lundi 25 janvier 2010

Velkommen til Stavanger

Me voici présentement affalée dans un canapé tiptop gazou face à une émission de télé suédoise mega pourrie, ceci en compagnie de mes deux nouvelles colocatrices, j'ai nommé Sofie et Marie (à prononcer plutôt avec un "a" à la place du "e").

Et je l'ai mérité. Même si cela me fait penser que j'ai toujours la moitié de mes fringues à laver - je hais les détachants avant lavage qui s'ouvrent dans les valise précisément lorsqu'on oublie de les emballer dans un sac plastique.

Mais je l'ai mérité disais-je, parce que le monde est plein de méchants dont la mission semble être de vous pourrir la vie au maximum. Parmi eux, et dans les premières places, se trouve la RATP. Pendant longtemps, je suis restée une jeune fille naïve et innocente : je pensais que le métro était tout bonnement inaccessible aux personnes affligées d'un handicap physique, qu'il soit permanent ou temporaire. Mais maintenant je sais : la RATP n'est pas seulement inaccessible par manque de réflexion ; elle s'ingénie également à tout mettre en œuvre pour s'assurer que, même si on y mettait toute la bonne volonté du monde, on ne puisse décidément qu'avoir l'air idiot dans son ventre dès lors qu'on n'est pas "normal". Et pour cela, elle a inventé un engin diabolique : le tourniquet avec la porte derrière. Essayez de passer cette horreur avec un sac de 20 kilos et vous comprendrez.

Autre ennemi décidé à me terroriser : le réseau de transports en commun de Stavanger. Le problème avec celui-là, c'est que je n'ai pas fini d'en découdre. Il semblerait que la RATP locale ait décidé d'initier ses usagers au jeu de piste et soit, par conséquent, infoutue d'afficher les noms sur les arrêts de bus. Heureusement qu'il y a des âmes serviables partout, à Paris comme à Stavanger tout au moins.

Bon, tout ça pour ne rien dire. C'est le moment de caser un résumé des épisodes précédents : j'ai donc passé 3 semaines à Grenoble *home sweet home*, 3 semaines pendant lesquelles j'ai fait tout ce que je pouvais bien faire : voir les gens, aller en montagne, faire la fête, passer des heures à rédiger des mails en norvégien, flipper par peur de me retrouver à la rue à Stavanger, perdre au Blind test du Tord Boyau et donc gagner une bouteille, me casser le nez devant la vitrine du K'fée des jeux qui a changé ses horaires, exulter face à la certitude d'avoir trouvé un logement, me replonger dans ma série hors erasmus (cette saison, les scénaristes ont décidé de fouiller dans les cartons de la saison Bac+1, tant de mon côté que de celui des autres (ou comment faire des allusions seulement compréhensibles par soi)), découvrir Mémé Paulette, jouer les marieuses sans le vouloir ou encore me replonger dans Agatha Christie. Le tout assaisonné de ski, hockey sur glace, mon frèèèère et autres joies nichées au creux d'une maison bleue non adossée à la colline. Et au milieu de tout ce délicieux bazar, la décision de repartir le 25 en Norvège, non sans un petit détour par Paris auparavant.

Aussitôt dit, aussitôt fait, et cela nous ramène à la RATP. C'est ainsi que j'ai sauté dans un TGV samedi à 7h25 et retrouvé Alix, puis Claire. Au programme : quartier latin, quartier latin et quartier latin, le tout fourré à la rue Mouffetard et parsemé de Kremlin-Bicêtre et de soirée à Villejuif chez Olga-victime-des-jeux-de-dés-où-on-boit. En dessert : le film de Johan Sfar sur Gainsbourg (recommandé par la maison ; mention spéciale pour la scène où l'on entrapercevoit Diiiiooonyyysoos) et un sandwich libanais. A ce propos, évitez les feuilles de vignes défraîchies, ça a des effets délétères qui ont valu à Alix de me dire au revoir du fond de son lit.

Après cela, le voyage, rien à ajouter. Et puis l'arrivée dans une maison tout à fait cosy qui sera mon logement pour les 5 prochains mois. Franchement, ça glutine grave, comme qui dirait. Ma chambre est petite, mais peu importe, y'a le salon à côté. Salon dans lequel je suis donc présentement affalée face à la télé. Et sachez que les Norvégiens savent aussi faire en matière de programmes télé pourris. Enfin là c'est un truc suédois, mais quand même. En gros, c'est une émission de télé-réalité dont le sujet est la découverte de Hollywood par 4 suédoises toutes plus péroxydées les unes que les autres. A propos de télé, est-ce qu'il y a une pub pour la Redoute en ce moment à la télé française ? Parce qu'à peine arrivée, vlà que je me retrouve face à la tour Eiffel et une voix masculine qui susurre "la Redoute" avec un accent norvégien assez sensas'. En route pour l'immersion...

6 commentaires:

  1. Y'aurait de la place pour mes pattes dans ton cagibi ?
    Je tiens à souligner que c'était probablement le riz dans les feuilles de vigne qui n'était pas de toute dernière cuisson (si on peut dire ça comme ça)... Mefiez vous du riz...

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  2. Ah, ça fait du bien d'avoir de tes nouvelles! Bonne chance pour ton stage qui s'annonce passionnant.

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  3. @Froddy : nouip nouip nouip, tes pattes rentreront tout à fait là-dedans si tu décides de les y amener ! Et au fait, qu'a donné la valse hier soir ?
    @Adélaïde : merci, et bonne chance à toi aussi pour ce nouveau semestre. Tu restes à la fac en Californie, du coup ?

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  4. Welcome back into the North !
    En parlant de pattes, tu viens quand me rendre visite ? (si la probabilité est non nulle)
    Content de lire à nouveau tes aventures trépidantes !
    Vi ses !

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  5. C'est bien , c'est par ton blog que j'apprend que le K'fée des jeux a xhangé d'horaires! Faudra que je vérifie ça^^
    Et je compatie pour la RATP que ce soit en France ou ailleurs!
    Je t'imagine tout à fait dans le canapé a faire des reflexions sur ces filles peroxydées!
    C'était bon de t'avoir un peu à Gre!!
    Elsa

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  6. Horaires du K'fée des jeux : mecredi, jeudi, vendredi : 18h-1h. Le samedi de 14h à 1h et le dimanche de 14h à 20h (à vérifier). Et le lundi-mardi, c'est sur réservation pour les groupes.

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