent. Je ne sais pas d'où vient Inge, mais il ne vient pas de Stavanger, en tout cas. Il doit, par contre, lui aussi venir du sud-ouest, étant donné sa façon si caractéristique de prononcer les "r".
Et hop, au boulot. Foredrag på fransk, workshop med ungdomgrouppen, osv. A 10h, Ine arrive. "Vil du ha en kopp kaffe ?" "Ja, takk". 2ème. A 11h, j'ai rendez-vous avec M.Paaske, professeur de français, au lycée près de Domkirke. Aux revoirs momentanés avec la petite troupe, Ine me demande si je viens au foredragkurs ce soir, 18h, je lui réponds que oui et je pars, non sans avoir lancé le rituel "ha det bra/godt/hyggelig/fint", que nous traduirions par "au revoir" et que les Norvégiens emploient à tour de bras.
J'arrive au lycée, très belle vue sur la mer avec la neige autour et un joli soleil, franchement, je ne m'en lasse pas. Et j'ai toujours autant de mal à me dire que j'habite "au bord de la mer" et que cette mer, c'est la même que celle qui passe vers Hambourg, Lille et Amsterdam. (et Oslo, aussi, accessoirement). Bref, je finis par retrouver M.Paaske : "tu prendras un café ?". Et de 3. Toujours sans sucre, mais c'est aussi bien comme ça au fond.
A midi, je suis de retour au 23 øvre Holmegate. Home sweet home... un jour, peut-être, je consacrerai un billet intégral à cette chère rue gazouillante, ses lampions, son sjokoladepiken et son Gaffel&Karafel. Lorsque j'arrive, il y a une nouvelle venue, Ingvill. Elle aussi est stagiaire, mais à Kristiansand, la ville de la pointe sud de la Norvège. De premier abord, je l'aime bien, avec ses cheveux noirs, ses yeux bleus, ses ongles violets et son superbe tatouage au poignet. En plus, elle a l'air bien copine avec Ine. Mais guère le temps de papoter, Ida arrive (oui, je sais, ça fait beaucoup de "i" tout ça !) et on commence la réunion de l'aprem, consacrées aux actions que nous allons mettre en œuvre ce printemps. 3h en norvégien. Je parle peu, écoute et tâche de comprendre. J'ai l'impression que je ne capte rien, je me dis que je n'ai rien saisi du débat sur la venue d'Amina. Mais, minute, la venue d'Amina, je ne l'ai apprise qu'au cours de cette réunion. En norvégien. Donc je comprends un peu, finalement. Le temps de me faire ces réflexions, on a passé une dizaine de lignes sur le powerpoint, et Nour a fini par arriver, une demi-heure avant la fin mais c'est toujours ça.
Sortie à 16h pour retrouver ma proprio à 17 puis revenir à 18 pour le foredragkurs. Ine m'a d'ailleurs demandé pour la 3ème fois de la journée si je pensais venir. Oui, oui, je tâcherai même d'être à l'heure. J'arrive lessivée, dit "hei hei" à Sofie qui répond "hallo", me prépare un thé et vois par Sissel par la fenêtre. Elle a 20min d'avance, ça tombe bien, je ne risque pas d'être en retard comme ça. On signe le contrat, on s'assure que tout va bien et elle est aussitôt repartie. Pfiou. Thé. Gaaa. Veux dormir. Me poser, en tout cas. Marie arrive au moment où je repars, je lui dis que je serai de retour vers 20h, pas tellement plus tard. "Ok, fint." Elle doit aller au boulot ce soir, de toutes façons. Je ne comprends rien à ses horaires mais peu importe.
J'arrive à 18h05 et je ne suis pas la dernière. Je dis bonjour, on fait un trafic débile de stylos avec Nour et Mai (je passe le mien à Mai qui passe le sien à Nour puis je vais en chercher un dans le bureau) et on commence. 1h45 plus tard, fini, je songe à rentrer et roupiller devant les JO, et puis Kristina me dit "tu viens ? on va boire un coup à Bøker & Børst" (un nom sorti tout droit de Harry Potter, si vous voulez mon avis). Finalement, Kristina n'est pas venue et on n'est pas allé à Bøker & Børst, mais voilà comment finir à 2h du matin une journée que l'on avait commencée en se disant "ce soir, je me couche à 22h max".
Au menu de ce soir-là :
- plus de "vil du ha en kopp kaffe ?" mais du "vil du ha et øl til ?", à la place (øl = bière)
- des révélations. Parmi les moins intéressantes : je sais d'où vient Inge, maintenant.
- une bière pas cher et un patron qui a décidé qu'il nous aimait bien, si l'on en croit les 4 petits pots de confiture tous droits sortis d'une ferme bio qu'il nous a offert à chacun à la fin de la soirée.
Donc si vous êtes intéressés par de la confiture d'airelle ou de myrtille bio tout droit venue de Norvège, faites-le moi savoir !
Et hop, au boulot. Foredrag på fransk, workshop med ungdomgrouppen, osv. A 10h, Ine arrive. "Vil du ha en kopp kaffe ?" "Ja, takk". 2ème. A 11h, j'ai rendez-vous avec M.Paaske, professeur de français, au lycée près de Domkirke. Aux revoirs momentanés avec la petite troupe, Ine me demande si je viens au foredragkurs ce soir, 18h, je lui réponds que oui et je pars, non sans avoir lancé le rituel "ha det bra/godt/hyggelig/fint", que nous traduirions par "au revoir" et que les Norvégiens emploient à tour de bras.
J'arrive au lycée, très belle vue sur la mer avec la neige autour et un joli soleil, franchement, je ne m'en lasse pas. Et j'ai toujours autant de mal à me dire que j'habite "au bord de la mer" et que cette mer, c'est la même que celle qui passe vers Hambourg, Lille et Amsterdam. (et Oslo, aussi, accessoirement). Bref, je finis par retrouver M.Paaske : "tu prendras un café ?". Et de 3. Toujours sans sucre, mais c'est aussi bien comme ça au fond.
A midi, je suis de retour au 23 øvre Holmegate. Home sweet home... un jour, peut-être, je consacrerai un billet intégral à cette chère rue gazouillante, ses lampions, son sjokoladepiken et son Gaffel&Karafel. Lorsque j'arrive, il y a une nouvelle venue, Ingvill. Elle aussi est stagiaire, mais à Kristiansand, la ville de la pointe sud de la Norvège. De premier abord, je l'aime bien, avec ses cheveux noirs, ses yeux bleus, ses ongles violets et son superbe tatouage au poignet. En plus, elle a l'air bien copine avec Ine. Mais guère le temps de papoter, Ida arrive (oui, je sais, ça fait beaucoup de "i" tout ça !) et on commence la réunion de l'aprem, consacrées aux actions que nous allons mettre en œuvre ce printemps. 3h en norvégien. Je parle peu, écoute et tâche de comprendre. J'ai l'impression que je ne capte rien, je me dis que je n'ai rien saisi du débat sur la venue d'Amina. Mais, minute, la venue d'Amina, je ne l'ai apprise qu'au cours de cette réunion. En norvégien. Donc je comprends un peu, finalement. Le temps de me faire ces réflexions, on a passé une dizaine de lignes sur le powerpoint, et Nour a fini par arriver, une demi-heure avant la fin mais c'est toujours ça.
Sortie à 16h pour retrouver ma proprio à 17 puis revenir à 18 pour le foredragkurs. Ine m'a d'ailleurs demandé pour la 3ème fois de la journée si je pensais venir. Oui, oui, je tâcherai même d'être à l'heure. J'arrive lessivée, dit "hei hei" à Sofie qui répond "hallo", me prépare un thé et vois par Sissel par la fenêtre. Elle a 20min d'avance, ça tombe bien, je ne risque pas d'être en retard comme ça. On signe le contrat, on s'assure que tout va bien et elle est aussitôt repartie. Pfiou. Thé. Gaaa. Veux dormir. Me poser, en tout cas. Marie arrive au moment où je repars, je lui dis que je serai de retour vers 20h, pas tellement plus tard. "Ok, fint." Elle doit aller au boulot ce soir, de toutes façons. Je ne comprends rien à ses horaires mais peu importe.
J'arrive à 18h05 et je ne suis pas la dernière. Je dis bonjour, on fait un trafic débile de stylos avec Nour et Mai (je passe le mien à Mai qui passe le sien à Nour puis je vais en chercher un dans le bureau) et on commence. 1h45 plus tard, fini, je songe à rentrer et roupiller devant les JO, et puis Kristina me dit "tu viens ? on va boire un coup à Bøker & Børst" (un nom sorti tout droit de Harry Potter, si vous voulez mon avis). Finalement, Kristina n'est pas venue et on n'est pas allé à Bøker & Børst, mais voilà comment finir à 2h du matin une journée que l'on avait commencée en se disant "ce soir, je me couche à 22h max".
Au menu de ce soir-là :
- plus de "vil du ha en kopp kaffe ?" mais du "vil du ha et øl til ?", à la place (øl = bière)
- des révélations. Parmi les moins intéressantes : je sais d'où vient Inge, maintenant.
- une bière pas cher et un patron qui a décidé qu'il nous aimait bien, si l'on en croit les 4 petits pots de confiture tous droits sortis d'une ferme bio qu'il nous a offert à chacun à la fin de la soirée.
Donc si vous êtes intéressés par de la confiture d'airelle ou de myrtille bio tout droit venue de Norvège, faites-le moi savoir !
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Chronique,
J'aime les gens
vendredi 12 février 2010
L'info Amnesty du jour
70% des personnes qui vivent en état d'extrême pauvreté dans le monde sont des femmes.
Je ne sais pas s'y il a déjà eu des choses de dites ou écrites sur l'impact dévastateur des politique néo-libérales sur la condition féminine un peu partout dans le monde, m'enfin ca pourrait valoir le coup.
Je ne sais pas s'y il a déjà eu des choses de dites ou écrites sur l'impact dévastateur des politique néo-libérales sur la condition féminine un peu partout dans le monde, m'enfin ca pourrait valoir le coup.
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Amnesty,
Brève,
Informations
lundi 8 février 2010
Bon, je n'ai guère été loquace ces derniers temps, mais il faut dire que j'ai passé ces 10 derniers jours en compagnie de l'ami Richard, qui a la truffe fraîche, comme en témoigne son départ précipité ce matin : mossieur a passé la nuit à rédiger une double-page pour son cours d'économie de l'énergie alors qu'il avait quand même une semaine pour s'y atteler, et ce d'autant plus que j'ai commencé mon stage. Richard, si tu me lis... (ah, d'ailleurs, tu m'as aussi laissé une paire de chaussettes et un stylo). Au programme de ces 10 jours : balades en ville, musées et Lysefjord. En matière de musée, Stavanger fait dans l'originalité : musée de la conserve (qui se dit "hermetikk" en norvégien, je kiffe) ou musée du pétrole. Les 2 sont vraiment intéressants, en particulier celui du pétrole. Quant au Lysefjord, il s'agit du fjord le plus proche de Stavanger. On trouve en son sein les célèbres sites de Prekestolen ou encore du Kjerag. Marrez vous quand je dis que c'est célèbre, tapez ça sur google et vous verrez. Mais je développerai plus sur le sujet, en particulier de manière photographique, dans un prochain billet.
En attendant, je m'habitue : à la manie qu'ont les Norvégiens d'être infoutus d'éteindre la lumière quand ils quittent une pièce ; au clavier norvégien (voilà même que je commence à taper des q à la place des a et à pester face au point du clavier azerty. C'est vrai, quoi, pourquoi diantre n'est-il pas directement accessible ?! Je suis sûre que tout ceci résulte d'un lobby forcené de l'Académie française pour encourager l'usage du point-virgule) ; à l'accent de Stavanger. Enfin, au dialecte, devrais-je dire. La première fois qu'on vous sort "Kva heter hu ? - Ei vet iche" à la place de "Hva heter hun ? Jeg vet ikke", ben franchement, ce n'est pas juste déconcertant ; c'est carrément incompréhensible. Mais bon, petit à petit, l'oiseau fait son nid : je me mets même à penser que je dois dire "takk for sist" quand je croise quelqu'un avec qui j'ai discuté quelques jours auparavant.
Je commence aussi à avoir ma petite routine à Amnesty, entre pétitions, traductions dans toutes les directions et conversation autour d'un café à propos de tout et n'importe quoi (comprendre : de trucs que des fois je comprends). Je ne sais toujours pas dire "fourchette" en norvégien, mais "droits de l'homme", "détention sans jugement ni accusation" et "augmenter la visibilité de notre association au niveau local", ça, je commence à maitriser. Et même à comprendre quand on aborde ces sujets.
Ce que je ne comprends toujours pas, par contre, mais ça, ça relève de la différence culturelle insurmontable, ce sont les sandwichs d'Inge : beurre + pesto + fromage. Je vais me limiter au salami/concombre, je crois.
Et profiter de cette info passionnante pour rebondir sur une question qui pourrait affleurer à ce stade : c'est qui, Inge ? C'est le 2ème salarié du bureau, la 1ère étant Camilla, ma responsable de stage. Sinon, on a les stagiaires : Ine qui rigole tout le temps même que j'aime bien son rire, Ida qui sourit tout le temps, elle, et qui ponctue ses phrases de "yes", Kristina qui vient le soir au bureau si bien que je ne la vois pas souvent, et Nour, l'électron libre, qui vient quand elle vient.
Autres membres de mon paysages Amnesty, et de Amnesty tout court, d'ailleurs, les bénévoles. Parmi eux, surtout, Mai, que je comprends parfaitement (vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait plaisir !) et puis Kim et son pote, mes amis du "takk for sist" qui me traumatisent avec leurs snus.
Voilà pour la galerie photo spéciale Amnesty. Promis, la prochaine fois je vous mets de vraies photos - du Lysefjord, tant qu'à faire.
En attendant, je m'habitue : à la manie qu'ont les Norvégiens d'être infoutus d'éteindre la lumière quand ils quittent une pièce ; au clavier norvégien (voilà même que je commence à taper des q à la place des a et à pester face au point du clavier azerty. C'est vrai, quoi, pourquoi diantre n'est-il pas directement accessible ?! Je suis sûre que tout ceci résulte d'un lobby forcené de l'Académie française pour encourager l'usage du point-virgule) ; à l'accent de Stavanger. Enfin, au dialecte, devrais-je dire. La première fois qu'on vous sort "Kva heter hu ? - Ei vet iche" à la place de "Hva heter hun ? Jeg vet ikke", ben franchement, ce n'est pas juste déconcertant ; c'est carrément incompréhensible. Mais bon, petit à petit, l'oiseau fait son nid : je me mets même à penser que je dois dire "takk for sist" quand je croise quelqu'un avec qui j'ai discuté quelques jours auparavant.
Je commence aussi à avoir ma petite routine à Amnesty, entre pétitions, traductions dans toutes les directions et conversation autour d'un café à propos de tout et n'importe quoi (comprendre : de trucs que des fois je comprends). Je ne sais toujours pas dire "fourchette" en norvégien, mais "droits de l'homme", "détention sans jugement ni accusation" et "augmenter la visibilité de notre association au niveau local", ça, je commence à maitriser. Et même à comprendre quand on aborde ces sujets.
Ce que je ne comprends toujours pas, par contre, mais ça, ça relève de la différence culturelle insurmontable, ce sont les sandwichs d'Inge : beurre + pesto + fromage. Je vais me limiter au salami/concombre, je crois.
Et profiter de cette info passionnante pour rebondir sur une question qui pourrait affleurer à ce stade : c'est qui, Inge ? C'est le 2ème salarié du bureau, la 1ère étant Camilla, ma responsable de stage. Sinon, on a les stagiaires : Ine qui rigole tout le temps même que j'aime bien son rire, Ida qui sourit tout le temps, elle, et qui ponctue ses phrases de "yes", Kristina qui vient le soir au bureau si bien que je ne la vois pas souvent, et Nour, l'électron libre, qui vient quand elle vient.
Autres membres de mon paysages Amnesty, et de Amnesty tout court, d'ailleurs, les bénévoles. Parmi eux, surtout, Mai, que je comprends parfaitement (vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait plaisir !) et puis Kim et son pote, mes amis du "takk for sist" qui me traumatisent avec leurs snus.
Voilà pour la galerie photo spéciale Amnesty. Promis, la prochaine fois je vous mets de vraies photos - du Lysefjord, tant qu'à faire.
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