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lundi 2 août 2010

Morceau choisi de France profonde

Claire y a eu droit en avant-première pour son anniversaire mais je trouverais dommage de ne pas en faire profiter tout le monde, donc voilà ce que je vois dès que je vais faire mes courses au super U de Mortagne-sur-Sèvre (6-7 kilomètres de vélo, 200 mètres de plat à tout casser). :



Le pire c'est que, au moment où je prenais la photo, une mamie s'est presque ruée sur les affiches pour voir si son nom y était...

A part ça, la Vendée c'est bucolique et tout à fait charmant... mais ça manque d'Alpes et de copains, malgré tout, même si je m'entends fort bien avec les deux autres salariés (dimanche passé dans la famille de Kathleen, bien sympa). Mais dans trois semaines, je reprends ma vie sociale !


I took the picture in a supermarket located in Mortagne-sur-Sèvre, the closest "city" (6000 inhabitants) to my place. It's written : "congratulations, they have won a full shopping bag with Vendée's coulours !" and it makes me laugh.

Vendée is very nice but I'm more and more missing the Alps and my friends, although my collegues are friendly : yesterday I ate at Kathleen's place, with her family, that was nice !

lundi 14 juin 2010

France-Norvège

Non, il ne s'agit pas du prochain match de foot que devront jouer les bleus, mais de la visite de Fillon en Norvège. On en parle ici. Bon, pas en une, non plus ; ladite une est aujourd'hui consacrée à un procès en Norvège, un autre en RDC impliquant des mercenaires norvégiens (ça fait depuis septembre que ça court cette affaire !) et aux gains réalisés en bourse par la Princesse suédoise. Ou-ah. Quant à l'article sur la venue de Fillon (remarquez au passage sur la photo que le Premier Ministre norvégien est achement classieux, même s'il fait un peu la gueule pour le coup), il est purement factuel, rien de bien fascinant, mais ça me fait marrer qu'on en parle parce que je pense à Stéphanie : "raaah, je dois aller au centre culturel à Oslo lundi avec mes 40 kilos de bagages, et bien sûr, pas de tram car Mossieur Fillon est en visite !" Y'a bien le métro, mais le centre culturel [et l'ambassade] sont à mi-chemin entre Majorstuen et Nasjonal Theatre, et qui connait un minimum Oslo saura qu'il y a une sacrée trotte entre les 2. Comme quoi, les coulisses d'une visite d'Etat, spa toujours mega funky. Cela dit, la Steph a été invitée à la réception donnée par l'ambassade pour l'occasion, donc à malheur quelque chose est bon...

Sur ce, je me rends à ma réception à moi = session bières au Martinique. C'est d'ailleurs en parlant de ce bar que j'ai révélé à des Norvégiens sur le cul que la Martinique faisait partie de la France. Hihi. Ine m'a dit que je ne dormirai pas cette nuit. Amen.

lundi 7 juin 2010

Ca sent le sapin

Une semaine. Voilà ce qu'il me reste à Stavanger.

Aujourd'hui était mon dernier jour au bureau. Et comme j'étais la dernière à partir, c'était tout bizarre de tourner la clé en se disant "ben voilà, c'est la dernière fois que tu fais ça." Allez hop, sortez les violons, je tourne le coin de la rue, m'apprête à envoyer les derniers courriers Amnesty que j'aurai à traiter, essuie une petite larme, et... "merde ! J'ai oublié de timbrer cette enveloppe !". Ou comment ne pas donner un dernier tour de clé.

Et finalement, ça fleure bon le joli présage, cette quicherie (note à mum & dad : vous constaterez quand même que je m'améliore puisque cette fois, je l'ai vu AVANT de mettre l'enveloppe dans la boîte) : j'en retire que je n'en ai pas fini avec Stavanger, pas plus qu'avec la Norvège. Je veux revenir ici, et je sais que c'est facile à faire. Beaucoup plus que de revenir au Togo, par exemple. Du coup, ça me rend tristoune et je sais que je vais bien verser quelques larmes, mais, au fond, je suis tellement sûre de revenir que ça va m'aider à partir.

Partir avec un kaléidoscope d'images défilant en continu : l'absence de nuit noire, les skieurs dans les champs, les sessions de musique irlandaise à l'Irishman avec tonton Richard, l'atmosphère inimitable de øvre Holmegate, le bureau de Amnesty avec son odeur de café, son joyeux bordel, son palmier en plastique mega kitsh et le singe en peluche accroché à ses "branches", la vue de Breivannet éclairé par un soleil purement scandinave, les heures passées à Sjokoladepiken, l'odeur de barbecue ou encore les Norvégiens en mode "image d'épinal". Derniers exemples en date : ce monsieur en costume qui passe devant ma fenêtre avec sa petite fille (ou son petit garçon qui aime beaucoup le rose) en poussette ; ma coloc Sofie qui révise ses exams en maillot de bain dans la jardin par 15°C ; une fille teinte en blond-par-permis avec fond de teint-pas-permis portant un jogging infâme dans des baskets beaucoup trop grandes. J'adore ce pays, définitivement. Et je m'y sens chez moi. Même si je resterai à jamais exaspérée par l'absence de case "éteindre la lumière" dans le cerveau du Norvégien moyen et qu'on ne me fera pas manger de si tôt un dîner à 17 heures. J'aime pouvoir faire ce que je veux, où je veux, quand je veux sans que les gens que je croise dans la rue me dévisagent de pied en cap pour voir ce qui cloche chez moi. J'aime ne pas avoir à m'emmerder avec des questions du type "merde, je tutoie ou je vouvoie ?" ; "arg, tu crois que je peux caser un "cordialement", là ? C'est pas trop familier ?". J'aime voir la mer et les montagnes en même temps. Et j'aime parler norvégien. Et puis j'aime les Norvégiens, ils sont globalement gentils et ils ne râlent pas dès qu'ils ont un pet de travers.

Cela étant dit, je m'en vais retrouver l'Hexagone, ses beaufs et son parisianisme exaspérants mais aussi sa boustifaille (et là, mes cocos, on assure grave, y'a pas à dire), sa langue, ses paysages magnifiques et toutes ses spécificités qui font que je comprends pourquoi beaucoup d'estrangers nous l'envient. D'ailleurs, je crois que je serai fascinée par ce pays si j'étais étrangère. Le problème, c'est que je ne le suis pas, précisément, donc je ne peux pas faire abstraction de notre aberrante envie de puissance mondiale, de notre vie politique encore plus ubuesque et du niveau de beauferie dont nous sommes collectivement capables ("ah ben tu vois, je t'avais dit que c'était pas le bon buuus..." (à imaginer claironné à toute la cantonade non francophone) "ah ouais, pas mal la Norvège, mais il fait quand même plus chaud en Corse, hein...", "'tain, ces américains pas foutus de parler français !").

Skal vi se...

(Ine, hvis du leser det : jeg skriver dette uttryket til slutt fordi jeg har merket at Nordmenn bruker veldig ofte det for å begynne en setning, selv om det ikke er nødvendig, og det er veldig gøy å høre på det ;))

mardi 8 décembre 2009

Back to France

Non, je ne suis pas encore rentrée (ce sera le 26, pour ceux que ça intéresse) mais ce matin je voulais juste vous faire part de 2 réflexions qui me sont venues ces derniers temps à l'écoute de la radio française :

* un coup de gueule monstrueux contre la publicité "les arts de la table".
Je ne sais pas si vous avez entendu ces publicités censées inciter à renouveler son service de table, mais je les trouve absolument indécentes. Et irréalistes aussi, enfin ça je l'espère très fort. Je vous en relate une : Monsieur dit à Madame : "Oh ma chérie, tu sais, je t'aime très fort, tu es très jolie, tu cuisines très bien, tu t'habilles toujours très bien, mais..." Madame : "Mais quoi, mon chéri ?" Monsieur : "la vaisselle, ma chérie, la vaisselle... tout est si vieux, ces couverts, ces assiettes..." MAIS VA LES CHANGER TOUT SEUL COMME UN GRAND SI TU LES AIMES PAS, CONNARD !! Non, mais franchement... Et après, on s'étonne à l'écoute de reportages sur la persistance des inégalités hommes-femmes face aux tâches ménagères... M'enfin j'ose espérer mesdames mesdemoiselles qui me lisez que vous ne laisserez jamais quelqu'un vous dire des trucs pareils...

* Autre réflexion qui n'a rien à voir mais vous connaissez mon don pour le passage du coq à l'âne : la réforme du lycée, et plus particulièrement, le projet de suppression de l'histoire-géo en terminale.
Sur ce coup, je ne sais pas si c'est moi ou si c'est les autres, mais j'ai du mal à me situer quand même. Je me connais, j'ai plutôt tendance à toujours trouver quelque chose qui cloche dans les projets de réforme de l'Education Nationale. Mais il y dans ce projet une réforme que j'appelais de mes vœux il y a de cela quelques années : mettre le bac d'histoire-géo en 1ère pour les filières S. Seulement, que vois-je ? Il s'agit d'un des points les plus contestés. Alors est-ce que je suis à côté de la plaque ou est-ce que les historiens qui râlent le font plus par intérêt pour leur bébé que par intérêt pour les élèves ?
Parce que, soyons honnête, ça veut dire quoi, l'histoire pour un terminale S ? Ça veut dire "truc que je révise à la dernière minute parce que je n'ai guère plus de temps à y consacrer et que de toutes façons je m'en fous, c'est que coef 2 au bac et ça m'emmerde".
Alors on a ceux qui, précisément, n'aiment à peu près que l'histoire, les langues et la philo en terminale S. Ben justement, l'idée, c'est qu'ils n'aillent pas en S, ceux-là, qu'on en arrête avec l'élitisme de cette filière.
Enfin, l'argument du "ça va dévaloriser l'histoire-géo" me semble assez peu probant : j'ai arrêté la physique à la fin de la 2nde et il ne me semble pas que ça ait dévalorisé la matière. Notez d'ailleurs que les S sont les seuls pigeons qui ont toutes leurs épreuves de bac en terminale (sauf le français, mais ça c'est pareil partout). Donc je ne sais pas s'il y a des bébés pigeons (en avez-vous déjà vu ??) mais c'est un peu bizarre quand on y pense.
Il y a aussi l'argument "l'histoire-géo est importante car elle apporte des clés pour la compréhension de notre société". Je ne peux que souscrire à cet argument. Cela dit, il me semble que augmenter la dose en 1ère pour activer le sevrage à Bac -1 plutôt qu'à Bac+0 ne change pas fondamentalement la donne de ce point de vue. Au contraire, si cela peut permettre de réellement utiliser les heures d'ECJS pour parler de trucs comme : "à quoi sert le Président en France ? Quelle est la différence par rapport aux autres pays ? ou : "c'est quoi l'Europe ? Pourquoi la Turquie en ferait ou non partie ?" ou : " qu'est-ce qui fait que je me sens Français, d'ailleurs, est-ce que je me sens Français ?" (au hasard), donc si on pouvait utiliser ces heures de manière moins débile que ce qui se fait généralement, ben on n'aurait pas trop perdu notre temps !

Enfin voilà, si vous avez quelque chose à objecter, je suis preneuse, ça aide à réfléchir.

jeudi 10 septembre 2009

Non mais pfff

Je crois que je devrais arrêter d'écouter France Inter par internet, surtout à l'heure des infos, parce que ça m'énerve, en fait. Voyez plutôt : j'étais en train de concocter un petit message photographique pour ce présent blog quand tadam ! jingle France Info, il est 19h, bonsoir à tous (oui, parce qu'avant, c'est "Et Pourtant elle tourne", émission que je vous recommande chaudement - d'ailleurs ils ont parlé de la Norvège ce soir, hihi), voici le journal, et premier titre : la taxe carbone, of course ! Cette mascarade m'écœure tellement que je crois qu'il faudrait vraiment que je zappe les infos françaises dans les jours à venir. Non mais jugez plutôt : grand discours du Président de la République, "oui, nous devons nous y résoudre car nous devons changer nos comportements, blablabla" et tout ça pour conclure : "oui, on vous fera payer ça, mais ne vous inquiétez pas, on vous le rembourse par ailleurs." Je me demande comment ils comptent changer les comportements si les gens ne verront pas leur finances évoluer... Et en plus, on va encore tailler dans l'impôt sur le revenu, seul impôt juste en France et qui représente seulement 12% des recettes fiscales (en gros : NON, l'impôt sur le revenu n'est PAS élevé ; allez au Danemark ou ici, en Norvège, et vous comprendrez ce que ça veut dire, un impôt sur le revenu élevé)

Quand je vous disais que je devrais arrêter d'écouter les infos françaises. Ce qui me fait juste marrer, c'est la météo parce que je me sens très concernée. A la place, je devrais plutôt écouter la radio norvégienne, ou lire les journaux. Je sais qu'il y a des élections législatives ce WE (si vous en entendez parler en France, c'est que les journalistes ne savent vraiment plus quoi dire. Et même pas, le chat de tatie Ginette mystérieusement enlevé passera avant, je suppose). D'ailleurs, je reçois régulièrement des tracts, aujourd'hui c'était celui de Høyre, les conservateurs locaux, si j'ai bien compris. La première page est pleine de mots pointant les enjeux norvégiens : dans le lot, notons "Politimangel" (manque de policiers ; ça me rappelle quelque chose...), EUmotstand (motstand = résistance ; je pense que si vous demandez à ces gens s'ils sont dans l'UE, vous risquez de réveiller leur fureur viking), ou encore : Arbeitsledighet, chômage. C'est un grand problème pour cette nation qui comptait 2,7% de chômeurs en 2008.

Tout est relatif, comme on dit !

mercredi 9 septembre 2009

Une France, des Frances, la France, les Frances

Oui, que voulez-vous, j'apprends les articles en norvégien donc je m'entraine en français, des fois que j'oublie... Bon, en fait non. Je suis juste amusée de mes constations concernant la représentation de la France à l'étranger. Parce qu'en fonction du pays où on se trouve, on n'est pas représentés pareil, c'est moi qui vous le dit. Sauf pour les horaires d'ouverture, mais je vais peut-être commencer par le début.(je crois que je regarde trop How I Met Your Mother en ce moment et que leur manie de faire des flashbacks doit me déteindre dessus)

Donc, à la base, je voulais aller à l'ambassade de France pour voir s'ils pouvaient m'aiguiller sur des pistes de stage. J'étais déjà allée une fois à l'ambassade de France, au Togo, et dans mon souvenir, c'était plutôt impressionnant, une ambassade : de hauts murs fil-de-barbeletés sur le haut, un gardien à l'entrée qui ouvre la porte, puis un contrôle d'identité des fois que. Et à l'intérieur, 4 grosses bagnoles. Bienvenue en France, nous sommes riches, semblaient-elles vouloir dire au Togolais de passage qui se verrait inéluctablement refuser son visa de toutes façons, à moins qu'il n'ait de la famille en France depuis 3 générations ou qu'il ne soit millionnaire (en euros, of course. Le Franc CFA ? Hahaha)

Bon bref, voilà pour mes souvenirs togolais, que j'ai pu confronter ce matin-même à mes impressions norvégiennes. Et autant vous dire qu'elles ont été quelques peu différentes. Les ambassades ne sont jamais dans des quartiers dégueu, et celle d'Oslo ne fait pas exception, nichée dans une avenue charmante non loin du bord de mer. On marche dans ce quartier tranquille et, au détour d'un immeuble, on tombe sur une maison blanche toute aussi charmante que l'avenue, avec un bête grille devant. Ici, pas de gardien, pas de grosses voitures et pas de contrôle d'identité. Simplement une sonnette. J'ai trouvé ça marrant.
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